Être chrétien ou être disciple ?

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Introduction : “Qui es-tu vraiment ?”

Aujourd’hui, on parle beaucoup d’identité.
Les réseaux sociaux nous poussent à fabriquer un personnage : photo filtrée, bio qui claque, et parfois une vie qui ressemble plus à une fiction qu’à la réalité.
Les administrations nous rappellent qu’on n’est personne sans une carte d’identité.
Et certains chrétiens ressemblent à ça : ils portent une étiquette « chrétien », mais ne vivent pas comme disciples.
Mais la vraie question est celle-ci : Ton identité est-elle construite par toi, ou reçue en Christ ?
Parce que la Bible dit : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5:17). Ton identité, ce n’est pas ton passé, ni ton apparence, ni ton service. Ton identité est un cadeau que Dieu t’a déjà donné en Jésus.
Le monde veut que tu te définisses par ce que tu fais, mais Dieu veut que tu vives à partir de ce que tu es en Christ.
C’est là que beaucoup trébuchent : notre identité n’est pas construite par nos efforts, notre statut ou nos réussites. Elle est reçue en Christ. Mais recevoir cette identité n’est pas passif : elle demande une action quotidienne — abandonner notre caractère naturel, renoncer aux compromis et dire oui à l’obéissance, même quand cela coûte.
Imaginez un soldat qui reçoit son uniforme et son arme : il ne devient pas efficace simplement parce qu’il a l’équipement. Il doit s’entraîner, apprendre à manier son outil et se soumettre à la discipline. De la même manière, nous recevons notre identité en Christ, mais il nous faut apprendre à vivre dans cette identité, marcher dans la foi et dans la soumission pour que notre autorité spirituelle devienne réelle.
C’est ce que nous allons explorer aujourd’hui : prendre possession de notre identité en Christ, comprendre qu’elle n’est pas un droit abstrait, mais une réalité vécue au quotidien, dans l’obéissance et la transformation.

I. Notre identité n’est pas construite, mais reçue en Christ

Nous sommes une nouvelle création

2 Corinthiens 5.17 LSG
17 Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
Quand nous recevons Christ, tout change à l’intérieur. Ce n’est pas une amélioration superficielle, mais une transformation radicale de notre nature.
Exemple concret : imaginez un ordinateur vieux, lent, plein de virus. La foi en Christ, c’est comme installer un nouveau système d’exploitation : tout le programme change, mais certaines traces anciennes peuvent rester si on ne laisse pas le programmeur agir pleinement.

Abraham : quitter le connu pour recevoir le devenir de Dieu

Genèse 12.1–4 LSG
1 L’Éternel dit à Abram: Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. 2 Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. 3 Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. 4 Abram partit, comme l’Éternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu’il sortit de Charan.
Abraham avait tout : sécurité, richesse, famille, confort… et pourtant Dieu l’appelle à partir. Pourquoi ? Parce que recevoir le devenir de Dieu implique parfois de quitter ce que nous avons déjà.
Il a dû laisser ses habitudes, sa sécurité, ses repères pour marcher vers le plan divin. C’est exactement ce que Dieu nous demande : l’obéissance au-delà de ce qui nous semble confortable, pour que notre identité en Christ se manifeste pleinement.
Illustration concrète :
Un employé bien installé dans son poste se voit offrir une mission risquée à l’étranger. Il pourrait dire : « Je suis bien ici… » mais s’il accepte, il découvre de nouvelles compétences et un avenir qu’il n’aurait jamais imaginé.
De la même manière, Abraham est parti « sans savoir où il allait » mais a reçu l’avenir promis par Dieu.
Point clé pour l’auditoire : Recevoir notre identité en Christ demande parfois de lâcher ce que nous pensons être notre sécurité, notre passé ou nos titres, pour marcher dans ce que Dieu a préparé pour nous.

Satan et les pièges sur le chemin de notre identité

Lorsque nous commençons à découvrir qui nous sommes en Christ, Satan n’est jamais loin. Il sait que notre autorité et notre efficacité spirituelle dépendent de notre identité. Alors il tente de nous détourner avec des changements futiles ou des priorités qui paraissent spirituelles, mais qui en réalité nous déroutent de notre mission et retardent notre croissance.
Exemple concret :
Imagine un jeune chrétien qui commence à comprendre sa valeur en Christ et reçoit un appel pour servir dans un ministère de compassion. Satan peut l’amener à se concentrer sur la décoration de son bureau, ses habits, son apparence spirituelle ou des détails mineurs, au lieu de se consacrer à la mission pour laquelle Dieu l’a réellement appelé.
Il peut aussi nous faire douter de notre appel en nous comparant aux autres : « Lui, il a plus de dons, toi tu n’y arriveras jamais », ou nous distraire avec des activités secondaires qui semblent bonnes, mais qui nous éloignent du cœur de notre identité.
Point clé pour l’auditoire :
Découvrir son identité en Christ n’est pas un jeu de décorations extérieures, ni une compétition, ni un concours de popularité spirituelle.
Il faut rester concentré sur ce que Dieu nous a donné et discerner les tentatives de Satan pour détourner notre attention avec des priorités futiles.

Être envoyé : le sens biblique d’ἐκβάλλω (ekballo)

Le mot grec ekballo signifie littéralement : « être jeté, poussé dehors, envoyé avec force ».
Dans la Bible, les envoyés de Dieu ne restent pas dans leur zone de confort. Ils sont poussés pour devenir, pour se dépouiller de leur ego, pour apprendre à dépendre totalement de Dieu.
Matthieu 28.19–20 LSG
19 Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, 20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
Exemple concret actuel :
Un jeune chrétien reçoit un appel pour servir dans un ministère ou pour témoigner dans un lieu difficile. Il peut être tenté de rester confortable à l’église ou dans son travail habituel. Mais dès qu’il dit « oui » et se laisse pousser par Dieu, il devient pleinement ce pour quoi Dieu l’a créé.
Comme Abraham, Jonas, et les disciples : être envoyé implique un mouvement, un dépassement, un « jeté vers » ce que Dieu a préparé.

Nous sommes bénis, choisis, adoptés et acceptés

Éphésiens 1.3–6 LSG
3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ! 4 En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, 5 nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, 6 à la louange de la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son bien-aimé.
Dieu ne nous regarde pas comme une étiquette ou une performance : Il nous a choisis d’avance, adoptés, acceptés.
La vraie identité chrétienne ne dépend ni de ce que nous avons accompli, ni de notre passé, ni de nos échecs.
Illustration concrète : quelqu’un peut se sentir nul, rejeté ou insignifiant… mais Dieu dit : « Tu es mon enfant, tu es accepté, tu as un héritage céleste ! »
Humour possible : « Dieu ne vous a pas choisis pour votre CV spirituel… Il ne regarde pas combien de versets vous pouvez citer à l’église ! 😄 »

Notre identité en Christ = mission + obéissance

Beaucoup de chrétiens vivent sous pression, croyant que leur valeur dépend de ce qu’ils font pour Dieu. Mais l’Écriture est claire : notre identité est donnée, pas gagnée.
Recevoir l’identité ne se limite pas à savoir qui nous sommes. C’est aussi être conscient de ce que Dieu nous envoie faire.
L’autorité chrétienne ne vient pas de notre puissance ou de notre talent, mais du référentiel de notre mission et de notre position en Christ.
Quand nous marchons dans notre identité et notre mission, nous exerçons l’autorité que Dieu nous a confiée, comme Abraham qui est devenu père d’une multitude en quittant ce qu’il avait.

II. Les dimensions de l’identité en Christ

L’identité chrétienne n’est pas un concept vague ou purement spirituel, elle a des dimensions très concrètes que la Parole de Dieu nous révèle.
D’abord, nous sommes enfants de Dieu.
Jean 1.12–13 LSG
12 Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, 13 non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
Être enfant, ce n’est pas être employé, ni invité, c’est être de la famille. Et Romains 8 ajoute que nous avons reçu l’Esprit d’adoption, qui nous fait crier « Abba, Père ! » Cela veut dire que notre identité ne se résume plus à nos origines, à nos blessures ou à notre passé : nous appartenons à une nouvelle famille, celle de Dieu lui-même.
Ensuite, Paul dit dans Philippiens 3:20
Philippiens 3.20 LSG
20 Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ,
que nous sommes citoyens du Royaume. Cela change tout ! Notre identité ne se limite pas à notre carte nationale ou à notre culture terrestre. Nous avons un passeport céleste, et nous vivons selon les lois et les valeurs d’un autre Royaume, celui de Dieu. Cela nous donne une perspective différente sur nos choix, nos priorités et nos combats.
Paul dit aussi dans
Éphésiens 4.24 LSG
24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.
que nous avons revêtu l’homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté de la vérité. Notre identité n’est pas seulement d’être pardonnés, mais transformés. Nous ne sommes pas simplement des pêcheurs qui essayent de s’en sortir, nous sommes des hommes et des femmes nouveaux, porteurs de la nature de Christ.
Enfin, l’apôtre Pierre nous rappelle que nous sommes prêtres et rois (1 Pierre 2:9 ; Apocalypse 1:6). Prêtres, parce que nous avons accès directement à Dieu et nous représentons les hommes devant Lui. Rois, parce que nous exerçons une autorité spirituelle dans le monde, pas pour dominer, mais pour manifester le règne de Christ. Notre identité n’est pas passive : elle est active, elle nous place dans une position de service et d’autorité.

III. Les implications pratiques

Mais à quoi cela sert-il concrètement de savoir qui nous sommes en Christ ? La Bible nous donne plusieurs implications directes.
La première, c’est la confiance et l’assurance. Hébreux 4:16 nous invite à nous approcher du trône de la grâce avec assurance. L’identité en Christ nous libère de la peur d’être rejetés ou insuffisants. Nous savons que nous avons notre place devant Dieu, comme ses enfants.
Hébreux 4.16 LSG
16 Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.
La deuxième implication, c’est la liberté face au péché et aux accusations. Romains 8:1 déclare : « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » Cela veut dire que peu importe ce que l’ennemi nous rappelle de notre passé, ou ce que notre conscience nous accuse encore, notre identité est scellée par le sang de Christ. Nous sommes libres.
Romains 8.1 LSG
1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.
La troisième, c’est la stabilité face aux mensonges de l’ennemi. Jésus a dit en Jean 8:32 : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Quand nous savons qui nous sommes en Christ, nous ne sommes plus ballotés par les mensonges de Satan ou les jugements des hommes. La vérité nous ancre et nous garde fermes.
Jean 8.32 LSG
32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira.

IV. Entrer en possession de son identité

Mais attention : cette identité, elle doit être prise en possession. Ce n’est pas automatique, il faut marcher dedans.
D’abord, par la foi. Paul dit en Galates 2:20 Nous ne ressentons pas toujours notre identité, mais nous la recevons et nous la vivons par la foi.
Galates 2.20 LSG
20 J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi.
Ensuite, par la confession. Proverbes 18:21 dit que la mort et la vie sont au pouvoir de la langue. Confesser qui nous sommes en Christ, déclarer ce que Dieu dit de nous, c’est entrer dans la réalité de notre identité. Ce n’est pas de l’auto-suggestion, c’est aligner notre bouche avec la vérité de Dieu.
Proverbes 18.21 LSG
21 La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; Quiconque l’aime en mangera les fruits.
Enfin, par la marche quotidienne. Colossiens 2:6 . Notre identité n’est pas une théorie ou une émotion d’un dimanche matin. C’est une marche quotidienne : chaque choix, chaque attitude devient une occasion de manifester ce que nous sommes en Christ.
Colossiens 2.6–7 LSG
6 Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, 7 étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces.

Conclusion

L’autorité chrétienne n’est pas une question de puissance charismatique, ni de dons spectaculaires. Elle est d’abord une question de référentiel d’identité. Celui qui sait qui il est en Christ n’a pas besoin de forcer pour être entendu : il parle et agit à partir d’une position reçue de Dieu.
Voilà pourquoi notre premier combat est de tenir ferme dans notre identité. Parce que c’est sur cette base que nous allons comprendre, dans la suite, que l’autorité chrétienne n’est pas une question de puissance, mais de référentiel de combat.
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