Je lève les yeux

La prière  •  Sermon  •  Submitted   •  Presented
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Il n’y avait pas de prédicateur pour aujourd’hui, je vais donc recyclée une prédication de Michel Sieffert sur la prière, avec ma touche personnelle et ce que l’EsJe lève les yeuxprit m’a mis à coeur. Cette prédication fait partie des prédications thématiques de l’année sur la prière qui est le prolongement du dernier WE d’église avec Yan Newberry. Durant le WE, il nous avais proposé un jeu où nous devions trouver le plus d’adjectif qualificatif sur Dieu. Ce matin je vous propose le Dieu de paix, Jéhovah-Shalom ou autre traduction YHWH est tranquilité tiré de Juges 6.24. Dans notre quotidien, l’influence de l’extérieur nous éloigne de la paix et ce qui se passe en nous aussi. Avec du tumulte intérieur, comment entendre la voix de Dieu lorsqu’il nous parle, et la voie de Dieu pour nos vies ? (Mimique ) La paix intérieure est donc un besoin important.
 Introduction
Je vous confesse que dans mon quotidien, j’ai encore du chemin à faire surtout face à l’inquiétude, il m’arrive d’être assailli par des craintes, des peurs.
Nous connaissons tous des temps d'épreuves, des circonstances adverses et parfois désespérantes, au sein desquelles connaître une foi victorieuse, une paix réelle s'avère une expérience pas évidente à vivre.
La vie n’est pas simple, nous pouvons avoir des circonstances contraire et anxiogène. Nous pouvons avoir des temps avec un besoin de secours :
> Un problème professionnel ou d'étude, des attaques injustes au travail, une perte de travail, un examen important qui approche…
> Un problème financier, des dettes, des conséquences de mauvais choix d’investissements…
> Un problème relationnel, une relation nocive ou brisée, une vie à deux qui bat de l’aile, un célibat qui devient de plus en plus difficile…
> Un problème de santé, une maladie peut-être même incurable, un deuil, la perte d’un enfant…
> Un danger que l'on court ou que court l'un des nôtres...
> Une angoisse sourde, inexplicable et persistante…
Du coup la question qui se pose à nous est...comment affronter ces circonstances éprouvantes de la vie en ne nous inquiétant de rien ? Comment faire paisiblement face à la tyrannie de l’angoisse en gardant la paix ?
J’ai pour ma part traversé plusieurs saisons dans ma vie…certaines pendant lesquels j’ai eu besoin de secours, de paix :
-       Des périodes de mal-être profonds, au fond de mon lit, à vouloir littéralement mourir et à me dire, est-ce que je vais manquer à quelqu’un ?
-       Des choix difficiles à assumer, et je ne sais pas comment m’en sortir parce qu’il y a le poids des responsabilités. Les choix entraînent des conséquences.
-       Des manques affectifs douloureux, qui me faisaient chercher quelqu’un qui allait me donner de l’attention.
-       Ces saisons nombreuses où je me sentais différent, incompris, jusqu’à vouloir partir, repartir de zéro…ailleurs…
-       Des habitudes malsaines, qui n’honoraient pas Dieu, contre lesquels j’étais en lutte et qu’il me fallait quitter.
 En fait un besoin de relation, de sens à ma vie, d’identité…
Je veux te dire ce matin, il y a de l’Espoir pour toi. Il y a du secours pour toi.
La période de Noël est une période difficile pour moi, et dans mes réalités j’ai été conduit à participer au culte avec nos frères et soeurs de l’église ECP à Ostwald. Et j’ai été encouragé par la prédication sur le Psaume 121.1-2 : « Cantique des degrés. Je lève les yeux vers les montagnes…d’où me viendra le secours ? Le secours me vient de l’Eternel, qui a fait les cieux et la terre. »
Ce Psaume nous propose de lever nos yeux, placer notre espoir en notre Dieu créateur. Le problème ne vient pas du fait que nous ayons besoin de secours, ce qui est important c’est de savoir nous cherchons du secours et le principal est d’où me viendras le secours.
Un « cantique des degrés » était chanté lors de la montée vers Jérusalem pour une fête. Ville sur une colline entourée de montagne, celle de Sion, et celle de Morija, la montagne où Dieu à pourvut par un bélier à la place du sacrifice d’Isaac. Imaginez les pèlerins vont en direction de Jérusalem, au temple, auprès de Dieu, et ils ont le regard fixé vers la montagne où Dieu réside et la montagne où Dieu pourvoit.
Ce qui me connaissent savent que j’aime bien partager mes découvertes, et ce que j’ai retenu de cette prédication et que j’aimerais vous partager est qu’il vos mieux se tourner vers la source que vers nos ressources. Il vos mieux se tourner vers la source, que vers nos ressources !!!
Quel changement de perspectives lorsque nous traversons des situations difficiles ? Dans l’inquiétude, quel est notre premier réflexe ? Vers quoi ou qui nous tournons-nous ?
Pour poursuivre, je vous propose la lecture de deux textes.
Matthieu 6.24–34 LSG
Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps, de quoi vous serez vêtus. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement? Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux? Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie? Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Considérez comment croissent les lis des champs: ils ne travaillent ni ne filent; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. Si Dieu revêt ainsi l’herbe des champs, qui existe aujourd’hui et qui demain sera jetée au four, ne vous vêtira-t-il pas à plus forte raison, gens de peu de foi? Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.
 Jésus nous propose ici de faire un choix, et comme me le disais un de mes formateur, choisir c’est renoncer. Il y a deux options, dont une sans inquiétude avec la perspective du royaume en priorité.
Et voici le deuxième texte :
Philippiens 4.4–9 LSG
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ. Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. Ce que vous avez appris, reçu et entendu de moi, et ce que vous avez vu en moi, pratiquez-le. Et le Dieu de paix sera avec vous.
 Dans ce texte de Philippiens, l'apôtre Paul nous donne une piste face à l’inquiétude. Il place cela dans la perspective du retour du Seigneur et je vous propose d’explorer ensemble ce qu’il nous propose.
Verset 6 faire connaître à Dieu tous nos besoins par des prières de requêtes, d'adoration, de supplication et d'actions de grâces ce qui aura pour effet que la paix de Dieu descend dans le cœur, gardant ainsi son esprit et ses émotions des attaques de l’inquiétude, de la peur… pour la paix.
I Le commandement du refus de l'inquiétude
Dans notre vie quotidienne, il arrive que les inquiétudes/les angoisses envahissent tout à coup notre âme et nous empêchent dès lors de pouvoir réfléchir et agir normalement ; au point même d'avoir parfois de la peine à trouver le sommeil. Il peut s’agir de besoins de sécurité matériels comme la nourriture ou le vêtement, mais il peut aussi s’agir d’autres besoins comme d’autonomie, d’indépendance, de communion, de considération, de reconnaissance, de discernement, d’orientation, de réconciliation…
Notre Dieu nous a fait corps, âme et esprit. Et notre âme avec nos émotions joie, tristesse, colère et peur nous joue des tours. Notre esprit peut être troublé, notre volonté semble comme s'emballer, nous sommes comme paralysé, jusqu’à nous empêcher de vivre correctement. Je vais développer succinctement la peur.
Les mots comme inquiétude, crainte, angoisse, appréhension, font partie du registre de la peur. Il est naturel d’avoir peur, dans certaines situations c’est même salutaire. Car la peur est pour nous un signal de danger.
Il y a trois sortes de peurs :
-      La peur face à un danger réel ; par exemple si je tombe dans l’eau et que je ne sais pas nager.
-      La peur face à un danger potentiel ; je traverse la route et une voiture pourrais arriver à fond les ballons et je pourrais me faire renverser.
-    La peur face à un danger imaginaire ; j’entends des personnes parler…et je crois qu’ils parlent sur moi, derrière mon dos.
D’une personne à l’autre l’inquiétude n’est pas la même. Et par expérience je dirais qu’il est bon de faire un arrêt, de réfléchir à ce qui se passe en nous. De voir de quoi il s’agit ? Est-ce réel, potentiel ou imaginaire ? Qu’est-ce qui nous domine ? Mais lorsque l’inquiétude prend le pouvoir, il est important de se rappeler que Jésus est venu pour que nous soyons libre. Il est celui qui est notre Seigneur et c’est vers lui que nous avons à tourner nos regards. Car le risque est la perte de notre joie et notre confiance dans le Seigneur.
Etre encourager à se prendre en main et ne plus s’inquiéter et une solution souvent inefficace. En effet, l'être humain est ainsi fait qu'il ne lui suffit pas de dire à ses inquiétudes de partir pour qu'elles s'en aillent. Celles-ci ont tellement pris le pouvoir sur son être intérieur (sentiments, intelligence, volonté) qu'il est souvent incapable de s'en libérer par un simple exercice de la volonté.
 Alors voyons maintenant ce que Paul nous propose.
 II La prière, moyen de lutter contre l'inquiétude
Paul nous ordonne tout d'abord de faire connaître à Dieu tous nos besoins. Il nous invite à la prière, puis aux supplications et enfin aux actions de grâces.
Explorons ces différents aspects d'une même solution :
 1. Requêtes
« En toutes choses...faites connaître à Dieu vos demandes »
Le premier aspect est qu’en « toutes choses » nous pouvons nous tourner vers Dieu. La prière nous pousse donc à lever nos yeux vers celui qui peut répondre. Dieu nous aime, nos besoins l’intéresse. Dieu est impliqué dans sa création, il se soucis des oiseaux nous dit le texte. Ne valons-nous pas plus que des oiseaux ? Au contraire, puisqu’il a payé un si grand prix pour nous sauver, il n'est rien de nos vies qui ne soit indigne d'intérêt et d'intervention de sa part. « En toutes choses...faites connaître à Dieu vos demandes »
 
Quelqu'un a écrit ceci : « … quand nous apportons à Dieu quelques difficultés ou anxiété nous nous déchargeons de notre fardeau sur Lui ; c'est là ce qui nous apporte la paix. Donc, si nous n'apportons à Dieu et ne lui remettons dans nos prières que les grands fardeaux de la vie, nous n'obtenons la paix qu'en ce qui les concerne. Mais la grande partie de nos vies est faite de petites choses, d'incidents journaliers, de multiples riens. En sorte qu'en les laissant en dehors de nos prières, nous excluons la paix de nos vies (dans ces domaines-là). Et voilà pourquoi notre paix est intermittente au lieu d'être parfaite. C'est que nos prières sont partielles au lieu de tout embrasser. Si (au contraire) nous priions pour toutes choses nous aurions la paix en toutes choses. »
Ce qui est proposé, c’est de changer de perspectives, d’abandonner nos bouées de sauvetage, nos roues de secours, nos plan B, et aller vers celui qui est notre vrai secours. C’est pouvoir regarder les réalités présentes et terrestres, mais ensuite savoir lever nos yeux vers Dieu qui a fait le ciel et la terre.
Combien de fois je ne me tourne vers Dieu que lorsque je suis au bout de mes capacités ou possibilités ? Et vous, que faites-vous ?
Ou alors, d’abord Dieu et ensuite seulement mettre nos propres ressources en action. C’est aussi valable pour toutes les petites choses du quotidien. La dernière fois que j’avais mal à la tête, je suis aller directement me chercher un doliprane. Sans réfléchir. Rien de mauvais en soi, et pourtant je me suis dit et Dieu dans tout ça ? Qu’est-ce qui m’empêche de d’abord prier, et ensuite seulement me tourner la pharmacie.
2. Adoration
« Par la prière...faites connaître à Dieu vos demandes »
Contrairement à ce que nous pourrions imaginer le sens du mot prière ici, est celui d'adorer.
=> l'apôtre suggère que nous commencions par entrer dans la présence de notre Dieu en considérant sa personne, ses attributs : souveraineté, gloire, sainteté, éternité, puissance, omniscience, omnipotence, omniprésence, fidélité, amour, justice...ce que nous avons vu avec les premières phrases du « Notre Père » avant de donner notre liste de demandes.
 
3. Supplications
« Par des supplications... faites connaître à Dieu vos demandes »
Dieu attend de ses enfants des prières sincères où leur cœur se répand devant lui.
 
4. Actions de grâces
« … avec des actions de grâces, faites connaître à Dieu vos demandes »
Pensons à d’abord remercier Dieu pour les grâces si nombreuses et variées dont il a su nous bénir durant tant d'années et qui nous rappelle son amour, sa puissance et sa fidélité. Et ensuite le remercier par avance pour les réponses qui ne manqueront pas d'arriver de sa part. Avoir la certitude que Dieu va agir, mettre notre foi en action.
 
À propos de la fidélité de Dieu, et de la certitude de sa réponse, l'apôtre Jean écrit dans son épître : « Voici l'assurance que nous avons auprès de lui : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu'il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous possédons ce que nous lui avons demandé. »
  
C’est exactement ce qu’à fait Jérémie lorsqu'il a écrit dans ses lamentations : « Voici ce que je veux repasser en mon cœur, ce pourquoi j'espère : C'est que la bienveillance de l'Éternel n'est pas épuisée, Et que ses compassions ne sont pas à leur terme ; Elles se renouvellent chaque matin. Grande est ta fidélité ! Un verset que j’ai souvent entendu citer dans cette assemblée par Mamie Jeanne.
 
III La paix, fruit de la lutte contre l'inquiétude
Paul termine son exhortation par la merveilleuse promesse suivante : « Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Christ-Jésus. »
 La paix de Dieu repousse les craintes à l'extérieur et nous connaissons alors une paix intérieure profonde. 
 => Ainsi protégés, intelligence, sentiments et volonté peuvent fonctionner correctement.
 
Remarquons que Paul ne nous promet pas ici que les sujets de nos inquiétudes ne vont pas s'accomplir. Peut-être que ce que nous craignons verra effectivement le jour. Ce qu'il nous promet, c'est une paix divine, le shalom de Dieu. Dieu désire en effet nous garder dans la paix quoiqu'il nous arrive, non pas forcément en nous mettant à l'abri des épreuves mais en nous élevant au-dessus d'elles par la confiance que LUI nous conduira souverainement dans toutes ces circonstances.
 
Conclusion
Nous venons de voir ce matin que pour connaître une réelle paix, au sein même de circonstances qui nous angoisses, Paul nous commande de ne nous "inquiétez de rien" en nous confiant en Dieu au moyen de requêtes, d'adoration, de supplication et d’actions de grâces. L’enjeu est la liberté, cette liberté que le Christ nous a acquise à la croix. Préserver notre foi, notre confiance en Christ. Et le texte de Matthieu nous indique que nous avons à veiller à ce qui nous anime, nos ressources ou la source.
Je lève les yeux et je me souviens, d’où me vient le secours ! Le secours me vient de Dieu qui a créé le ciel et la terre !
Je vais vous laisser quelques minutes, fermez les yeux, laisser l’Esprit de Dieu vous visiter. Et si Dieu avait quelque chose à me dire ?
Père céleste, dans notre humanité l’anxiété est présente. Viens à notre secours dans les réalités qui sont les nôtres en nous rappelant que tu es Dieu. Que nos ressources ne sont rien face à toi qui est la source. Merci parce que tu te soucis de chacun et chacune. Que dans les heures, jours, mois et années qui viennent, nous nous souvenions de l’importance de lever yeux vers toi. Amen !
 
 
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