Justice de Dieu ou justice des hommes
Introduction :
1) Justice relationnelle:
A) Ancienne alliance (contrat d’alliance, contrat légal)
B) Nouvelle alliance; sotériologique (grâce, nouvelle alliance) :
2) Justice sociale :
A) rapide coup d’oeil dans l’histoire biblique:
Le plaignant et l’accusé comparaissaient en personne ; ce dernier était en habit de deuil et se tenait à la gauche (Za 3.1, 3). Les débats étaient simples et oraux, les jugements sommaires. L’accusé était de fait presque toujours jugé par ses pairs, propriétaires et laboureurs comme lui, et le tribunal était un jury sans doute peu versé dans la loi, mais bien instruit des faits. La justice parait avoir été entièrement gratuite. La preuve légale résultait du témoignage, mais il fallait au moins deux témoins ; cet ordre est trois fois répété dans le Pentateuque (Nb 35.30 ; Dt 17.6 ; 19.15).
Dans les cas où la loi ne parlait pas assez clairement, on consultait l’Éternel (Lv 24.12 ; Nb 15.34, 35). On voit par ces détails que les formes étaient toutes en faveur de l’accusé.
À l’époque des juges, ce furent ces hauts magistrats qui décidèrent des questions difficiles (Jg 4.5). Samuel parait avoir établi une espèce de jurisprudence plus régulière, faisant lui-même, et plus tard faisant faire par ses fils le tour du pays pour l’administration de la justice (1S 7.16 ; 8.1). Après lui, les rois furent juges, et non seulement en dernière instance, mais encore juges ordinaires, et abordables à tous ceux de leurs sujets qui venaient pour demander justice.
Les prophètes et le livre des Proverbes montrent que de nombreuses plaintes s’élevaient sur la partialité des juges, et l’on peut se convaincre que, malgré les sévères défenses de la loi à cet égard (Dt 1.17), la vénalité des juges était presque générale, comme aussi les faux témoins étaient à l’ordre du jour (Es 1.23 ; 5.23 ; 10.1 ; Jr 22.3 ; Am 4.1 ; 5.12 ; 6.12 ; Mi 3.11 ; 7.3 ; Za 7.9 ; Pr 6.19 ; 12.17 ; 18.10 ; 19.5 ; 21.28 ; 24.23 ; 1S 8.3).
