La grâce de la reconnaissance
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· 4 viewsAs we continue our study in Colossians, Paul responds with deep gratitude to God for the fruit the gospel has produced in the church. Their faith in Christ, their love for all the saints, and their hope laid up in heaven bear witness to the truth and power of the gospel. These fruits show that the grace of God has truly come to them and is powerfully at work among them, just as it is throughout the world. God’s grace not only brings salvation, but also produces sanctification, causing His people to bear fruit unto His glory
Notes
Transcript
Introduction
Introduction
Veuillez ouvrir vos Bibles à l'épître aux Colossiens, chapitre 1
Illustration D’ouverture
Illustration D’ouverture
Lorsque j’étais plus jeune,
je me souviens d’un jour particulier ou j’étais très fâché contre mes parents.
Je ne me souviens plus pourquoi,
sans doute pour une raison insignifiante,
mais il y avait ce jour là beaucoup de tension entre eux et moi.
Pour apaiser la situation,
mes parents ont décidé de nous faire sortir de la maison,
pour aller faire un tour en voiture dans les montagnes.
C’était une chose que nous faisions souvent.
Mais cette fois là serait un peu différente.
Alors que j’étais assis à l’arrière, en train de bouder,
mon père s’est retourné et m’a demandé si je voulais m’asseoir sur ses genoux pour conduire le camion.
J’avais environ 10 ans.
Même si j’étais encore fâché,
mon visage s’est aussitôt illuminé de joie.
C’est le rêve de bien des jeunes garçons de conduire un véhicule,
et c’était quelque chose que je n’avais encore jamais fait.
À cet instant, j’ai oublié la raison de ma colère.
J’ai donc conduit pendant quelques minutes,
avec l’aide de mon père,
sur ces petits chemins de campagne.
Je ne me souviens plus du sujet de la dispute,
mais je peux dire avec assurance que avais tort,
et que mes parents auraient eu raison de me punir.
Pourtant, ce n’est pas ce qu’ils ont fait.
Ils m’ont montré de la grâce à ce moment là,
et cela a tout changé.
Ce seul acte de grâce,
que je ne méritais certainement pas,
est resté gravé dans ma mémoire.
Je m’en souviens encore clairement.
Je suis passé de la colère mêlée de larmes sur le siège arrière,
à une joie rayonnante.
Ce don bien placé que mon père m’a fait a complètement changé mon attitude envers lui ce jour là,
et m’a rempli d’une profonde reconnaissance pour cette occasion.
Cependant, les plus grands dons que des parents puissent offrir,
ne sont rien en comparaison des dons que Dieu accorde.
Les dons de Dieu ne font pas seulement passer un enfant en colère à la joie,
ils transforment des pécheurs rebelles en serviteurs fidèles pour sa propre gloire.
C’est exactement ce qui se produit dans l’Église de Colosses.
L’Évangile qui leur a été prêché a pris racine,
et ses effets commencent à devenir visibles,
tant pour le reste de l’Église que pour le monde extérieur.
Lecture du texte
Lecture du texte
Veuillez vous lever pour la lecture de la sainte Parole de Dieu.
Le texte de ce matin nous présente les paroles de reconnaissance de l’apôtre Paul envers Dieu,
pour les œuvres puissantes qu’il a accomplies dans l’Église.
Je lirai les versets 1 à 8,
mais nous porterons notre attention ce matin sur les versets 3 à 8.
1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée,
2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses: Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père!
3 Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et nous ne cessons de prier pour vous,
4 ayant été informés de votre foi en Jésus-Christ et de votre amour pour tous les saints,
5 à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de la vérité, la parole de l’Evangile vous a précédemment fait connaître.
6 Il est au milieu de vous, et dans le monde entier; il porte des fruits, et il s’accroît, comme c’est aussi le cas parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu conformément à la vérité,
7 d’après les instructions que vous avez reçues d’Epaphras, notre bien-aimé compagnon de service; il est pour vous un fidèle ministre de Christ,
8 et il nous a appris de quel amour l’Esprit vous anime.
Prière
Prière
Prions.
Seigneur Jésus,
Il y a dans ta Parole une puissance sanctifiante.
Ta Parole seule peut transformer des pécheurs rebelles,
en serviteurs remplis de grâce et de reconnaissance,
qui travaillent à l’avancement de ton royaume.
Nous te remercions, Seigneur,
pour l’œuvre que tu as déjà accomplie dans nos vies,
et que tu continueras d’y accomplir.
Glorifie toi dans la grâce qui transforme ton peuple par l’Évangile de vérité.
Sois avec nous ce matin pendant que nous entendons ta Parole.
Que ta Parole accomplisse ton œuvre dans ton peuple.
Amen.
Vous pouvez vous asseoir.
Aperçu
Aperçu
L’attitude fondamentale du chrétien envers Dieu,
devrait être celle de la reconnaissance.
Dans notre texte,
Paul nous montre exactement à quoi cela ressemble,
alors qu’il reconnaît l’œuvre de Dieu dans la vie de l’Église de Colosses,
malgré les difficultés auxquelles elle fait face.
Paul n’a pas lui-même fondé cette Église,
mais elle est confrontée à de sérieux dangers.
Des enseignements concurrents menacent la suffisance et la suprématie de Christ en toutes choses.
Certains cherchent à détourner l’Église de la saine doctrine,
en ajoutant à l’œuvre de Christ,
ou en mettant d’autres dieux sur le même plan que lui.
Cette lettre sert de correction contre de tels mensonges destructeurs.
Nous sommes encore dans le texte d'introduction de cette épitre.
Paul, au lieu de les féliciter d’abord pour tout le bien qu’ils ont fait,
commence par remercier Dieu pour l’œuvre qu’il a accomplie en faisant croître et en préservant son Église.
Ses paroles servent à les encourager et à les pousser à persévérer dans l’Évangile,
qui agit en eux et en nous.
Les dons de Dieu
Les dons de Dieu
Le Seigneur a accordé à son Église grâce sur grâce,
même lorsqu’elle ne le méritait pas.
Ce sont des grâces qu’elle ne pourra jamais lui rendre.
Pourtant, ces mêmes grâces poussent les croyants à glorifier Dieu et à s’aimer les uns les autres,
au point d’être connus tout particulièrement pour leur amour envers les saints.
Voilà le puissant effet de la grâce dans la vie du croyant et dans l’Église tout entière.
La grâce agit en elle comme le levain dans la pâte.
Lorsqu’elle est travaillée,
la pâte lève bien au delà de sa taille initiale et nourrit abondamment plusieurs.
Ce qui produit la reconnaissance
Ce qui produit la reconnaissance
Nous devrions nous reconnaître profondément dans les paroles de Paul à deux égards.
Premièrement, nous devrions faire monter les mêmes prières de reconnaissance,
pour l’œuvre de grâce que Dieu accomplit chez les autres.
Deuxièmement, cette prière devrait aussi refléter notre propre conduite chrétienne sous la grâce,
afin que les fruits de nos vies soient manifestés pour la gloire de Dieu.
La grâce que Dieu accorde à son peuple est efficace non seulement pour le salut,
mais aussi pour la sanctification,
puisqu’elle nous transforme à l’image de Christ.
Sa grâce produit du fruit dans nos vies et nous transforme de ce que nous étions autrefois.
Plan
Plan
Ce matin, nous suivrons l’expression de reconnaissance de Paul dans le texte,
en considérant chacune des raisons pour lesquelles il remercie Dieu.
Je suivrai un ordre davantage logique que strictement textuel.
Les versets 3 à 8 forment une seule phrase,
dans laquelle Paul exprime sa reconnaissance envers Dieu pour l’Église de Colosses.
Reconnaissants que la grâce soit venue
Nous verrons pourquoi Paul est reconnaissant que la grâce ait été révélée,
et rendue efficace par l’Évangile qui leur a été prêché.
Reconnaissants que la grâce porte ses fruits
Nous verrons quels fruits découlent nécessairement de la puissance de la grâce de l’Évangile,
à l’œuvre dans le peuple de Dieu.
Reconnaissants que la grâce continue de se répandre
Nous verrons la puissance irrésistible de l’Évangile,
qui ne cesse de se répandre depuis 2000 ans.
Sa puissance transformatrice n’a pas de limite,
tout comme la gloire de Dieu n’a pas de limite.
Transition
Transition
La reconnaissance envers Dieu doit être au cœur de la marche chrétienne,
alors que nous considérons tout ce que Dieu nous a donné.
Notre tendance constante est d’oublier les bénédictions qu’il accorde à son peuple,
puis de commencer à nous remercier nous mêmes pour les grandes choses que nous faisons.
Gardons nous de cette erreur,
et tournons toujours nos regards vers le Dieu qui dispense librement ses dons.
1. Reconnaissants que la grâce soit venue
1. Reconnaissants que la grâce soit venue
Commençons d’abord par la révélation et la manifestation de la grâce.
Cette grâce est révélée avant tout dans l’Évangile de Christ.
Toute l’histoire de la rédemption,
depuis le jardin jusqu’à la croix,
sert ultimement à révéler les attributs de Dieu,
et tout particulièrement la grâce qu’il manifeste envers de misérables pécheurs comme nous,
sans laquelle nous n’aurions aucune espérance.
Qui est parvenu jusqu’à vous (v. 5b)
Qui est parvenu jusqu’à vous (v. 5b)
L’Évangile qui est arrivé à Colosses faisait partie du fruit du ministère de Paul dans cette région.
Épaphras, celui qui a apporté à Paul,
alors qu’il était en prison à Rome,
les nouvelles concernant l’Église de Colosses,
est aussi celui qui les a d’abord évangélisés,
probablement après avoir lui-même été converti par le ministère de Paul lors de son passage dans cette région.
Et le fait même que Paul s’y soit trouvé relevait déjà de la grâce de Dieu, car, comme le dit Actes 16.6 :
6 Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie.
Dieu, dans sa souveraineté,
a voulu que Paul se dirige finalement vers Éphèse,
puis vers la Macédoine, afin d’y prêcher l’Évangile.
Bien que l’Évangile soit parvenu plus tard en Asie,
le point demeure que cela se fait toujours selon la volonté souveraine de Dieu,
de sorte que sa présence même est une grâce.
Au verset 5, Paul appelle l’Évangile la parole de vérité.
C’est une expression familière,
que l’on retrouve aussi au début de l’épître aux Éphésiens :
13 En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis,
L’Évangile de notre salut possède la puissance nécessaire pour accomplir pleinement ce à quoi il a été destiné.
Par une foi qui vient de ce qu’on entend,
il scelle en ceux qui croient la promesse du Saint Esprit.
Nous voyons ici une autre grâce que Dieu accorde à son peuple,
la grâce de la révélation.
La révélation spéciale est en elle-même une grâce,
puisque Dieu, sans y être contraint d’aucune façon, a révélé sa Parole.
Ce qui était caché aux philosophes et aux sages du monde a maintenant été révélé,
par les Écritures, aux plus humbles des hommes.
La compréhension de la grâce de Dieu (v. 6c)
La compréhension de la grâce de Dieu (v. 6c)
Au verset 6, Paul mentionne aussi que l’Évangile n’est pas seulement parvenu jusqu’à l’Église,
mais qu’ils ont aussi compris, par lui,
l’importance de la grâce de Dieu.
6 Il est au milieu de vous, et dans le monde entier; il porte des fruits, et il s’accroît, comme c’est aussi le cas parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu conformément à la vérité,
Leur fruit découle de leur compréhension de la grâce de Dieu.
Il apparaît lorsque nous entendons parler des œuvres puissantes que Dieu a accomplies en Christ,
des œuvres que nous n’aurions jamais pu accomplir nous-mêmes.
La grâce nous montre à la fois notre péché et nous conduit à notre Sauveur,
qui a sauvé des pécheurs indignes.
La grâce de Dieu n’est pas un moyen ou une sorte d’énergie qui nous permettrait d’atteindre Dieu,
comme si elle était un simple appui supplémentaire.
Il y a plusieurs manière que la croix de Christ puisse être abusé.
Certains entendent parler de la croix et s’imaginent qu’elle est une échelle,
ou une moyenne auquel nous pourrions utiliser pour monter vers Dieu par nous-mêmes.
Ayant grandi dans une ville de bûcherons,
j’ai souvent vu des compétitions forestières.
L’une d’elles consistait à voir qui pourrait grimper le plus vite au sommet d’un arbre.
Les participants mettaient des bottes spéciales munies de pointes,
et montaient à toute vitesse en serrant le tronc entre leurs jambes et un strap.
Est-ce ainsi que nous devrions considérer la croix,
comme quelque chose que nous grimpons pour parvenir jusqu’à Dieu dans une sorte de course?
En d’autres termes,
Jésus a-t-il simplement rendu possible ce que nous devrions ensuite accomplir nous mêmes?
Comme pour ces bûcherons qui montent à toute vitesse le long d’arbres de 100 pieds,
il y a une réalité malheureuse.
Il y a un sommet, une limite,
et si l’on monte trop vite rendu en haut,
on peut être projeté et tomber à sa déstruction.
Il en va de même pour ceux qui abusent de la grâce de Dieu,
et de la croix pour leur propre ruine.
Au contraire, la grâce de Dieu nous jette à genoux au pied de la croix,
là où Dieu descend vers nous comme vers des pécheurs humiliés.
Voilà la vérité de l’Évangile de Christ.
Tout est de grâce,
et rien ne vient de nos propres œuvres.
La puissance de Dieu pour le salut (Rom. 1.16)
La puissance de Dieu pour le salut (Rom. 1.16)
Dieu seul est exalté et glorifié dans le salut.
Le salut n’est pas un outil que nous utilisons pour nous-mêmes.
Dans la Genèse, nous lisons le récit de la tour de Babel,
où les hommes ont voulu bâtir une tour pour atteindre Dieu.
La croix n’est pas une nouvelle tour de Babel par laquelle l’homme pourrait monter jusqu’à Dieu.
Comme Paul le dit, :
16 Car je n’ai point honte de l’Evangile: c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,
Dieu se glorifie lui-même par la révélation et l’application de sa grâce à tous ceux qui croient.
Cette puissance transformatrice est parvenue aux Colossiens avec intelligence spirituelle.
Paul ne les félicite pas pour leur intelligence ou leur sagesse,
mais il rend grâce à Dieu pour sa fidélité et pour la grâce qu’il a déversée sur eux.
C’est l’Esprit de Dieu qui révèle ces choses à ceux qui le cherchent.
11 Ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche: Elle ne retourne point à moi sans effet, Sans avoir exécuté ma volonté Et accompli mes desseins.
La puissance du christianisme réside dans son message,
et non dans le messager.
Ce message accomplira tout ce pour quoi il a été envoyé,
y compris le salut de ceux qui l’entendent.
Transition
Transition
La grâce de Dieu produit la reconnaissance dans le cœur de ceux qui l’entendent,
tout comme un don bien placé suscite la reconnaissance.
Mais la révélation de cette grâce agit ensuite plus profondément dans le cœur des croyants.
Elle a le pouvoir non seulement de sauver,
mais aussi de transformer,
en produisant des fruits dignes de Christ.
2. Reconnaissants que la grâce porte du fruit
2. Reconnaissants que la grâce porte du fruit
J’en viens maintenant à mon deuxième point.
Paul rend grâce pour le beau fruit que la grâce a produit dans l’Église.
Voilà une réalité nécessaire et le signe d’une foi véritablement salvatrice.
Un arbre sans fruit,
des nuages sans eau,
un feu sans chaleur,
ne servent pas au but pour lequel ils existent.
Confirmation de la réalité de l’Évangile dans la vie des croyants (v. 6b)
Confirmation de la réalité de l’Évangile dans la vie des croyants (v. 6b)
R. C. Sproul a bien résumé les paroles de Jésus de Matthieu 7.16:
« Vous les reconnaîtrez à leurs fruits » (Matt. 7.16), et non à leurs professions.
Il est vrai que tous les hommes portent du fruit,
mais tous les fruits ne sont pas bons ni désirables.
Ce que nous croyons influence forcément notre manière de vivre et d’agir.
Le terrain dans lequel nous sommes plantés se manifeste par la qualité et la nature du fruit produit.
Comme Jésus l’a dit, seuls les bons arbres portent de bons fruits.
Seuls les arbres enracinés dans la grâce produiront des fruits conformes à la grâce,
confirmant ainsi sa réalité.
Pourtant, ces fruits sont entièrement l’œuvre de Dieu dans nos vies.
Toute reconnaissance pour ce qu’il y a de bon en nous doit donc être rendue à Dieu seul.
Imaginez un ingénieur qui passe de longs mois à concevoir et à construire une machine industrielle.
Il travaille le modèle 3D à l’ordinateur,
écrit les lignes de code,
coupe les pièces,
puis assemble toutes les composantes jusqu’au produit final.
Puis imaginez qu’après que la machine a fabriqué sa première pièce,
un message apparaisse sur l’écran disant que la machine a produit la pièce par elle-même.
Bien sûr que non.
C’est l’ingénieur qui a tout conçu,
tout assemblé,
et même branché la machine à l’électricité nécessaire pour qu’elle fonctionne.
La machine n’était que l’instrument par lequel l’ingénieur accomplissait son intention.
Il en est de même du chrétien.
Nous sommes des instruments entre ses mains pour produire de bons fruits dignes de notre Créateur.
Une machine qui produit les pièces voulues par son concepteur démontre qu’elle fonctionne réellement.
De la même manière,
la présence de fruits dans la vie chrétienne manifeste l’état de notre cœur.
Mais il faut être prudent ici.
Nous pouvons reconnaître que nous sommes chrétiens par la présence du fruit,
et non nécessairement par sa qualité,
ni sa quantité.
De même qu’une machine devient avec le temps plus précise et plus efficace,
ainsi le nouveau croyant peut porter de vrais fruits,
même s’ils sont encore peu nombreux.
Ces fruits demeurent néanmoins de véritables fruits dignes de Dieu.
Ne vous découragez donc pas,
mais examinez sobrement vos fruits pour discerner s’ils sont authentiques ou non.
La grâce de ces fruits réside surtout dans leur capacité à révéler ce qui est vrai en nous,
plus que dans une puissance qui leur appartiendrait en eux mêmes.
Quels sont donc les fruits que la grâce de Dieu produit chez les croyants,
et pour lesquels Paul rend grâce?
Il en identifie trois dans ce texte,
trois fruits visibles pour tous :
l’espérance, la foi et l’amour.
L’espérance qui regarde vers l’avenir (v. 5a)
L’espérance qui regarde vers l’avenir (v. 5a)
Commençons par l’espérance, au verset 5.
5 à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de la vérité, la parole de l’Evangile vous a précédemment fait connaître.
L’espérance est le fondement de tout le reste.
La foi et l’amour prennent racine dans notre espérance,
une espérance qui n’est pas réservée ici bas,
là où elle pourrait être volée,
mais dans le monde à venir.
C’est une espérance impérissable,
qu’aucun voleur ne peut enlever,
puisqu’elle est solidement gardée dans les cieux.
C’est l’espérance de la vie éternelle promise aux croyants.
C’est l’espérance de l’accomplissement complet de notre salut,
dont nous avons un avant goût.
Le chrétien rempli d’espérance est celui qui connaît et chérit les promesses de Dieu.
Des promesses selon lesquelles il ne nous délaissera jamais et ne nous abandonnera jamais,
mais surtout les promesses liées à l’alliance qu’il a conclue avec nous en Christ.
Dieu ne fait pas simplement des promesses qu’il serait incapable d’accomplir.
Il a la puissance et l’autorité nécessaires pour réaliser tout ce qu’il a résolu de faire.
La semaine dernière,
dans notre étude du livre Nous sommes tous des théologiens,
R. C. Sproul l’a exprimé ainsi :
Nous sommes tous des théologiens : Une introduction à la théologie systématique CHAPITRE 22: LES ALLIANCES
Dieu n’a pas simplement énoncé sa promesse ; cette promesse a été incarnée dans la Parole, qui est le Christ.
Voici la preuve de l’espérance chrétienne :
les promesses de Dieu ont pris forme humaine et ont marché au milieu de nous.
Mais il y a plus encore.
Là où Christ est allé, nous irons nous aussi un jour.
Notre véritable espoir réside dans l'attente de l'avenir :
tout comme Il est monté au Ciel,
nous y monterons nous aussi,
car nous sommes unis à Lui.
Notre héritage éternel nous y attend,
et nous devons en attendre avec empressement la pleine révélation.
Cette espérance qui est en nous ne vient pas de nous-mêmes,
mais elle est produite en nous par Dieu.
3 Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, selon sa grande miséricorde, nous a régénérés, pour une espérance vivante, par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts,
Christ est la source et la force de notre espérance.
L’espérance est une grâce en ce qu’elle amène le croyant à détourner ses regards de lui-même,
pour les porter vers les promesses éternelles de Dieu.
Si vous avez en vous l’espérance de la vie éternelle en Christ,
vous pouvez savoir que vous êtes chrétien.
Voilà l’une des grâces que Dieu accorde à son peuple dans ce passage.
La foi qui repose sur l’œuvre passée de Christ (v. 4a)
La foi qui repose sur l’œuvre passée de Christ (v. 4a)
Cette espérance produit une foi qui regarde en arrière vers l’œuvre achevée de Christ comme son fondement objectif.
Voilà la prochaine grâce que l’on retrouve dans le peuple de Dieu.
4 ayant été informés de votre foi en Jésus-Christ et de votre amour pour tous les saints,
C’est ici que certaines des hérésies menaçant l’Église de Colosses touchaient directement le cœur du problème.
Notre foi doit reposer sur l’œuvre suffisante et achevée de Christ.
La colère de Dieu a été pleinement satisfaite par sa mort propitiatoire sur la croix.
Il a bu jusqu’à la dernière goutte la coupe de la colère de Dieu qui lui avait été donnée.
Il ne reste plus rien à payer.
Il n’y a rien à y ajouter, et rien ne peut en être retranché.
Jésus nous suffit, et nous devons nous confier entièrement en lui et nous reposer pleinement sur lui.
Non seulement la foi repose sur la grâce de Dieu,
mais elle en découle aussi.
8 Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.
La grâce du salut comme la grâce de la foi sont des dons de Dieu.
Elles ne sont nullement produites ou générées par nous-mêmes,
mais découlent de l’œuvre transformatrice de Dieu dans nos cœurs.
Si vous avez une foi qui repose en Christ seul pour votre salut,
vous pouvez vous aussi avoir l’assurance que vous lui appartenez.
L’amour qui agit dans le présent (v. 4b)
L’amour qui agit dans le présent (v. 4b)
Enfin, nous arrivons à la grâce de l’amour,
qui agit dans le présent envers notre prochain et envers les autres saints.
Le chrétien qui a placé son espérance dans la vie éternelle à venir,
et sa foi dans l’œuvre passée de Christ,
reconnaîtra combien Dieu lui a montré grâce et amour.
Cela fera jaillir dans son cœur une source abondante d’amour pour les autres.
19 Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.
20 Si quelqu’un dit: J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas?
L’amour de Dieu pour nous est le catalyseur de notre amour pour les autres.
En chimie, un catalyseur favorise une réaction qui autrement ne se produirait pas,
ou qui se produirait beaucoup trop lentement.
De façon semblable, l’amour de Dieu révélé en Christ produit en nous ce que nos cœurs déchus ne pourraient jamais produire par eux-mêmes.
Nous ne naissons pas en aimant Dieu et son peuple.
Livrés à nous-mêmes,
nous aimons de façon sélective,
égoïste, et pour notre propre avantage.
Mais lorsque l’amour de Dieu nous parvient dans l’Évangile,
et que l’Esprit répand cet amour dans nos cœurs,
une nouvelle œuvre commence.
La grâce fait naître l’amour.
La miséricorde engendre la miséricorde.
Des pécheurs pardonnés commencent à aimer comme des gens qui ont été aimés.
Ainsi, notre amour pour les autres n’est pas la cause de l’amour de Dieu pour nous.
C’est l’amour de Dieu pour nous en Christ qui est la cause de notre amour pour les autres.
Toutes les bonnes œuvres du chrétien doivent être enracinées dans son amour pour Dieu et pour son frère.
C’est pour cette raison que même les meilleures œuvres de l’incroyant seront rejetées par Dieu,
puisqu’elles procèdent d’un amour égoïste plutôt que d’une offrande d’amour rendue d’abord à Dieu.
L’amour chrétien est enraciné dans l’espérance et construit sur une foi véritable et vivante,
qui produit des œuvres d’amour.
C’est pour cela même que nous avons été sauvés.
10 Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.
Les œuvres qui sont véritablement bonnes découlent d’un cœur transformé par la grâce de Dieu.
Elles n’en sont pas la base.
Voilà une autre grâce donnée aux croyants,
afin qu’ils puissent reconnaître s’ils sont véritablement dans la foi.
L’œuvre de l’Esprit dans la vie des croyants (v. 8)
L’œuvre de l’Esprit dans la vie des croyants (v. 8)
Toutes ces grâces manifestent l’œuvre de Dieu par son Esprit dans la vie des croyants,
une œuvre si évidente dans l’Église de Colosses.
Si Paul rend grâce à Dieu pour ce changement de cœur,
cela implique aussi que toutes ces choses étaient absentes avant la venue de l’Évangile.
Permettez moi de l’exprimer ainsi.
Si je félicitais quelqu’un en lui disant qu’il a perdu du poids,
dans bien des cas, surtout envers des femmes,
même si cela est techniquement un compliment,
ce serait en réalité une remarque plutôt offensante.
La plupart des gens seraient blessés par un tel commentaire,
parce qu’il leur rappellerait leur état précédent.
Il peut en être ainsi ici, lorsque nous réalisons ce que nous étions,
avant de comprendre l’effet de la grâce de Dieu dans nos vies.
Paul ne cherche certainement pas à les insulter,
mais comme l’a dit Francis Burkitt :
De même que c’est par la grâce de Dieu que nous sommes ce que nous sommes, c’est aussi par sa grâce que nous ne sommes plus ce que nous n’étions pas censés être.
Quand je repense à ce que j’étais avant de connaître Christ,
cela me dégoûte.
Tant d’orgueil, tant de convoitises charnelles.
Mais, par la grâce de Dieu,
cela n’est plus vrai.
Sa grâce a couvert tous mes péchés.
Voilà aussi l’effet de la grâce en nous.
Elle nous rappelle ce que nous étions autrefois.
Cela ne veut pas dire qu’aucun de nous soit parfait,
mais par la puissance de l’Esprit à l’œuvre dans la vie des croyants,
nous sommes progressivement rendus conformes à l’image de Christ.
Et cette œuvre, une fois commencée,
sera menée à son accomplissement.
6 Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ.
Voilà un autre aspect de l’espérance du croyant.
Les fruits de la grâce qui sont apparus dans nos vies continueront de se multiplier,
et parviendront finalement à leur plein accomplissement,
lorsque Christ sera pleinement révélé au monde dans toute sa majesté et dans toute sa gloire.
Transition
Transition
Le même Christ qui nous a sauvés par sa grâce nous a donné un don d’une valeur incalculable.
L’Évangile est le don qui ne cesse de donner.
Une fois semé, il continue de croître,
de s’enraciner davantage,
et de se multiplier dans le monde entier.
3. Reconnaissants que la grâce continue de se répandre
3. Reconnaissants que la grâce continue de se répandre
J’en viens maintenant à la troisième raison pour laquelle Paul rend grâce à Dieu.
Il remercie Dieu pour l’Évangile qui se répand dans le monde entier,
même pendant qu’il est en prison.
Comme un feu qui se propage dans une forêt sèche,
ainsi l’Évangile de Christ a continué de se répandre jusqu’aux extrémités de la terre.
6 Il est au milieu de vous, et dans le monde entier; il porte des fruits, et il s’accroît, comme c’est aussi le cas parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu conformément à la vérité,
7 d’après les instructions que vous avez reçues d’Epaphras, notre bien-aimé compagnon de service; il est pour vous un fidèle ministre de Christ,
8 et il nous a appris de quel amour l’Esprit vous anime.
Paul n’est pas la cause de la fertilité de l’Évangile,
ni celui qui contrôle où et comment il se répand.
Paul connaît et comprend sa place dans le ministère.
Il n’est rien de plus qu’un héraut fidèle,
et il rend grâce pour la fidélité de Dieu,
qui est celui qui donne à l’Évangile sa puissance.
Là où le véritable Évangile vient, il ne demeure pas stérile (v. 6c)
Là où le véritable Évangile vient, il ne demeure pas stérile (v. 6c)
Partout où l’Évangile se répand,
il ne demeure pas sans effet.
L’amour et la grâce de Dieu conquièrent des villes,
des régions et des royaumes.
Ils peuvent même abaisser des rois qui les rejettent,
comme le roi Nebucadnetsar,
qui fut châtié et dut manger de l’herbe pendant 7 ans,
parce qu’il avait refusé de reconnaître la souveraineté de Dieu.
L’Évangile se répand par le témoignage et la fidélité de ceux qui le portent.
Comme un virus qui se propage dans le corps et atteint chaque cellule pour se diffuser plus rapidement encore,
ainsi l’Évangile se répand,
quoique d’une manière bien différente et bienfaisante.
C’est son fruit qui produit encore du fruit.
L’amour produit davantage d’amour.
L’espérance produit davantage d’espérance.
La foi produit davantage de foi.
Par exemple, la fidélité des croyants dans les temps de persécution au Nigéria,
fortifie les Églises partout dans le monde qui en entendent parler.
C’est en ce sens que Tertullien a dit au deuxième siècle :
« Le sang des martyrs est la semence de l’Église. »
Non seulement au fil du temps,
mais encore aujourd’hui, grâce à l’internet,
nous pouvons entendre à tout moment comment la grâce de Dieu agit partout sur la terre.
C’est pour cette raison que, dans le courriel du mercredi,
je mentionne des nouvelles de l’Église internationale,
afin que vous puissiez prier pour elle dans ses luttes,
mais aussi afin que vous soyez édifiés par la grâce que Dieu lui a accordée.
De même que Paul a été encouragé par la foi et l’amour de l’Église de Colosses,
de même je prie que vous soyez encouragés par la foi et l’amour de l’Église à travers le monde.
Dans le monde entier (v. 6b)
Dans le monde entier (v. 6b)
L’Évangile n’est pas un message tribal, ni même simplement régional.
Il est destiné au monde entier.
Dieu a donné son Fils unique pour le monde entier.
Et par son sacrifice,
la manifestation de sa grâce envers des pécheurs est rendue visible.
Le verset 6 dit que l’Évangile produit constamment du fruit,
sans que l’on puisse en voir la fin.
Il s’est répandu non seulement autour de la Méditerranée,
mais dans tout l’empire romain,
jusque dans le Nouveau Monde,
et jusqu’à nous,
par le moyen d’autres serviteurs fidèles au fil des générations.
Nous avons été témoins de 2000 ans de la puissance de Christ,
à l’œuvre par la prédication de l’Évangile et par le fruit qu’il produit dans le peuple de Dieu.
Il bâtira son Église, et rien ne l’arrêtera.
Il ne nous reste qu’à rendre grâce pour les œuvres puissantes que Dieu a accomplies,
tant en nous que dans son Église.
Conclusion
Conclusion
Voilà la puissance des dons que Dieu accorde.
Ils nous sont donnés par sa pure grâce et par son amour,
qu’il a manifesté envers nous,
des pauvres pécheurs.
Tout ce qu’il nous reste à faire,
c’est de lui rendre grâce pour tout ce qu’il a accompli.
La vie chrétienne doit être marquée par des habitudes de reconnaissance.
Unissons nous donc à Paul pour offrir à Dieu des prières de reconnaissance pour les grâces,
qu’il a mises dans nos vies et dans celles de nos frères et sœurs.
Remerciez Dieu chaque jour pour:
la foi, l’espérance et l’amour,
qu’il a placés dans vos cœurs comme témoignages de l’œuvre de l’Esprit dans votre vie.
Montrez vous devant le monde comme des témoignages vivants de son œuvre.
Magnifiez le Seigneur en toutes choses,
sans jamais tenir un seul jour pour acquis.
Gloire à Christ seul.
Prière
Prière
Prions.
Seigneur Jésus,
Les paroles ne peuvent exprimer pleinement la reconnaissance,
que nous avons envers toi pour tout ce que tu as fait pour nous.
Humilie nous, Seigneur, devant ton trône,
toi qui es le donateur de toutes grâces.
Sanctifie nous.
Purifie nous de tout ce qui pourrait nuire à l’avancement de l’Évangile,
afin que ta puissance resplendisse avec éclat en nous.
Amen.
