#2 Tous les miracles dans la bible
Introduction de la série
4) Miracles qui ont chamboulés le monde
2. L’étoile des mages (voir Mages). L’interprétation ordinaire est qu’il s’agit d’un phénomène absolument surnaturel, analogue à une étoile, que les mages virent dans le ciel. Influencés peut-être par la prophétie de Balaam (Nb 24.17) ou par d’autres prédictions, les mages pensèrent que le phénomène annonçait la naissance du Roi des Juifs. Quand ces sages se rendirent de Jérusalem à Bethléhem, l’étoile leur apparut de nouveau, les guida, puis s’arrêta au-dessus du lieu où se trouvait l’enfant divin. Selon une autre interprétation, nous aurions là un phénomène naturel, grâce auquel les mages furent dirigés de façon providentielle. En décembre 1603, l’astronome Kepler remarqua une conjonction de Jupiter et de Saturne. En mars 1604, la planète Mars se rapprocha des 2 précédentes. En octobre 1604, une étoile nouvelle, très brillante, se joignit aux 3 astres ; puis elle s’effaça peu à peu, et disparut en février 1606. Kepler calcula qu’il y avait eu conjonction des mêmes planètes, en 7 et en 6 av. J.-C. Il pensa que si l’étoile variable s’était jointe alors aux 3 astres, comme ce fut le cas en 1604, ce devait être l’étoile même des mages. D’autres astronomes, par contre, ont assimilé l’étoile des mages à l’ensemble de la conjonction. Ideler, Pritchard, Encke révisèrent les calculs de Kepler. Ils découvrirent qu’en 7 av. J.-C. il y avait eu 3 conjonctions de Jupiter et de Saturne, en mai, septembre et décembre, ce qui a permis de supposer que les mages virent l’étoile en mai, et rapprochèrent ce phénomène de ce qu’ils savaient des prophéties hébraïques relativement à un roi des Juifs. Allant de Jérusalem à Bethléhem en décembre, ils observèrent de nouveau une conjonction. Objection : une étoile ne peut guère être assimilée à une conjonction ; en outre, la date de la naissance de Christ se placerait plus tôt que d’autres considérations ne le permettent. La théorie de Kepler, selon laquelle l’étoile rejoignit la conjonction, est plus admissible que l’hypothèse qui assimile le phénomène à la conjonction des planètes. Le phénomène a sans doute eu lieu sur le plan naturel. Les mages étant des astrologues, la réapparition de l’étoile sembla leur indiquer le chemin, de Jérusalem à Bethléhem. Mais de nombreux commentateurs estiment que Mt 2.9 ne peut s’entendre que d’un phénomène surnaturel. Les calculs astronomiques mentionnés ci-dessus ne résolvent pas tout le problème, même s’il s’agit d’un phénomène naturel.
