MARQUÉS PAR LA PROMESSE

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Dieu te trouve là où tu fuis

INTRODUCTION

Ce soir, on ouvre un week-end qui porte un nom simple : MARQUÉS.
Pas marqués par une ambiance. Pas marqués par une émotion. Pas marqués par un chant. Pas marqués par un prédicateur. Mais marqués par Dieu.
Et je veux que tu comprennes dès ce premier soir : tu n’es pas venu simplement passer un week-end avec des jeunes. Tu n’es pas venu seulement changer d’air, sortir de chez toi, retrouver des amis, dormir peu, rire beaucoup, chanter fort et rentrer dimanche avec quelques souvenirs.
Tu es peut-être venu comme ça. Mais Dieu peut avoir une autre intention.
Il y a des gens dans la Bible qui pensaient simplement être en déplacement, et qui se sont retrouvés face à Dieu. - Moïse gardait des brebis, et il a rencontré Dieu dans un buisson. - Saul allait à Damas, et il a été arrêté par le Christ ressuscité. - Jacob, lui, ne cherchait pas un culte. Il ne cherchait pas une retraite. Il ne cherchait pas une visitation. Il cherchait d’abord une femme et dans le récit qu’on va ouvrir juste un endroit où dormir.
Et c’est là que Dieu l’attendait.
Genesis 28:10–22 NEG
10 Jacob partit de Beer-Schéba, et s’en alla à Charan. 11 Il arriva dans un lieu où il passa la nuit; car le soleil était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu-là. 12 Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle. 13 Et voici, l’Eternel se tenait au-dessus d’elle; et il dit: Je suis l’Eternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité. 14 Ta postérité sera comme la poussière de la terre; tu t’étendras à l’occident et à l’orient, au septentrion et au midi; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité. 15 Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie exécuté ce que je te dis. 16 Jacob s’éveilla de son sommeil et il dit: Certainement, l’Eternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas! 17 Il eut peur, et dit: Que ce lieu est redoutable! C’est ici la maison de Dieu, c’est ici la porte des cieux! 18 Et Jacob se leva de bon matin; il prit la pierre dont il avait fait son chevet, il la dressa pour monument, et il versa de l’huile sur son sommet. 19 Il donna à ce lieu le nom de Béthel; mais la ville s’appelait auparavant Luz. 20 Jacob fit un vœu, en disant: Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, 21 et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Eternel sera mon Dieu; 22 cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras.

I. DIEU TOUCHE TA FUITE

1. Jacob ne part pas, il fuit

Le texte commence par un mouvement : Jacob partit de Beer-Schéba, et s’en alla à Charan. 11 Il arriva dans un lieu où il passa la nuit; car le soleil était couché.
Ce que le texte résume en quelques mots est en fait un redoutable voyage qui attend Jacob ; de Beer-sheba à Haran, il y a une distance de plusieurs centaines de kilomètres. Il entame le voyage inverse de son grand père Abraham .
Au delà de ça je veux insister ce soir : “Jacob ne part pas en voyage. Jacob s’enfuit.”
—> Il ne quitte pas la maison avec des rêves plein la tête. —> Il quitte la maison parce que son frère veut le tuer.
Il a trompé son père, supplanté son frère. Il a voulu sécuriser son avenir. Et maintenant son avenir commence par une fuite.
Attention ! Jacob ce n’est pas non plus le mauvais gars. Ce qu’il a désiré c’est la bénédiction de Dieu, mais il l’a rechercher parla supercherie, et son mensonge est allé jusqu’à utiliser le nom de Dieu pour couvrir sa duplicité.
J’aimerai m’arrêter sur la fuite quelques instants :
Il y a des fuites qui ne ressemblent pas à une valise et un départ. Il y a des fuites qui ressemblent plus : - à un téléphone qu’on ouvre dès qu’on ne veut plus penser. - à une relation où l’on cherche à être aimé. - à de l’humour permanent pour ne jamais montrer qu’on souffre.
Il y a des fuites qui ressemblent à une double vie : chrétien en réunion, autre personne ailleurs.”
La grande vérité c’est qu’aujourd’hui : Tu peux fuir loin sans quitter ton quartier.

2. Jacob a gagné quelque chose, mais il a perdu quelque chose

Le grand paradoxe de ce chapitre 28 c’est que bien que Jacob semble avoir gagné, c’est plus avec la tête d’un perdant que nous le retrouvons dans les 10-22.
En fait : “Jacob a gagné la bénédiction d’Isaac, mais il a perdu la paix de la maison.
Et c’est là qu’on comprend une chose : tu peux obtenir des choses qui sont biens de prime abord mais que tu finira souvent par le porter dans la peur.”
Application :
“Tu peux obtenir l’attention en te déguisant. Tu peux obtenir une relation en te compromettant. Tu peux obtenir une image en mentant. Tu peux obtenir une place en manipulant. Mais ce que tu obtiens sans Dieu finit souvent par te coûter la paix.”
Phrase forte : Une bénédiction volée ne guérit pas le cœur qui fuit.

3. Dieu ne commence pas par l’écraser

“Et pourtant, Dieu ne dit pas : ‘Enfin Jacob, je vais te régler ton compte.’ Dieu ouvre le ciel.”
Jacob ne cherche pas une révélation dans un sanctuaire ; mais Dieu prend l’initiative et surprend Jacob dans un lieu qu’il ne reconnaît pas encore comme saint.
Phrase forte : Dieu ne cautionne pas ta fuite, mais il peut venir te chercher dedans.
Transition : “Ce soir, la première chose que Dieu veut toucher, ce n’est peut-être pas ton émotion. C’est ta fuite.”

II. DIEU TOUCHE TON HÉRITAGE

1. Le Dieu des autres veut devenir ton Dieu

Quand Dieu se révèle à Jacob il dit : “Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac.”
Permettez moi d’insister ce soir : “Jacob connaît l’histoire. Il connaît Abraham. Il connaît Isaac. Il connaît les récits de foi. Il a entendu parler de la promesse.
Mais maintenant, il est seul dans la nuit. Papa n’est pas là. Maman n’est pas là. Le cadre familial n’est pas là. Il ne reste que Jacob et Dieu.”
Yahweh se présente comme le Dieu de la première génération et de la deuxième génération ; la question devient alors : sera-t-il le Dieu de la troisième ?
Application jeunes :
Une génération se lève dans nos Églises, née après les jours du réveil à La Réunion. Une génération qui n’a pas connu le missionnaire Cizeron, ni les premières campagnes, ni les miracles qui ont caractérisé le début de l’oeuvre à l’île de la Réunion. Peut-être que vos grands parents l’ont vécu, l’ont raconté, …. Peut-être aussi que vos parents ont connus quelques évènements.
Cependant, cette génération — ta génération — n’est pas moins appelée que les précédentes.
Cette génération fait face à des défis nouveaux qu’on a parfois jamais traité à cette échelle dans l’histoire de l’Église :
une culture qui rejette les absolus bibliques : une culture du genre, la liberté sexuelle,
une pression sociale intense, notamment avec l’essor des réseaux sociaux. On passe son temps à se comparer, à exister sur les réseaux, à être dans le bon mood, rester dans le trend…
un fait parfois face dans nos Église à un christianisme parfois tiède ou routinier : l’Église peine à sortir des sentiers battus, on a du mal à exister dans ce système…
Et, il y a ce poids de héritage qu’on ne comprend pas toujours : on a toujours fait comme ça, on ne doit pas déplacer les bornes anciennes, etc…
Et ça c’est votre génération… Cependant, je le répète cette génération n’est pas moins appelée que les précédentes ! Dieu cherche des jeunes, comme il a toujours fait, des Samuel, des David, des Jérémie, des Marie, des Timothée, et j’en passe, tant la Bible regorge d’exemple où jeune Dieu les a appelé à le servir et marquer leur génération d’une empreinte divine.
Jacob est l’image parfaite de cette génération.
“Tu peux avoir les parents chrétiens. Tu peux avoir les grands-parents chrétiens. Tu peux connaître les chants. Tu peux connaître les camps. Tu peux connaître les codes. Tu peux savoir quand lever les mains, quand fermer les yeux, quand dire amen.
Mais il y a un moment où Dieu ne veut plus être seulement le Dieu de ta maison. Il veut devenir ton Dieu.”
Phrase forte : Dieu n’a pas de petits-enfants spirituels. Il n’a que des fils et des filles.

2. Jacob ne peut pas déguiser son âme devant Dieu

“Jacob a pu tromper Isaac parce qu’Isaac ne voyait plus bien. Mais maintenant il est devant Yahweh. Et Yahweh voit clair.”
“Pendant 10 secondes, je veux que tu répondes dans ton cœur, sans parler à ton voisin : qui es-tu quand personne ne te regarde ?”
Tu laisses un silence.
Puis :
“Jacob est arrivé devant Isaac déguisé en Ésaü. Mais devant Dieu, il ne peut pas venir déguisé.”
Tu peux tromper les hommes avec un costume, mais tu ne peux pas tromper Dieu avec une image.
Application :
“Certains sont fatigués parce qu’ils jouent un rôle. Rôle du jeune solide. Rôle du jeune drôle. Rôle du jeune spirituel. Rôle du jeune qui va bien. Rôle du jeune qui maîtrise.
Mais Dieu ne marque pas un personnage. Dieu rencontre une personne.”

3. Dieu ne veut pas seulement te bénir, il veut faire de toi une bénédiction

Jacob a cherché à obtenir la bénédiction. Dieu lui dit : “Toutes les familles de la terre seront bénies en toi.”
C’est énorme.
“Jacob voulait prendre. Dieu veut faire passer quelque chose à travers lui.”
La vraie bénédiction n’est pas seulement ce que Dieu met sur toi, c’est ce qu’il peut faire passer à travers toi.
Application :
“Dieu ne t’appelle pas juste à vivre un bon week-end. Il t’appelle à devenir quelqu’un par qui ta famille, tes amis, ton lycée, ta fac, ton travail, ton assemblée peuvent être touchés.”
Transition :
“Mais pour ça, il faut que Dieu touche une troisième chose.”

III. DIEU TOUCHE TA CONSCIENCE

1. Jacob découvre que Dieu était là

Jacob dit : “Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas.”
Là, c’est un moment clé.
“Le problème n’était pas l’absence de Dieu. Le problème était l’inconscience de Jacob.”
Dieu était là, mais Jacob dormait.
Application jeunes :
“Et si Dieu était déjà en train de te poursuivre, mais que tu étais trop distrait pour le voir ? Et si Dieu avait déjà parlé, mais que tu avais trop de bruit pour entendre ? Et si Dieu était plus proche que tu ne le pensais, mais que tu vivais endormi spirituellement ?”
Tu peux faire un silence ici.
Puis dire :
“Ce soir, le réveil ne commence pas quand tu cries plus fort. Le réveil commence quand tu réalises : Dieu était là, et moi je ne le savais pas.”

2. Le lieu de fuite devient maison de Dieu

L’histoire est remplie de transformations dues à la présence de Dieu : - un homme fuyant son foyer rencontre Dieu ; - un homme craignant son frère craint Dieu ; - un lieu donné devient rien de moins que le lieu de Dieu ; - un rocher devient un temple ; - la nuit se transforme en matin ; - Luz, la ville cananéenne, devient Béthel (c’est-à-dire « la maison de Dieu »).
Et ce qui est encore plus beau c’est que lorsque le rêve s’accomplira pleinement, Jacob («l’usurpateur ») deviendra Israël (« celui qui triomphe auprès de Dieu et des hommes »).
Et Jacob a saisi combien la présence de Dieu avait tout changé, c’est pourquoi il appelle ce lieu Béthel.
Même lieu. Mais plus le même sens.
Avant, c’était un endroit perdu. Après, c’est la maison de Dieu.
Quand Dieu visite un lieu, ce qui servait à survivre devient un signe de rencontre.
J’aimerai que vous puissiez regarder sous votre chaise, il y a une petite pierre. On va faire faire quelque chose de symbolique.
“Pour Jacob, cette pierre n’était pas spirituelle au départ. Ce n’était pas un souvenir de camp. Ce n’était pas un objet prophétique. Ce n’était pas un monument.
C’était juste ce qu’il avait.
Il n’avait pas d’oreiller. Il n’avait pas de maison. Il n’avait pas la sécurité de son père. Il n’avait plus la paix avec son frère. Il n’avait pas encore de famille à Charan. Il n’avait pas de certitude sur son avenir.
Il avait une pierre.
Et ce soir, cette pierre représente peut-être ce que tu as réellement.
Pas ce que tu montres. Pas ce que tu postes. Pas ce que les autres imaginent. Pas ton personnage. Pas ton sourire de façade.
Ce que tu as réellement.
Peut-être que ce que tu as, c’est une fatigue. Peut-être que ce que tu as, c’est une honte. Peut-être que ce que tu as, c’est une double vie. Peut-être que ce que tu as, c’est une blessure. Peut-être que ce que tu as, c’est une peur. Peut-être que ce que tu as, c’est une foi héritée, mais pas encore une rencontre personnelle. Peut-être que ce que tu as, c’est une soif de Dieu, mais aussi beaucoup de contradictions.”

3. La promesse exige une réponse

Gardez cette pierre dans vos mains et laissez moi arriver sur la fin du message avec vous. Car le changement de cette pierre en monument sacré dépend de la réponse de Jacob à la promesse de Dieu. Car la promesse de Dieu exigeait une réponse !
Genesis 28:10–22 NEG
0 Jacob fit un vœu, en disant: Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, 21 et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Eternel sera mon Dieu; 22 cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras.
“Jacob n’est pas encore Israël. Mais il répond.” Il n’est pas transformé mais il répond.
Et même si la formulation Si Dieu est avec moi, s’il me donne, etc. peut nous paraître fragile, il faut comprendre que Jacob répond en fait directement aux promesses énoncées de Dieu :
V15a : « je suis avec toi » —> « si Elohim est avec moi »
« Je te garderai » —> « si Elohim me garde »
« Je te ferai revenir » —> « si je reviens »
La Parole de l’homme devient réponse à la promesse de Dieu.
C’est important, que tu comprennes que Dieu n’attends pas de toi que tu sois parfait mais que tu répondes. Dieu ne te demande pas d’être arrivé. Il te demande de répondre à son appel.”
Tu ne peux pas contrôler une visitation, mais tu peux répondre quand Dieu te visite.

APPEL CONCRET AVEC LA PIERRE

Jacob avait une pierre.
Mais après la rencontre avec Dieu, cette pierre ne reste pas un oreiller de misère. Elle devient un monument.
La pierre qui portait sa nuit devient le témoin de sa visitation. La pierre qui disait : ‘Je suis seul’ devient le signe : ‘Dieu était là.’ La pierre qui représentait sa fuite devient le souvenir d’un Dieu qui l’a trouvé.
Et c’est ça que Dieu veut faire ce soir.
Il ne te demande pas d’apporter ce que tu n’as pas. Il te demande d’apporter ce que tu as réellement.
Parce que ce que tu déposes devant Dieu, Dieu peut le transformer en témoignage.”
Ecoutes moi ce soir : Entre les mains de Jacob, c’était une pierre. Visitée par Dieu, c’est devenu un monument.
Ce que tu gardes seul reste une pierre froide. Ce que tu livres à Dieu peut devenir un monument.
Dans un instant, je vais inviter ceux qui veulent répondre à Dieu à venir déposer cette pierre ici devant. Ce n’est pas un geste magique. Ce n’est pas du théâtre. C’est une manière de dire : Seigneur, je viens avec ce que j’ai réellement. Je ne viens pas déguisé. Je ne viens pas comme Ésaü. Je viens comme Jacob. Mais je crois que tu peux commencer une œuvre en moi.”
Puis tu peux préciser :
“Si ce soir tu veux que Dieu devienne ton Dieu, viens déposer ta pierre. Si ce soir tu veux arrêter de fuir, viens déposer ta pierre. Si ce soir tu veux dire : ‘Seigneur, marque-moi pendant ce week-end’, viens déposer ta pierre.”

Premier appel : salut

“Tu as grandi autour de Dieu, mais tu n’es pas à Dieu. Ce soir, tu veux dire : Seigneur Jésus, je ne veux plus seulement connaître les histoires des autres. Je veux que tu sois mon Sauveur et mon Seigneur.”

Deuxième appel : fuite

“Tu sais que tu fuis. Tu fuis par le péché, par l’image, par le contrôle, par une relation, par la distraction, par l’orgueil, par la honte. Ce soir, tu viens dire : Seigneur, trouve-moi dans ma fuite.”

Troisième appel : consécration du week-end

“Tu dis : Seigneur, je ne veux pas passer à côté de ce week-end. Je veux être marqué. Je veux que tu touches ce que tu dois toucher pour que je ne reparte pas comme je suis venu.”
Puis tu les invites à venir déposer la pierre.
À ce moment-là, ne parle pas trop. Laisse l’équipe chanter doucement. Laisse le poids du geste faire son œuvre.
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