DE LA MORT À LA VIE

LES RICHESSES DE LA GRÂCE - EPH  •  Sermon  •  Submitted   •  Presented
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Comme annoncé ces dernières semaines, pendant tout ce mois de septembre nous allons ouvrir l’épitre aux Ephésiens. Et pour se faire nous allons vous proposé 5 séries de messages sur developpées chaque mardi, mercredi, jeudi, vendredi et dimanche.
À compter de ce soir, nous allons ouvrir les chapitre 2 et 3 de l’épitre aux Ephésiens et nous intéresser chaque mercredi aux “richesses de la grâce”.
Je vous invite donc, sans plus attendre, à ouvrir le chapitre 2 et lire ensemble les v1-10.
Ephesians 2:1–10 LSG
1 Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, 2 dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. 3 Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… 4 Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, 5 nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés); 6 il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, 7 afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ. 8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. 9 Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. 10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.
Ce soir je vous propose d’ouvrir ce trésor de grâce et de considérer la première des richesse : “de la mort à la vie”.

#1. VOUS ÉTIEZ MORT, ESCLAVES ET CONDAMNÉS

1.1 L’HUMANITÉ EST MORTE

Paul présente la triple réalité concernant l’humanité sans Dieu et c’est ce que nous allons voir premièrement.
Il ouvre cette portion de texte par une déclaration forte : “vous étiez mort !”. Paul veut susciter notre attention et nous interpeller sur l’état de l’Homme.
Le terme mort ne doit être compris ici de façon littérale, mais comme une métaphore, pour parler de l’état spirituelle de l’Homme, plus précisemment de l’Homme sans Dieu.
C’est exactement ce que Paul veut faire apparaître : la mort est une séparation!
Quand on parle de mort physique nous parlons de la séparation de l’âme qui retourne à Dieu et du corps qui retourne à la poussière. De même, nous parlons de la séparation de la personne d’avec son entourage.
Quand Paul parle de mort spirituelle il est question de la séparation de l’âme d’une personne d’avec Dieu le créateur.
Cela à cause d’une réalité importante : le péché ! Paul ne dit pas simplement vous étiez mort, mais il ajoute l’étiez à cause de vos péchés et de vos transgressions.
Comprenez que depuis le péché originel en Eden, l’humanité toute entière a été contaminé par le péché. C’est pour cela que l’Écriture dit:
Romans 3:23 SER
23 Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ;
Permettez-moi d’illustrer cette notion de mort spirituelle : lorsque quelqu’un est mort, il ne peut plus rien faire. Son corps est là mais il est incapable de bouger par lui-même voire même de réagir à un quelconque stimuli. De même, il est totalement inconscient de ce qui se passe, se dit et se fait même autour de lui.
De façon parallèle, lorsque que quelqu’un est mort spirituellement à cause du péché, il reste indifférent à la voix de Dieu, à Sa Parole ou à Sa présence.
Un mort ne se rend pas compte qu’il est mort.
De même, celui qui est séparé de Dieu pense parfois qu’il « vit », alors qu’il marche vers la perdition. Comme un cadavre ne peut pas se relever par ses propres forces, l’homme spirituellement mort ne peut pas « se sauver » ni produire une justice qui plaise à Dieu.

1.2 L’HUMANITÉ EST ESCLAVE

Paul décrit l’humanité sans Dieu pas seulement comme étant morte, mais comme étant aussi esclave. Cette vérité est issue des 3 mentions faites par Paul lorsqu’il écrit “marcher et vivre selon”. Littéralement on aurait pu traduire marcher et vivre sous le contrôle de
En d’autres termes Paul affirme qu’en plus d’être mort spirituellement, l’humanité sans Dieu est aussi esclave, sous le contrôle de tyrans. Et j’aimerai voir avec vous les trois tyrans que Paul liste :
—> Premièrement, le monde : Paul parle de marche selon le train de ce monde ou sous le contrôle du monde.
Comprenez frères et soeurs et amis le sens de la marche. C’est une image très souvent répandue dans l’Écriture de l’A.T comme au N.T qui évoque la façon de vivre, de se comporter, les habitudes de vies. Marcher de telle manière à dit un homme de Dieu c’est vivre ainsi.
Ce monde c’est cette société sans Dieu, l’ensemble des valeurs, la culture populaire, les raisonnements… Toute ces choses qui foncièrement conteste l’autorité de Dieu.
Un tyran subtil : le monde impose ses normes comme une pression invisible. Sans s’en rendre compte, l’homme finit par penser et agir comme « tout le monde ».
Un tyran séduisant : le monde attire par ses plaisirs et ses promesses trompeuses.
Un tyran écrasant : le monde persécute ou ridiculise ceux qui osent marcher autrement.
—> Le diable : Paul dit que, sans Christ, les hommes vivent « selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion » (Éphésiens 2.2).
👉 Cela signifie que le diable n’est pas seulement un tentateur extérieur : il exerce une influence spirituelle réelle sur ceux qui sont séparés de Dieu.
Un tyran trompeur : Jésus l’appelle « le père du mensonge » (Jean 8.44). Il aveugle l’intelligence pour empêcher les gens de voir la vérité de l’Évangile (2 Corinthiens 4.4).
Un tyran accusateur : le terme « diable » (διάβολος, diabolos) signifie « celui qui divise, qui accuse ». Sans Christ, l’homme vit sous un climat de culpabilité et de condamnation.
Un tyran oppresseur : il enchaîne par le péché, par des pratiques destructrices, et pousse les gens à se rebeller contre Dieu.
—> nous-même : Paul ajoute : « Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées » (Éphésiens 2.3).
👉 Cela veut dire que le plus terrible ennemi de l’homme, ce n’est pas toujours Satan… mais son propre cœur.
Un tyran intérieur : la « chair » (σάρξ, sarx) désigne notre nature humaine corrompue par le péché. Elle nous pousse vers ce qui est contraire à Dieu.
Un tyran insatiable : nos désirs égoïstes ne sont jamais satisfaits. Plus on leur donne, plus ils réclament.
Un tyran destructeur : la chair mène toujours à la mort. Paul dit : « L’affection de la chair, c’est la mort » (Romains 8.6).

1.3 L’HUMANITÉ EST CONDAMNÉE

La dernière partie du v3 nous rappelle qu’à cause de la nature pécheresse que nous avons hérité, et à cause de nos propres fautes, nous sommes destinés à la colère de Dieu.
Cela fait référence à la terrible condamnation éternelle, celle de l’Enfer. D’une éternité loin de Dieu et dans la plus grande souffrance.

#2. LE SALUT OFFERT PAR GRÂCE

2.1 DIEU NOUS RENDS LA VIE PAR GRÂCE

Face à un tel constat on aurait dû s’attendre à ce que la situation soit irréversible. Une humanité condamné, morte spirituellement, sous le contrôle de trois tyrans et sans aucune capacité de changer le cours des choses.
Cependant, Paul affirme que Dieu vient offrir à l’homme un secours inattendu : « Mais Dieu nous a rendu la vie… ».
Dieu n’était pas tenu d’agir ainsi, il aurait pu laisser libre cours à sa colère (verset 3) et à son jugement. Et, personne n’aurait été en droit de lui reprocher quoi que ce soit. Notre salut n’est pas un dû ! Dieu n’avait aucune obligation car à la base l’humanité c’était rebellé contre lui.
Paul met cela au bénéfice du grand amour qui anime le cœur de Dieu envers l’humanité.
Dieu a aimé celles et ceux qui n’avaient pour lui aucun respect. Dieu a aimé des hommes et des femmes qui étaient morts en raison de leurs fautes. Ils s’étaient ingratement rebellés contre lui.
👉 Le salut ne vient pas de notre recherche de Dieu, mais de l’initiative divine.
Illustration : imaginez un enfant tombé dans un puits profond. Il ne peut pas remonter. C’est le père qui descend la corde et le sauve.
Application : arrêtons de penser que nous pouvons « mériter » le salut. C’est grâce seule.
Et c’est pourquoi nous pouvons parler ce soir de richesse de la grâce ! Dieu qui est riche en bonté et en miséricorde a offert en cadeau à l’humanité morte spirituellement, esclave et condamné un moyen de salut !
passer de la mort à la vie
D’esclave à libre
De condamné à relaxé !
Comment a-t-il opéré cela ?

2.2 JÉSUS, LE GRAND VAINQUEUR

Dieu a opéré tout cela en Christ !
En fait c’est là le coeur de l’Évangile : Christ a été le grand vainqueur !
—> Christ a vaincu le péché c-à-d. ce qui causait notre mort :
Il est le seul homme à avoir vécu parfaitement selon la volonté de Dieu (Hébreux 4.15). Là où nous avons échoué, il a triomphé.
Il a pris sur lui la séparation qui pesait sur nous (« Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », Marc 15.34).
en sortant du tombeau, il a brisé le pouvoir de la mort spirituelle et physique.
—> Christ a vaincu les 3 tyrans qui asservissait l’humanité :
Jésus a dit : « Prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16.33). Il a vécu au milieu du monde, mais sans se laisser conformer à lui.
À la croix, Jésus a remporté une victoire décisive : « Il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix » (Colossiens 2.15). Le diable voulait garder les hommes dans la peur de la mort et la culpabilité, mais Jésus a payé la dette. Par sa résurrection, il a brisé son pouvoir.
À la croix, Jésus n’a pas seulement porté nos péchés : il a aussi condamné le péché dans la chair (Romains 8.3). Notre vieille nature a été crucifiée avec lui (Romains 6.6). Par le Saint-Esprit, une nouvelle nature est donnée : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5.17). Nous ne sommes plus esclaves de nous-mêmes. Nous pouvons dire « non » au péché et « oui » à Dieu.
—> Christ a vaincu notre condamnation : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8.1). À la croix, Jésus a porté la condamnation qui nous revenait (Ésaïe 53.5). Résultat : le jugement n’est plus suspendu au-dessus de notre tête. Nous avons la paix avec Dieu (Romains 5.1).

2.3 IL NOUS OFFRE IDENTIFICATION AVEC CHRIST

La victoire de Jésus est objective (elle est acquise à la croix et dans la résurrection), mais elle devient subjective (réelle dans nos vies) par notre identification à Jésus par la foi.
Regardez avec moi les v5-6
Ephesians 2:1–10 LSG
5 nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés); 6 il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ,
Paul fait référence à une identification : ressuscité avec Christ / ressuscité ensemble et assoir ensemble et en Christ.
Et Paul dit puisque Jésus a opéré une telle oeuvre (celle que nous venons de developpé triomphant de tout) celui qui est en lui partage les bénéfices de son oeuvre et la destinée glorieuse.
Ce qui advient au Christ nous arrive simultanément puisque nous sommes caché en lui. Son histoire devient la nôtre.
S’il ressuscite, nous reprenons vie avec lui, spirituellement pour l’instant, physiquement lors de son retour.
S’il monte au ciel, nous y accédons en sa compagnie, spirituellement pour l’instant, physiquement quand le ciel et la terre seront renouvelés à la fin de l’histoire.
Unis à lui, nous sommes au bénéfice de sa vie (de sa résurrection) et de sa victoire, puisque nous siégeons avec lui dans le monde céleste. Or seuls les vainqueurs s’installent dans le monde céleste au-dessus des puissances vaincues !

#3. UNE RÉSURRECTION ACCESSIBLE PAR LA FOI

3.1 – La foi comme main tendue

« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi » (v.8).
La grâce est le cadeau, la foi est la main qui le reçoit. Sans la foi, le cadeau reste sur la table.
Illustration : si quelqu’un vous tend un chèque de 10 000 €, mais que vous refusez de le prendre, il n’aura aucun effet dans votre vie.

3.2 – La foi comme confiance totale

La foi n’est pas un simple assentiment intellectuel. C’est une confiance de tout notre être.
Illustration : comme lorsqu’on s’assoit sur une chaise. On transfère tout notre poids. La foi, c’est transférer toute notre confiance sur Christ, et non plus sur nous-mêmes.
Application : sur quoi reposons-nous vraiment ? Nos œuvres, notre religion, ou Christ seul ?

3.3 – La foi qui produit des œuvres

Paul ajoute : « Nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres » (v.10). 👉 La foi véritable produit un changement concret. On ne travaille pas pour être sauvés, mais parce que nous sommes sauvés.
Illustration : un arbre vivant porte naturellement du fruit.
Application : frères et sœurs, qu’est-ce que notre foi produit dans nos vies ? Du pardon ? Du service ? De l’amour ?
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