FILS DE
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· 56 viewsQuel héritage nous recevons de nos pères et quel héritage nous transmettons à nos enfants.
Notes
Transcript
Marc 10.46–52 (BDS)
Ils arrivèrent à Jéricho. Jésus et ses disciples sortaient de la ville, accompagnés d’une foule nombreuse.
Bartimée, fils de Timée, un mendiant aveugle, était assis au bord du chemin. Lorsqu’il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi !
Mais beaucoup le rabrouaient pour le faire taire.
Lui, cependant, criait de plus belle : Fils de David, aie pitié de moi !
Jésus s’arrêta et dit : Appelez-le !
On appela l’aveugle en lui disant : Courage, lève-toi, il t’appelle.
A ces mots, il jeta son manteau, se leva d’un bond et vint vers Jésus.
Jésus lui dit : Que veux-tu que je fasse pour toi ?
– Maître, lui répondit l’aveugle, fais que je puisse voir !
– Va, lui dit Jésus. Parce que tu as cru en moi, tu es guéri.
Aussitôt, il recouvra la vue et suivit Jésus sur le chemin.
L’histoire de cet aveugle se trouve dans 3 évangiles (Mt 20.29-34, Mc 10.46-53 et Lc 18.35-43).
On note que Matthieu raconte cette histoire avec une petite variante. En effet, il parle de 2 aveugles alors que Marc et Luc ne font mention que d’un seul.
Sans doute que la réaction d’un seul des 2 a plus marqué Marc et Luc.
Le thème de mon message ce soir est : Fils de.
Lorsqu’on parle de Fils de, nous faisons forcément référence à celui qui nous précède, notre Père.
J’aimerai que l’on parle plus précisemment de l’héritage que nous recevons de nos pères et celui que nous risquons de transmettre à nos enfants où que nous transmettons déjà si nous sommes père.
Lorsque je parle d’héritage, je ne parle pas du matériel ou du financier, mais tout ce qui fait notre personnalité :
notre culture
nos caractères,
nos sentiments
nos actes
L’héritage peut être bénéfique ou au contraire nous être préjudiciable.
L’histoire de Bar Timée est riche d’enseignement pour nous ce soir.
LA TRANSMISSION
a) Le nom
La première chose que nos pères nous transmettent c’est notre nom.
Bar Timée était seulement connu sous le nom de “Fils de”. Avait-il un vrai nom ? Le texte nous le dit pas.
Son nom a une particularité car il vient à la fois de l’araméen « Bar » qui signifie « fils de » et du grec Timê qui signifie : hautement estimée ou honneur.
Son nom a une jolie signification, honorifique. Le problème c’est que cela ne le concerne pas.
En effet, il n’a pas d’identité propre. On le connait UNIQUEMENT sous le nom de fils de Timée.
Celui qui est hautement estimée, qui est honoré c’est son père, mais pas lui…
Ce qu’on peut remarquer c’est qu’il n’avait pas ou plus d’identité.
Son identité était seulement lié à celui de son père.
Le passé de ses ancêtres est honorifique. C’était des personnes qui ont sans doute marqué l’histoire de Jéricho ou d’Israël.
On se demande comment cet homme a pu se contruire en tant qu’individu en étant privé d’identité ?
Ce soir vous vous reconnaissez peut être dans le profil de Bar Timée. Non parce que vous n’avez pas d’identité, mais que vous n’avez pas pu construire votre propre identité à cause de la pression familiale, culturelle.
Certaine fois cela se traduit par une voie professionnelle imposée par le père mais qui ne vous correspond pas.
b) La ressemblance physique
L’image physique de votre père peut aussi être un frein à votre épanouissement. Par ex : vos proches vous rappel souvent que vous lui ressemblait physiquement.
Absence de Père peut aussi marquer un individu et créer un déficit d’identité. De ce fait il n’y a pas de transmission. La personne essai de se connecter à une identité, mais sans succès?
c) la culture
Bar Timée était juif. Il reconnait en Jésus le fils de David. Ce n’était pas un paien au milieu du peuple d’Israël.
Il a donc hérité de la culture de son père. Une culture qui le met à part. Il a sans doute était abandonné à cause de son handicap. Je pense qu’il était en marge à cause de sa culture aussi.
La culture peut être à la fois enrichissante dans la vie d’un individu mais aussi excluante lorsque nous la subissons.
L’UNESCO définit la culture ainsi :
« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »
Quel impacte à la culture de votre père sur votre vie ? Est-ce une culture enrichissante ou handicapante ?
Pour répondre à ces questions, il faut analyser le fruit dans votre vie. Y’a t il des des valeurs, des traditions, des croyances, un mode de vie qui vous épanouie ou que vous subissez ?
Bar Timée le subissait.
d) L’absence de transmission
Il y a aussi des transmissions qui change d’un individu à l’autre.
C’est le cas de Bar Timée. Son Père était hautement estimée.
Jésus a rencontré Bar Timée à Jéricho. À cette époque, cette ville était riche, avec des résidences de prêtres aristocratiques et des palais d'hiver autrefois détenus par Hérode le Grand.
Nous pouvons en déduire que Bar Timée était sans doute fils de prêtres aristocratiques ou de famille royale.
Cette homme se retrouve à la rue, mendiant pour vivre. Vraisemblablement, il n’a pas hérité de son père
Ce non hériage peut peser sur la vie d’un individu. Certaine fois, la personne peut essayer toute sa vie de ressembler à son père, mais sans succès.
Il y a comme une pression culturelle qui est là et qui peut bloquer une personne toute sa vie.
La transmission est importante dans la construction d’un individu.
2. VIVRE SANS TRANSMISSION
Bar Timée a vécut sans transmission, si ce n’est être identifié comme le fils de Timée.
Mais lui n’est rien… En plus de n’avoir pas d’identité, il souffre d’un handicap. Il est aveugle.
Et en plus d’être aveugle, il est mendiant.
Ce qui veut dire que cet homme a été abandonné par sa famille. Il est le rejeté, le pariât de la famille.
A l’époque, les personnes handicapées devaient mendier pour survivre. Il n’y avait pas de job « spécial handicapé ». Il n’y avait pas d’aide de l’état pour embaucher un handicapé.
S’ils ne mendiaient pas, ils mourraient.
Vivre sans transmission nous amène à :
Dépendre des autres :
Bar Timée dépendait des autres pour vivres. Il mendiait.
Il dépendait aussi des autres pour le placer à l’entrée de la ville.
Vivre en insécurité :
Bar Timée ne pouvait pas faire de projet. Il ne pouvait envisager fonder une famille. Il ne pouvait changer sa situation car impossible d’être guéri.
Multiplier des efforts personnels pour vivre et exister :
Bar Timée a dû développer un autre sens pour survivre, l’ouie. C’est comme cela qu’il a entendu parler de Jésus. Il a dû entendre sa réputation et qu’il avait le pouvoir de guérir.
Bar Timée à crier plus fort pour qu’on l’entende. On voulait le faire taire.
Vivre dans la fatalité :
Bar Timée était résolu à vivre comme cela. Il n’y avait pas de remède pour lui. Personne ne pouvait l’aider. Cette notion de fatalité nous amène à une autre notion : subir.
3. QUELLE SOLUTION ?
Bar Timée n’avait aucune solution humaine.
Sa vie a basculé suite à sa rencontre avec Jésus.
Peut être que vous vous reconnaissez dans la vie de Bar Timée.
Vous vivez comme dans une fatalité par rapport à ce que vous a transmis votre père ou à une non transmission paternelle.
Bar Timée a du passé par 3 étapes importantes pour se libérer et vivre une vie épanouie :
1) Il a demandé de l’aide à Jésus :
Marc 10.47 “Lorsqu’il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi !”
Quand il entendit que c’était Jésus, il sut que sa vie pouvait changer. Ce fameux Jésus dont tout le monde parle. Celui qui guérit, celui qui fait des miracles et qui change les vies.
C’est la renommée de Jésus qui le poussa à crier à l’aide. Beaucoup de monde devait passer par ce chemin. Je pense même des foules passaient. Mais Jésus avait quelque chose de spécial. Ce n’était pas n’importe qui.
Alors Il cri de toutes ses forces et demande de l’aide : « Jésus, aie pitié de moi ! »
Cet homme avait toutes les raisons du monde pour tout abandonner, et laisser toute sa vie comme cela. Mais il choisit de faire confiance à Dieu pour que sa vie change.
Jésus est le seul capable de changer le cours de votre vie.
Si c’est votre désir ce soir, demandez lui d’agir !
2) Il jeta son manteau :
A ces mots, il jeta son manteau, se leva d’un bond et vint vers Jésus.
Dans la Bible, le manteau est signe d’identité. Le manteau était assimilé à son handicap. Ce manteau accentué son état et à cause de lui, on l’identifié facilement comme un mendiant.
Jéricho est à environ 20 kilomètres de Jérusalem, à moins d’une journée de marche, mais le trajet est souvent très difficile.
À cette époque, Jéricho était riche, avec des résidences de prêtres aristocratiques et des palais d'hiver tenus autrefois par Hérode le Grand.
Pendant cette période de pèlerinage pour la fête, un mendiant sur le bord de la route peut acquérir beaucoup de provisions. Il avait le choix d’attendre un autre moment propice (hors de cette période qui rapporte) ou saisir l’occasion de changer radicalement de vie.
En jetant son manteau, il a choisi d’abandonné cette identité de mendiant. Pourtant, il n’avait pas encore été guérit par Jésus. Il n’avait même pas encore été auprès de Jésus.
Le simple fait d’entendre que Jésus l’appelé, qu’il était accepté par Jésus l’a poussé à abandonner son ancienne vie.
Quel est le manteau qui vous recouvre aujourd’hui ? Le manteau de la honte, de la dépression, des épreuves, des difficultés financières…
Avant même que Jésus fasse un miracle dans votre vie, il faut que vous choisissiez d’abandonner ce manteau. C’est un acte de foi !
3) Il a cru en Jésus !
Jésus lui dit : Que veux-tu que je fasse pour toi ?
– Maître, lui répondit l’aveugle, fais que je puisse voir !
– Va, lui dit Jésus. Parce que tu as cru en moi, tu es guéri.
Aussitôt, il recouvra la vue et suivit Jésus sur le chemin.
Je me suis tout le temps arrêté à cette phrase de Jésus. Pourquoi Jésus, le fils de Dieu, pose-t-il cette question à cet homme ? Il connait obligatoirement son état.
En relisant cette phrase, le Seigneur m’a fait comprendre quelque chose.
Jésus aurait pu dire à cet homme : Quel est ton besoin ? ou Qu’il y a-t-il ?
Mais il dit ceci : « Que veux-tu que JE fasse pour TOI ? »Il est en train d’affirmer à Bartimée qu’il est capable de faire quelque chose pour lui. Il est capable d’intervenir dans sa vie. Il est capable d’agir aujourd’hui dans sa vie.
Cette question est le déclencheur de sa foi ! Sa réponse devient évidente : « Fais que je puisse voir ! »
Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui se tournent vers lui.
« Personne ne peut plaire à Dieu s’il ne croit pas. Celui qui s’approche de Dieu doit croire ceci : Dieu existe et il récompense ceux qui le cherchent. » PDV
C’est cette foi là que Bartimée a exprimé. Il a cru que Jésus existait et que Lui seul pouvait le récompenser en le guérissant.
Nous ne pouvons pas demander à Dieu d’intervenir dans nos vies si nous ne croyons pas en Lui et si nous ne croyons pas qu’il est capable d’agir en nous.
Jésus vous dit ce soir : « Que veux-tu que je te fasse ? »
Etes-vous prêt ce soir à saisir cette parole et à lui dire exactement ce dont vous avez besoin ?
Ce qui est formidable dans cette histoire c’est le résultat de la demande de Bartimée. Jésus lui dit seulement : « Parce que tu as cru en moi, tu es guéri.» ou « Va, ta foi t’a sauvé. » A aucun moment il ne lui dit : « Recouvres la vue ! »
Il n’a pas fait de la boue avec sa salive pour l’appliquer sur les yeux de Bartimée. Il a simplement dit cette parole : « Va, ta foi t’a sauvé. »
Je pense que Jésus savait que le cœur de Bartimée était prêt. Il n’avait pas besoin d’actes ou de manifestation particulière pour être guéri. Bartimée savait que Jésus était son rémunérateur !
Il n’avait besoin de rien d’autre que de croire en Jésus.
Lorsque nous prions le Seigneur d’intervenir miraculeusement dans nos vies, nous nous attendons souvent à quelque chose de spectaculaire, parfois de surnaturelle.
Le Seigneur lui attend qu’une seule chose de notre part : avoir un cœur rempli de foi en Lui !
Il nous faut croire qu’il est notre rémunérateur. Si nous prenons la décision de réagir comme cela, le Seigneur opérera lui-même le surnaturelle dans nos vies, sans même nous en rendre compte.
3. CONCLUSION
Mes frères, nous ne sommes pas à vivre dans une fatalité dans ce que nous vivons.
L’héritage de nos pères ne doit pas être subit. Il peut être changé.
Ce changement est seulement possible par l’action de Jésus dans nos vies.
Voulez-vous changer de mode ? Voulez-vous une vie épanouie et libre ?
Alors faites confiance à Jésus comme Bar Timée l’a fait.
En le guérissant Jésus à non seulement agit physiquement mais aussi dans toute sa vie. Il n’était plus exclu. Il pouvait de nouveau faire des projets, fonder une famille et surement (l’histoire nous le dit pas) retrouver l’héritage familiale.
