LA VENUE DE LA MANNE

Noël  •  Sermon  •  Submitted   •  Presented
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Ce message inaugure une série de Noël sur la venue de Jésus en écho à notre semaine de jeûne et prière. Il explore la manne dans le désert comme symbole de la provision divine et de l’épreuve du cœur, montre comment Jésus est la provision parfaite et éternelle de Dieu, et révèle le processus de transformation intérieure nécessaire pour laisser l’Égypte (l’ancienne vie, les habitudes et la nostalgie) quitter notre cœur. La prédication appelle à la dépendance quotidienne à Dieu, à l’assimilation de Sa parole, et à la libération spirituelle pour entrer pleinement dans la vie nouvelle offerte par Christ.

Notes
Transcript

Noël : Quand la Parole descend vraiment

Je voudrais commencer par une scène que beaucoup de parents connaissent bien.
Il y a ces moments où l’on parle à nos enfants, encore et encore. On explique, on répète, on avertit… et pourtant, rien ne semble vraiment changer. Les mots entrent, mais ne descendent pas jusqu’au cœur.
Puis, un jour, une personne extérieure arrive. Un ami, un invité, quelqu’un que les enfants respectent différemment.
Cette personne dit exactement la même chose que nous avons répétée des dizaines de fois… Et soudain, c’est la révélation : « Ah… d’accord ! » Cette fois, ils comprennent.
Ce jour-là, on réalise que le problème n’était pas dans le contenu des paroles, mais dans la manière de les recevoir.
Et ce matin, la vraie question est celle-ci : Comment recevons-nous la Parole de Dieu ?
Le sens de cette série
Cette série de messages ne vient pas de nulle part. Elle est le prolongement de ce que nous avons vécu pendant notre semaine de jeûne et de prière, avec l’enseignement du prophète Victor.
Dieu nous a appelés à un pas de plus : aller plus loin dans Sa Parole.
Pas en surface.
Pas dans l’habitude.
Pas comme une simple routine spirituelle.
Mais dans la profondeur.
Jeudi, nous avons médité un texte fondamental :
1 Thessaloniciens 2.13 LSG
13 C’est pourquoi nous rendons continuellement grâces à Dieu de ce qu’en recevant la parole de Dieu, que nous vous avons fait entendre, vous l’avez reçue, non comme la parole des hommes, mais, ainsi qu’elle l’est véritablement, comme la parole de Dieu, qui agit en vous qui croyez.
Paul rappelle qu’il ne prêchait pas comme les religieux de son temps.
Pas avec dureté.
Pas avec orgueil.
Mais avec douceur, avec amour.
Certains l’ont entendu comme un simple orateur. Comme une personne qui tenait un beau discours ou encore une exhortation bien formulée.
Mais les chrétiens de Thessalonique, eux, ont compris : ce n’était pas la voix d’un homme, c’était la voix de Dieu.
Interpellation du cœur
Aujourd’hui, vous pouvez m’écouter de deux façons.
Vous pouvez entendre les paroles de Samuel : un message structuré, peut-être touchant, peut-être encourageant.
Ou bien… vous pouvez chercher la voix de Dieu dans ce qui est annoncé.
Et lorsque c’est Dieu qui parle, ce n’est plus un sermon, c’est une visitation du cœur.
Transition vers Exode 16
Et c’est exactement ce que nous allons découvrir dans Exode 16.
Le peuple d’Israël avait une tendance profonde : le murmure. Ce n’était pas seulement se plaindre, c’était se replier, bouder, parler entre eux plutôt que de se remettre en question.
Au lieu d’avancer, ils murmuraient. Au lieu de grandir, ils critiquaient.
Alors Dieu a établi une stratégie étonnante : Il a décidé de leur donner ce qu’ils demandaient… et d’observer leur cœur.
Et ce matin, nous allons découvrir ensemble que Dieu ne leur a pas simplement donné ce qu’ils voulaient… Il leur a donné ce dont ils avaient besoin.
Transition vers la lecture
Nous allons maintenant entrer dans le texte de Exode 16, non comme dans une simple histoire, mais comme dans un miroir que Dieu place devant nos cœurs.
Exode 16 PDV
1 Les Israélites partent d’Élim. Le deuxième mois après la sortie d’Égypte, le 15 du mois, toute la communauté d’Israël arrive au désert de Sin. Celui-ci est situé entre Élim et le mont Sinaï. 2 Là, dans le désert, toute la communauté d’Israël parle contre Moïse et Aaron. 3 Ils disent : « Le SEIGNEUR aurait dû nous faire mourir en Égypte. Là-bas, nous étions assis près de nos marmites pleines de viande et nous avions assez à manger. Mais vous nous avez fait venir dans ce désert pour nous laisser tous mourir de faim ! » 4 Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Pour vous, je vais faire pleuvoir de la nourriture du haut du ciel. Chaque jour, les gens sortiront du camp. Ils ramasseront ce qu’il faut pour une journée. Ainsi, je verrai ce que vous valez et je saurai si vous suivez ma loi, oui ou non. 5 Le sixième jour, quand vous préparerez ce que vous aurez rapporté, il y en aura deux fois plus que les autres jours. » 6 Moïse et Aaron disent à tous les Israélites : « Ce soir, vous saurez que c’est le SEIGNEUR qui vous a fait sortir d’Égypte. 7 Et demain matin, vous verrez sa gloire, car il vous a entendus parler contre lui. Vous parlez contre nous, pourquoi donc ? Nous, nous ne sommes pas importants. » 8 Puis Moïse continue : « Vous verrez que c’est le SEIGNEUR, quand il vous donnera de la viande à manger, le soir, et tout le pain que vous voulez, le matin. Oui, le SEIGNEUR vous a entendus parler contre lui. Nous, nous ne sommes pas importants. Ce n’est pas contre nous que vous avez parlé, c’est bien contre le SEIGNEUR. » 9 Ensuite, Moïse dit à Aaron : « Le SEIGNEUR a entendu toute la communauté d’Israël parler contre lui. Dis-leur de venir devant lui ! » 10 Aaron parle à toute la communauté. Pendant ce temps, les Israélites regardent dans la direction du désert. Tout à coup, ils voient la gloire du SEIGNEUR dans le nuage de fumée. 11 Le SEIGNEUR dit à Moïse : 12 « J’ai entendu les Israélites parler contre moi. Tu leur diras : “Ce soir, vous mangerez de la viande, et demain matin, vous aurez tout le pain que vous voulez. Ainsi, vous saurez que le SEIGNEUR votre Dieu, c’est moi.” » 13 Le soir, des cailles arrivent et elles se posent sur tout le camp. Le matin, le sol est mouillé tout autour du camp. 14 Quand le sol redevient sec, des petits grains blancs, très fins, restent par terre. 15 Les Israélites regardent et se disent entre eux : « Qu’est-ce que c’est ? » En effet, ils ne savent pas ce que c’est. Mais Moïse leur dit : « C’est le pain que le SEIGNEUR vous donne à manger. 16 Voici ce que le SEIGNEUR commande : “Chacun doit ramasser ce qui lui est nécessaire. Prenez-en à peu près une mesure par personne. Tenez compte du nombre de personnes qui vivent dans la même tente.” » 17 Les Israélites obéissent. Quelques-uns en ramassent plus, d’autres en ramassent moins. 18 Ils mesurent ce qu’ils ont ramassé. Celui qui en a plus n’a pas trop à manger. Celui qui en a moins ne manque pas de nourriture. Chacun a pris ce qui lui était nécessaire. 19 Moïse leur dit encore : « Ne gardez rien jusqu’à demain ! » 20 Certains n’écoutent pas Moïse. Ils gardent de la nourriture jusqu’au matin. Mais elle est pleine de vers et elle sent très mauvais. Alors Moïse se met en colère contre eux. 21 Tous les matins, chacun ramasse ce qui lui est nécessaire. Quand le soleil devient chaud, la nourriture qui reste par terre fond. 22 Le sixième jour, les Israélites ramassent deux fois plus de nourriture, à peu près deux mesures pour chacun. Tous les chefs de la communauté viennent le dire à Moïse. 23 Moïse leur répond : « C’est un ordre du SEIGNEUR. Demain, c’est le sabbat, le jour du repos. C’est un jour pour le SEIGNEUR. Faites cuire ce que vous voulez cuire, faites bouillir ce que vous voulez bouillir. Ce qui reste, gardez-le jusqu’à demain matin. » 24 Les Israélites gardent cette nourriture jusqu’au jour suivant, comme Moïse l’a demandé. Et elle est bonne à manger. Il n’y a pas de vers dedans, et elle ne sent pas mauvais. 25 Moïse dit : « Mangez cette nourriture aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est le jour du sabbat, le jour du SEIGNEUR. Vous ne trouverez rien à manger autour du camp. 26 En effet, pendant six jours, vous pouvez ramasser cette nourriture sur le sol. Mais le septième jour, c’est le sabbat. Vous n’en trouverez pas. » 27 Pourtant, le septième jour, quelques Israélites sortent pour chercher de la nourriture. Ils ne trouvent rien. 28 Alors le SEIGNEUR dit à Moïse : « Est-ce que vous allez refuser encore longtemps d’obéir à mes commandements et à mes enseignements ? 29 Moi, le SEIGNEUR, je vous ai donné le sabbat. C’est pourquoi, le sixième jour, je vous donne aussi à manger pour deux jours. Alors, le septième jour, chacun doit rester chez soi. Personne ne doit sortir de chez soi. » 30 Ainsi, le peuple d’Israël se repose le septième jour. 31 Les Israélites donnent à cette nourriture le nom de manne. Elle est formée de petits grains blancs et elle a le goût d’un gâteau au miel. 32 Moïse dit : « Voici l’ordre du SEIGNEUR : “Remplissez de manne un récipient. Vous la garderez pour vos enfants et les enfants de leurs enfants. Ainsi ils verront la nourriture que je vous ai donnée dans le désert, quand je vous ai fait sortir d’Égypte.” » 33 Moïse dit à Aaron : « Prends un récipient et mets dedans une part de manne. Place-le devant le SEIGNEUR, afin de garder un peu de manne, pour vos enfants et les enfants de leurs enfants. » 34 Aaron obéit au commandement que le SEIGNEUR a donné à Moïse : il place le récipient devant les tablettes de l’alliance pour qu’on le garde à cet endroit. 35 Les Israélites mangent de la manne pendant 40 ans, jusqu’à leur arrivée dans un pays habité. Ils en mangent donc jusqu’à leur arrivée à la frontière du pays de Canaan. 36 La part pour chaque personne est d’une mesure. Cette mesure appelée « omer » correspond à un dixième de l’unité de mesure appelée « épha ».

I. LA MANNE : UNE PROVISION… ET UNE ÉPREUVE

Lorsque Dieu fait tomber la manne du ciel, Il ne se contente pas de nourrir des corps affamés. Il met en place une école spirituelle, une pédagogie qui révèle la nature du cœur humain.
La Parole dit :
Exode 16.4 BDS
4 Alors l’Eternel dit à Moïse : Regarde, je vais faire pleuvoir du ciel sur vous du pain ; le peuple sortira et en ramassera chaque jour la ration nécessaire. Je le mettrai à l’épreuve de la sorte et je verrai s’il se conforme ou non à mes instructions.
Dieu ne cherche pas à voir simplement s’ils vont manger. Il veut savoir : Vont-ils Lui faire confiance ? Vont-ils dépendre de Lui ? Vont-ils obéir à Sa parole chaque jour ?
Imaginez un instant : un peuple qui vient juste de quitter l’Égypte, libre enfin, mais encore rempli des habitudes de l’esclavage. Chaque matin, ils devaient sortir de leur tente, se pencher, ramasser la manne.
Pas pour demain.
Pas pour la semaine.
Pour aujourd’hui seulement.
Dieu les place dans une dépendance quotidienne, afin que chaque jour, ils soient obligés de regarder vers Lui. Et cette vérité nous interpelle :
Nous ne pouvons pas marcher aujourd’hui avec la grâce d’hier.
Nous ne pouvons pas vivre aujourd’hui avec les bénédictions que Dieu nous a données autrefois.
Dieu veut que chaque jour nous recevions la nourriture de Son cœur, et non que nous survivions dans les souvenirs.
C’est là un appel à une relation vivante et quotidienne avec Dieu, et non une relation fondée sur ce que nous avons déjà accumulé dans le passé.
Dieu anticipe nos besoins : la double portion
Mais ce n’est pas tout. La Parole nous révèle un autre aspect de cette pédagogie divine :
Exode 16.22 LSG
22 Le sixième jour, ils ramassèrent une quantité double de nourriture, deux omers pour chacun. Tous les principaux de l’assemblée vinrent le rapporter à Moïse.
Pourquoi une double portion ? Parce que Dieu savait que le sabbat allait arriver. Avant même que le peuple ne ressente le manque, Dieu avait déjà prévu la provision nécessaire.
Ceci est un enseignement spirituel profond : Dieu prévient nos faiblesses. Il prépare nos saisons de repos et de renouveau avant même que nous ayons conscience de notre fatigue. C’est exactement ce que Jésus fait pour nous : Il nous offre Sa provision à l’avance, pas seulement quand nous trébuchons, pas seulement quand nous avons faim ou soif.
2 Corinthiens 12.9 LSG
9 et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi.
Sa grâce est déjà suffisante, déjà disponible, déjà anticipée pour chaque moment de notre vie.
La manne doit être transformée avant d’être consommée
Dieu ne donne pas des dons bruts pour que nous les consommions tels quels. La Bible dit :
Nombres 11.8 PDV
8 Pendant la nuit, elle tombe sur le camp en même temps que les petites gouttes de rosée. Le matin, les gens vont un peu partout pour la ramasser, puis ils l’écrasent entre deux pierres, ou ils la pilent dans un mortier. Ensuite, ils la cuisent dans une marmite, ou bien ils en font des galettes. La manne a un goût de beignets cuits dans l’huile.
Même un don du ciel doit être travaillé, transformé, approprié.
Et c’est une image claire de notre vie spirituelle. Jésus ne se “goûte” pas simplement à la surface.
Il ne se consomme pas dans l’émotion.
Il ne se limite pas à un moment de célébration ou à une belle expérience.
Jésus doit être médité, intériorisé, laissé pénétrer dans le cœur et l’esprit.
Colossiens 3.16 LSG
16 Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos coeurs sous l’inspiration de la grâce.
Noël n’est pas seulement un moment de joie ou d’émotion. Noël est un appel à assimiler Jésus, à le laisser transformer notre manière de penser, de sentir et d’agir.
Illustration pratique
Pensez à cette scène avec les enfants et les paroles répétées par les parents : parfois, il faut qu’un tiers, extérieur, dise la même chose pour que le cœur entende et change. De même, nous pouvons entendre la Parole de Dieu chaque dimanche, mais si nous ne la méditons pas, si nous ne la laissons pas descendre dans le cœur, elle reste comme un discours humain. La manne d’hier ne nous nourrit pas aujourd’hui. C’est la manne de ce matin, transformée, intégrée, qui devient vie.
Application spirituelle
Frères et sœurs, cette première leçon de Noël est claire :
Dieu nous offre Sa provision chaque jour, pas en avance ni en réserve.
Il anticipe nos besoins pour que nous puissions entrer dans Son repos.
Ses dons demandent une appropriation consciente et un travail spirituel.
Recevoir Jésus, ce n’est pas simplement le voir, le connaître ou ressentir quelque chose. C’est le laisser descendre et transformer notre cœur.
Transition vers le point suivant : Maintenant que nous comprenons que la manne est une épreuve et une provision quotidienne, voyons comment Dieu prévoit nos besoins avant même que nous les ressentions, et comment Jésus est cette provision parfaite.

II. LE DÉSERT : DIEU DÉRACINE L’ÉGYPTE DU CŒUR

Nous avons vu que la manne enseigne la dépendance quotidienne et la provision parfaite de Dieu. Mais il y a une étape que beaucoup d’entre nous oublient : la transformation intérieure.
Le peuple d’Israël mange, mais murmure. Il est libre, mais nostalgique.
Nombres 11.5 LSG
5 Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte, et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx.
C’est le syndrome du “c’était mieux avant”.
1. Pourquoi regretter l’Égypte ?
Ce qui est frappant, c’est que ces hommes et ces femmes avaient vécu l’esclavage et la souffrance. Ils avaient vu la puissance de Dieu à l’œuvre pour les délivrer. Et pourtant, au lieu de marcher dans la gratitude et la foi, ils regardent en arrière.
Pourquoi ?
Parce que le cœur est plus long à libérer que le corps.
Ils ont quitté l’Égypte en une nuit, mais il a fallu quarante ans pour que l’Égypte quitte leur cœur.
(Phrase entendu dans un Regard Protestant sur Exode 16)
Le désert devient alors un lieu de désintoxication spirituelle, un lieu où Dieu déracine ce qui reste attaché à notre passé.
2. La désintoxication spirituelle
Dieu nous appelle à quitter notre “Égypte” intérieure. Cela passe par plusieurs étapes :
a) Mentalité de survie Le peuple d’Israël était habitué à survivre dans l’esclavage, à chercher à se protéger par lui-même, à vivre dans la peur. Dans le désert, Dieu leur apprend à dépendre de Lui pour chaque jour.
b) Esprit d’esclavage Même libre physiquement, leur esprit restait prisonnier de l’Égypte. Le murmure, la nostalgie, le doute : tout cela montre que la liberté extérieure ne suffit pas si le cœur n’est pas transformé.
c) Nostalgie des anciennes sécurités La manne et la provision quotidienne étaient un défi pour leur confort mental. Ils avaient du mal à lâcher les anciennes habitudes, les routines d’avant, ce qui leur semblait sûr, même si c’était destructeur.
d) Combat entre chair et esprit Chaque murmure, chaque nostalgie, chaque regret, révèle le conflit décrit par Paul :
Galates 5.17 LSG
17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.
Le désert n’est pas seulement un lieu géographique. C’est un terrain spirituel où Dieu déracine nos anciennes sécurités, nos vieilles habitudes, nos attachements à ce qui ne nourrit pas la vie éternelle.
3. Application pratique
regardons nos vies :
Y a-t-il encore des “Égypte” que nous portons dans nos cœurs ?
Des souvenirs, des habitudes, des façons de penser ou de réagir qui nous empêchent de marcher pleinement avec Dieu ?
Des murmures, des comparaisons, des nostalgies qui nous tiennent captifs ?
Dieu nous appelle à un véritable désert intérieur, un lieu où il purifie, déracine et transforme.
La manne seule ne suffit pas si le cœur n’est pas libéré. La grâce de Noël entre dans nos vies, mais elle demande un cœur prêt à abandonner l’ancienne Égypte.
4. Conclusion du point
Ainsi:
Le désert enseigne la dépendance quotidienne (la manne).
Mais il révèle aussi les attachements du cœur.
Noël, ce n’est pas seulement un don venu du ciel.
Noël est aussi une invitation à laisser Dieu déraciner l’Égypte de nos cœurs, afin que nous soyons libres de Le recevoir pleinement.
« En une nuit, ils ont quitté l’Égypte, mais il a fallu quarante ans pour que l’Égypte quitte leur cœur. »

III. JÉSUS : LA MANNE DEVENU CHAIR ET LA PROVISION PARFAITE DE DIEU

Si la manne dans le désert était un signe de la provision de Dieu pour Israël, elle n’était encore qu’une ombre, une anticipation limitée de ce que Dieu allait accomplir pleinement en Jésus-Christ.
Jean ne commence pas son évangile avec une crèche, avec une mangeoire, avec un miracle visible aux hommes. Non. Il commence avec l’éternité :
Jean 1.1 LSG
1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
La Parole, c’est Jésus. Jésus n’est pas seulement un envoyé, un prophète ou un maître. Jésus est Dieu qui s’approche de nous.
1. La manne temporaire et Jésus éternel
La manne nourrissait le corps pour un jour. Elle était limitée, fragile et éphémère.
Mais Jésus…
Il descend du ciel pour nourrir l’âme et non seulement le corps.
Il donne la vie éternelle, pas seulement un soulagement temporaire.
Il sauve aujourd’hui, demain et pour toujours.
Jean 6.35 LSG
35 Jésus leur dit: Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Chaque personne qui reçoit Jésus comme Seigneur découvre que la provision divine dépasse toute attente, qu’Il ne se limite pas à nos besoins immédiats.
2. La provision parfaite pour toutes les saisons
Souvenons-nous de la double portion dans le désert : le sixième jour, Dieu anticipait le sabbat, préparait ce qui était nécessaire avant le besoin.
Jésus est cette double portion éternelle. Il est la provision suffisante pour toutes nos saisons, même lorsque nous sommes :
Fatigués après un long combat spirituel
Silencieux et désemparés dans notre vie intérieure
Au désert, là où rien ne semble pousser
Chaque fois que nous nous tournons vers Lui, Il est là, déjà préparé, déjà complet, déjà suffisant.

CONCLUSION — Noël : Dieu descend encore

Dieu ne cherche pas des personnes émerveillées. Il cherche des personnes transformées.
Ce Noël, la manne tombe encore. Ce n’est plus sur le sable du désert… C’est dans les cœurs qui ont faim..
PHRASE DE CLÔTURE
« Seigneur, fais de nous un peuple qui ne goûte pas seulement ta présence, mais qui en vit chaque jour. »
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