J’AI SOIF
7 PAROLES DE JÉSUS SUR LA CROIX • Sermon • Submitted • Presented
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J’aimerai ouvrir avec vous un texte qui nous parle encore de la croix. Nous avons déjà vu plusieurs des paroles de Jésus sur la croix :
Les paroles adressé aux autres par le crucifié : “pardonnes-leur” et l’affirmation au brigand qu’il serait aujourd’hui dans le paradis de Dieu. Nous verrons à l’occasion du vendredi 09 la dernière des 3 premières paroles de Jésus qui s’est tourné vers Marie et Jean à ce moment là. Et cela nous servira de base pour notre temps de prière.
Nous avons aussi vu la 4ème parole, celle qui est centrale ! “Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné?” Elle marque le switch entre Jésus qui prie ou qui s’adressent aux hommes face à leur besoins et, les 3 déclarations sur l’accomplissement de la croix.
Ce soir nous allons nous intéresser sur une des 3 dernières paroles de Jésus. Paroles qui se sont surement dites dans laps de temps plus court que les 3 premières car le Fils de l’homme était au bout de l’agonie de la croix.
Nous allons donc voir la 7ème parole de Jésus sur la croix, celle qui a succédé le fameux “tetelestaï” c-à-d. “le tout est accompli”.
28 Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie: J’ai soif. 29 Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche. 30 Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.
Et pour immédiatement faire écho aux prophéties dont il est question :
22 Ils mettent du fiel dans ma nourriture, Et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre.
(1) LE CRI DU FILS DE L’HOMME SOUFFRANT DANS SON HUMANITÉ
(1) LE CRI DU FILS DE L’HOMME SOUFFRANT DANS SON HUMANITÉ
1.1 LE FILS DE L’HOMME AFFRONTE LA SOUFFRANCE PHYSIQUE
1.1 LE FILS DE L’HOMME AFFRONTE LA SOUFFRANCE PHYSIQUE
Si au milieu de la crucifixion, lorsque l’obscurité a commencé à paraitre Jésus exprimait la souffrance de l’abandon. Une souffrance non physique mais ce sentiment d’être pour un temps détaché / éloigné du Père à cause du péché.
À ce moment de la croix, à quelques minutes de rendre l’esprit, Jésus exprime pour la première fois la douleur de la souffrance physique.
Ce psaume 22 qui parle avec tellement de détails de la crucifixion image si bien ce moment fatidique en disant :
16 Ma force se dessèche comme l’argile, Et ma langue s’attache à mon palais ; Tu me réduis à la poussière de la mort.
Et à ce moment le Fils de Dieu souffrait attrocement dans sa chaire :
il y avait eut les coups de fouet (fouet romain où étaient attaché des morceaux d’os, de métal ou de plomb qui arrachaient littéralement la peau),
les clous dans ses mains et ses pieds,
la couronne d’épine,
la position du crucifié comprimait la cage thoraxique et le crucifié devait s’appuyer sur ses pieds pour respirer.
La croix était un véritable supplice parce qu’elle faisait vivre au condamné une mort lente mais dans d’attroce souffrance.
Parfois, parce qu’il s’agit de Jésus, celui qui faisait des miracles, qui marchait sur l’eau, qui changeait l’eau en vain, nous oublions vite que Jésus a été sur cette Terre pleinement homme et pleinement Dieu. Et dans sa condition humaine, affrontant la croix il a subit l’atrocité des atrocités et a souffert terriblement!
7 mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes ; après s’être trouvé dans la situation d’un homme, 8 il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix.
1.2 L’IDENTIFICATION DE JÉSUS
1.2 L’IDENTIFICATION DE JÉSUS
Jésus n’a pas fuit la souffrance, il l’a supporté !
L’auteur de l’épitre aux hébreux nous dit :
15 Nous n’avons pas un grand-prêtre incapable de souffrir avec nous de nos faiblesses. Au contraire, notre grand-prêtre a été mis à l’épreuve en tout comme nous le sommes, mais sans commettre de péché.
En disant « J’ai soif », Il s’identifie aux plus faibles, aux opprimés, à ceux qui traversent le désert de la vie. Il est notre souverain sacrificateur compatissant. Ce n’est pas un surhomme détaché de la douleur, mais un homme brisé, qui choisit d’aimer jusqu’au bout, même au prix de l’épuisement et du dessèchement de sa bouche.
Et si Christ à souffert pour que n’ayons pas à subir le chatiment, à cause de ce qu’il a vécu il est entièrement capable de comprendre nos souffrances et d’être un secours pour nous!
Quand Jésus dit : « J’ai soif », il parle comme un homme qui souffre.
Il est cloué sur une croix, sous un soleil brûlant, après des heures d’agonie.
Oui, Jésus a eu soif. Comme toi. Comme moi.
👉 Il n’est pas un Dieu lointain, insensible, détaché.
👉 Il est venu partager notre condition, nos douleurs, nos limites.
Il a eu soif de réconfort. Soif d’air. Soif d’un regard.
Peut-être toi aussi tu ressens cette soif :
Soif de paix intérieure
Soif de vérité
Soif d’amour vrai
Soif de sens à ta vie
🎯 Jésus connaît ta soif… parce qu’Il est passé par là.
(2) LE CRI D’ACCOMPLISSEMENT
(2) LE CRI D’ACCOMPLISSEMENT
2.1 L’ACCOMPLISSEMENT DES PROPHETIES
2.1 L’ACCOMPLISSEMENT DES PROPHETIES
Jésus n’a pas parlé au hasard. Il a dit : « J’ai soif » pour que l’Écriture s’accomplisse.
Il y a des siècles auparavant, les prophètes avaient annoncé ces souffrances :
22 Ils mettent du fiel dans ma nourriture, Et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre.
Et c’est à ce titre que j’aimerai dire que même au cœur de la souffrance, Christ demeure en contrôle : Il dit cela « afin que l’Écriture fût accomplie ». La croix n’est pas un accident, c’est l’aboutissement du dessein éternel de Dieu.
On est à quelques minutes où Jésus va rendre l’esprit, où le terrible spectacle de la croix va se terminer et Jésus ne perd pas sa lucidité ni la main sur le volant de l’histoire de l’humanité. Il parle une dernière fois pour rappeler que tout cela n’est que l’accomplissement des Écritures et du plan de salut préparé depuis la création du monde.
2.2 FIDÉLITÉ DE DIEU POUR L’HUMANITÉ
2.2 FIDÉLITÉ DE DIEU POUR L’HUMANITÉ
En Jésus, Dieu montre qu’il n’oublie aucune promesse. Chaque détail, chaque parole, chaque souffrance était prévue pour notre salut. Son soif prouve la fidélité du plan rédempteur.
À la croix, Jésus accomplit chaque prophétie, y compris des détails précis : clous, crachats, moqueries, partage des vêtements…
Ce que Dieu dit, Il l’accomplit — même si cela Lui coûte Son propre Fils.
Il ne se détourne pas du plan, Il ne recule pas, Il va jusqu’au bout, parce qu’Il est fidèle.
Peux-être ce soir tu traverses une épreuve, une maladie, un désert spirituel, tu peux même finir par penser pour X raisons que Dieu t’a oublié.
Mais la croix te dit : Il tient parole, même dans le silence. Tu peux lui faire confiance, même quand tu ne comprends pas.
6 Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une œuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour du Christ-Jésus.
La croix c’est une ancre pour ta foi aujourd’hui.
Elle te rappelle que :
✔️ Dieu t’aime.
✔️ Il est fidèle.
✔️ Il ira jusqu’au bout avec toi.
32 Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?
(3) UN CRI QUI REVÈLE UNE SOIF PLUS PROFONDE
(3) UN CRI QUI REVÈLE UNE SOIF PLUS PROFONDE
3.1 UNE SOIF SPIRITUELLE
3.1 UNE SOIF SPIRITUELLE
Quand Jésus dit : « J’ai soif », ce n’est pas seulement l’expression d’un besoin physique.
C’est un cri chargé de sens spirituel, qui ouvre une fenêtre sur la profondeur de Son œuvre rédemptrice, et sur ce qui brûlait véritablement dans Son cœur.
Au-delà de la soif physique, c’est la soif de voir l’humanité réconciliée avec Dieu que Jésus exprime. Il porte notre éloignement, notre vide intérieur, notre besoin d’eau vive.
À la Croix, Jésus a aussi les yeux fixés, en avant, vers le tombeau vide, et, au-delà, sa communion restaurée avec Dieu et avec les siens. La soif qu’il éprouve dans son agonie et la proximité de sa mort, lui rappelle les promesses de Dieu au sujet de la joie qu’il va retrouver.
Jésus aspire à en finir et à passer à l’étape suivante, celle des retrouvailles, il a soif de revoir le brigand mais aussi Moïse et Elie, avec qui il a parlé de sa mort sur le Mon de la transfiguration. La soif de Jésus concerne les siens qu’il va retrouver par delà la mort. La soif de Golgotha et, pour lui, un signe de la proximité du royaume où il boira, bientôt, non dans la souffrance, mais dans la communion des saints
La soif de Jésus est un signe du désir qu’il a de notre salut et de la souffrance qu’il endure pour cela. Elle est comme une invitation à être de ceux qui ont faim et soif de justice, qui aspire à le connaître, toujours plus et à vivre en sa présence.
Ce cri allait plus loin… c’était le cri de Son cœur pour toi.
💔 Il a eu soif…
De te voir sauvé.
De te voir libre.
De te voir réconcilié avec Dieu.
👉 Ce n’était pas le clou qui le retenait sur la croix, mais l’amour.
3.2 APPEL
3.2 APPEL
As-tu soif ce soir ?
37 Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi;
Mais au fond, tu es toujours sec. Toujours vide. Toujours assoiffé.
Aujourd’hui, Jésus t’invite à venir à Lui.
Pas à une religion. Pas à un système. À une personne.
💧 Il a crié « J’ai soif » pour que toi tu sois désaltéré pour l’éternité.
💧 Il est mort, mais Il est ressuscité, et Il est vivant.
💧 Il veut entrer dans ta vie maintenant.
37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus debout s’écria : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. 38 Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture.
L’Évangile de Jean commence avec Jésus la Parole faite chair (Jean 1); Elle appelle parle ) plusieurs reprise aux assoiffés : à la femme Samaritaine, aux foules au grand jour de la fête, et culmine avec le Fils qui meurt assoiffé, pour que nous vivions désaltérés.
C’est un évangile qui parle au cœur assoiffé de l’homme moderne, et qui rappelle que Dieu s’est donné entièrement pour combler notre soif la plus profonde.
