LA CÈNE EN 3 DIMENSIONS

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Comme annoncé la semaine dernière, ce matin nous allons parlé de la Sainte Cène. Et, nous allons le faire avant même de partager le saint repas.
Avant même d’ouvrir l’Écriture il est bon de rappeler que la Cène fait parti des ordonnances de l’Église avec le baptême. Elle n’est absolument pas un rite, une coutume ou même un pratique religieuse mais un symbole plein de vie et profondémment ancré dans l’Écriture.
Il faut aussi le reconnaitre, frères et soeurs, que parfois, malheureusement, la Sainte-Cène est devenue juste une habitude, un simple geste religieux. Certains la prennent machinalement, quand d’autres la prenne avec crainte voire culpabilité.
Parfois aussi elle est sujet à débat…
C’est pourquoi, ce matin, nous allons ouvrir le sujet et tout à l’heure partager le repas du Seigneur avec surement une appréciation différente, enfin je l’espère.
Pour parler de la Sainte-Cène je vous propose d’ouvrir le texte de Luc 22. Le titre de mon message va surement vous paraître bizarre mais je l’ai intitulé : “La cène en 3 dimensions” car La Sainte Cène est un repas qui traverse le temps – elle relie le passé, le présent et l’avenir.
Luke 22:7–20 LSG
7 Le jour des pains sans levain, où l’on devait immoler la Pâque, arriva, 8 et Jésus envoya Pierre et Jean, en disant: Allez nous préparer la Pâque, afin que nous la mangions. 9 Ils lui dirent: Où veux-tu que nous la préparions? 10 Il leur répondit: Voici, quand vous serez entrés dans la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d’eau; suivez-le dans la maison où il entrera, 11 et vous direz au maître de la maison: Le maître te dit: Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples? 12 Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée: c’est là que vous préparerez la Pâque. 13 Ils partirent, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque. 14 L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. 15 Il leur dit: J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir; 16 car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. 17 Et, ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit: Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous; 18 car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. 19 Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. 20 Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.

#1. LA CÈNE NOUS RAMÈNE AU PASSÉ

1.1 LA RÉFÉRENCE À LA PÂQUE JUIVE

Nous sommes dans un des textes qui nous parle de l’institution de la Cène par Jésus. Avez-vous remarqué que Luc insiste sur un détail de contexte : Jésus a institué la Cène, ce saint repas, pendant la Pâques juive. Luc note 6x la notion de Pâque dans cette courte portion.
Et frères et soeurs, cela n’est pas un hasard : inspiré par le Saint-Esprit, Luc a voulu montrer un lien entre les évènements qui étaient en train de se passer, la Pâque juive et l’institution du repas du Seigneur.
Il faut même comprendre que c’est sur la base du repas pascal que Christ a institué la Cène : la coupe utilisée était une des coupes du repas pascal, et le pain était une des miches de pain utilisée lors du repas pascal.
Avant même d’instituer le repas du Seigneur, Christ était en train de nous révéler l’accomplissement de la Pâque de l’A.T. Petit rappel d’Exode 12 :
Face à un Pharaon endurci, Dieu décide d’envoyer une dernière plaie, celle de faire périr tous les premiers nés. Le seul moyen d’échapper à l’ange destructeur et à la colère de Dieu, était d’immoler un agneau sans défaut et de mettre le sang sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte de la maison. Ainsi, l’agneau mourrait à la place du ou des premier(s) né(s).
Cet épisode marque aussi la fin de l’esclavage en Egypte et le début de l’exode du peuple d’Israël vers Canaan.
—> Cette fête va devenir la plus ancienne des fêtes juives encore observée aujourd’hui.
Pourquoi Jésus a choisi ce repas ? Parce que Jésus vient accomplir la Pâques et nous donner un nouveau repas comme mémorial :
L’agneau sans défaut, immolé, dont le sang avait protégé le peuple de la colère de Dieu c’est Jésus qui allait mourir à la croix.
Celui qui allait mourir pour que nous n’ayons pas à mourir c’est Jésus !
C’est pourquoi, dans le repas de Pâque il peut attester “ceci est mon corps… ceci est mon sang”. Parce que c’est lui l’Agneau pascal, et c’est lui la Pâque qui allait être immolé.
C’est ce que nous retrouvons dans les écrits de Paul :
1 Corinthians 5:7–8 SER
7 […] Christ, notre Pâque, a été immolé. 8 Célébrons donc la fête, …

1.2 LA CÈNE NOUS RAMÈNE AU SOUVENIR DE NOTRE LIBÉRATION DU PÉCHÉ

Et c’est pourquoi je dis que la cène nous ramène au passé, au souvenir de ce que ça a couté notre libération du péché.
Comme Israël est sorti de l’esclavage de Pharaon, nous sommes sortis de l’esclavage du péché.
Le pain rappelle son corps livré pour nous, le fruit de la vigne son sang versé pour la rémission de nos péchés.
La Sainte-Cène a une dimension passé car elle est un mémorial de l’oeuvre que Christ a accompli à la Croix pour que nous soyons libre, pour que n’ayons pas à payer pour nos péchés, pour que nous puissions sortir de la servitude du prince de ce monde qu’est le diable !
Et c’est pourquoi Jésus dit au v19 : “faites ceci en mémoire de moi”. Paul dans sa défense du repas du Seigneur reprendre ces termes :
1 Corinthians 11:24–26 LSG
24 et, après avoir rendu grâces, le rompit, et dit: Ceci est mon corps, qui est rompu pour vous; faites ceci en mémoire de moi. 25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez. 26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
Ce repas est un rappel, une proclamation de l’oeuvre que Jésus a accompli à la croix.
Permettez-moi une parenthèse salutaire : Nous ne « mangeons » pas physiquement Jésus et ne buvons pas physiquement son sang. Non! Nous participons spirituellement à sa vie par la foi.
Je le dis parce que cela fait parti des hérésies qui ont proliféré dans l’Église dès le Ier siècle et encore aujourd’hui. Le pain ne devient pas le corps dans votre bouche, ni dans votre ventre. Et c’est exactement la même chose pour le fruit de la vigne.
Ces choses ne sont que des symboles ! Un homme a dit un jour :
“Participer à sa présence, ce n’est donc pas manger et boire, mais communier intérieurement avec sa personne dans un acte extérieur qui est une expression de la foi” - Saucy dans The Church in God’s Program

1.3 APPLICATION POUR NOUS AUJOURD’HUI

👉 La Cène me rappelle :
je suis libre, racheté, enfant de Dieu,
le grand prix qui a été payé : Jésus le fils de Dieu a offert sa vie en rançon pour la mienne.
le pain me rappelle son corps livré pour nous,
le fruit de la vigne me rappelle que son sang a coulé.

#2. LA CÈNE SE VIT AU PRÉSENT

2.1 UN REPAS D’ALLIANCE

Si la cène a une dimension passé en ce qu’elle nous ramène à l’oeuvre de Christ, elle a une dimension présente en ce qu’elle est une proclamation de l’alliance et le repas d’alliance.
Dans la culture biblique, voire dans la culture de l’époque, partager un repas n’était pas anodin. C’était l’acte concret qui scellait une alliance ou confirmait une promesse.
Abraham et les envoyés de Dieu : Genèse 18.1-8 : Abraham reçoit trois visiteurs près des chênes de Mamré. Il prépare un repas qu’ils partagent ensemble. Ce moment précède la promesse réaffirmée de la naissance d’Isaac.
Jacob et Laban : Genèse 31.44-54 : Jacob et Laban concluent une alliance. Jacob offre un sacrifice sur la montagne et invite ses proches à un repas. Ce repas est la marque visible de l’alliance conclue.
Moïse, les anciens et Dieu au Sinaï : Exode 24.7-11 : Après avoir lu le livre de l’alliance et offert des sacrifices, Moïse, Aaron, Nadab, Abihu et soixante-dix anciens montent sur la montagne. Texte clé : « Ils virent Dieu, et ils mangèrent et burent » (v.11).
Je pourrai continuer comme cela avec d’autres exemples mais vous comprenez aussi toute la symbolique quand Jésus lui-même a dit :
Luke 22:20 SER
20 […] Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.

2.2 UNE COMMUNION AVEC CHRIST ET L’ÉGLISE

La Cène est donc le repas qui manifeste notre appartenance à Dieu et à son peuple. Une proclamation de l’Alliance ! C’est pourquoi Paul va dire dans son enseignement :
1 Corinthians 10:16 SER
16 La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion au corps du Christ ?
Paul parle de communion dans le sens d’appartenance à Christ et donc d’appartenance à son corps.
Et lorsque nous prenons le repas du Seigneur nous proclamons l’Alliance : celle que Christ a scellé à la croix mais aussi l’alliance dans laquelle nous nous sommes inscrit le jour où nous avons dit à Jésus : “je te donne ma vie, je m’engage à te suivre, etc.”. Participer à la Cène c’est affirmer publiquement : “Seigneur, je suis à toi !”
—> Frères et soeurs, c’est aussi affirmer publiquement que nous faisons partie du même corps qu’est l’Église. Pourquoi ? Parce que l’Alliance de Christ nous assure le salut oui, mais nous intègre au corps qu’est l’Église.
C’est en cela que ce repas est un repas de communion : j’affirme mon appartenance au Christ et à son alliance, et je reconnais que mes frères et soeurs comme faisant partie du même corps.
C’est pour cela que Paul a écrit :
1 Corinthians 11:33 SER
33 Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres.
Pourquoi ? Parce qu’à cette époque trop centré sur eux mêmes ils ne se souciaient pas du frère ou de la soeur. Ils proclamaient l’Alliance alors que la communauté était complétement divisée : riches d’un coté, pauvre de l’autre.

2.3 APPLICATION PRATIQUE

C’est pourquoi frères et soeurs tout l’importance de prendre ce repas avec sérieux :
1- Nous devons nous examiner ! Comment proclamer publiquement devant le ciel et les hommes : “Seigneur je suis à toi” si finalement ce n’est pas vrai. Ne prenons pas le risque d’être faux devant Dieu.
2- Nous devons examiner notre position dans la communauté… Comment proclamer l’Alliance de Dieu je vis une situation où je suis dans un corps divisé ? Où pour X ou Y raison je suis fâché ou séparé avec mon frère ou ma soeur?
Toute à l’heure quand nous allons prendre le repas du Seigneur nous allons essayer de réaliser cela! Paul a dit attendez-vous. Alors on va s’attendre. Les frères viendront distribuer le pain, on le gardera tous dans nos mains jusqu’au moment où tout le monde sera prêt et on le mangera ensemble. Pareil pour le fruit de la vigne.

#3. LA CÈNE ORIENTE NOS REGARDS VERS LE FUTUR

3.1 L’ANTICIPATION D’UN AUTRE BANQUET

La Cène a une dimension :
passé : elle nous ramène à l’oeuvre accompli par Jésus à la croix,
présente : elle est une proclamation de l’Alliance et en cela un repas de communion avec Dieu mais aussi avec mes frères.
Dernière dimension, la cène oriente nos regards vers le futur !
Regardez avec moi le v18 de notre lecture :
Luke 22:18 SER
18 car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu.
En disant cela Jésus nous projette vers le grand banquet final, celui des noces de l’Agneau d’Apocalypse 19.9.
Quand on regarde toujours les écrits de Paul aux Corinthiens, on voit que c’est aussi la compréhension et l’enseignement partagés à l’Église :
1 Corinthians 11:26 SER
26 Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
À chaque fois que nous prenons la Cène nous nous rappelons que Christ revient ! L’alliance à laquelle nous appartenons nous assure une place dans son règne.

3.2 APPLICATION POUR AUJOURD’HUI

Lorsque nous prenons la Cène nous renouvelons notre espérance : nous nous rappelons le prix que Jésus a payé pour le rachat de notre vie, nous proclamons que nous lui appartenons maintenant, et nous nous rappelons que ce repas n’est qu’une anticipation du futur banquet des noces de l’Agneau.
Alors, nous levons nos têtes, au-delà des difficultés du présent, des réalités difficiles, et nous nous rappelons que nous appartenons à un Royaume qui n’est pas ici-bas mais qui est céleste.
Alors, la Cène nous rappelle que nous attendons le retour de Jésus avec foi et persévérance.
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