MARQUÉS DANS LA NUIT

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Marqués pour marquer

INTRODUCTION

Je l’ai dit et répété depuis vendredi : il y a des générations qui héritent d’une histoire.
Elles ont entendu parler de ce que Dieu a fait. Elles ont entendu les récits des anciens. Elles ont grandi avec des chants, des cultes, des camps, des témoignages, des histoires de réveil, des histoires de miracles, des histoires de pionniers.
Mais il arrive un moment où une génération ne peut plus seulement vivre sur ce que les autres ont raconté.
Il arrive un moment où elle doit rencontrer Dieu pour elle-même. Jacob est exactement là.
Jacob est l’héritier d’Abraham. Jacob est le fils d’Isaac. Jacob a entendu parler du Dieu de ses pères. Jacob sait qu’il y a une promesse. Jacob sait qu’il existe une bénédiction. Jacob sait que Dieu a dit à Abraham : “En toi seront bénies toutes les familles de la terre.”
Et Jacob veut en faire partie.
Il ne veut pas être spectateur de l’histoire. Il ne veut pas seulement entendre parler de la bénédiction. Il veut l’avoir. Il veut la porter. Il veut entrer dans cette postérité qui sera source de bénédiction pour les nations.
Et en cela, Jacob ressemble à beaucoup de jeunes.
Parce que je crois qu’il y a ici une génération qui ne veut pas vivre inutile.
Une génération qui ne veut pas juste consommer l’Église. Une génération qui ne veut pas seulement connaître les chants des autres. Une génération qui ne veut pas seulement entendre les témoignages des anciens. Une génération qui veut être utile à Dieu dans son temps.
Tu veux servir. Tu veux être utile. Tu veux que ta vie compte. Tu veux peut-être prêcher, évangéliser, conduire la louange, intercéder, servir dans l’Église, toucher tes amis, relever ta génération, répondre à un appel.
Mais il y a une tension.
Parce que souvent, cette même génération qui veut être utile se sent en même temps illégitime.
“Je ne suis pas assez prêt.” “Je ne suis pas assez spirituel.” “Je ne connais pas assez la Bible.” “J’ai trop de combats.” “J’ai trop de contradictions.” “Si les autres savaient ce que je vis vraiment, ils ne penseraient pas que Dieu peut m’utiliser.” “Je veux servir, mais j’ai peur d’être un imposteur.”
Et parfois, parce qu’on a peur de ne pas être assez, on commence à tirer.
On tire sur l’appel. On tire sur l’avenir. On tire sur la bénédiction. On tire sur la reconnaissance. On tire sur l’image. On tire sur le regard des autres. On tire sur la place qu’on voudrait avoir.
Jacob a passé sa vie à tirer.
Il saisit le talon de son frère. Il négocie le droit d’aînesse. Il trompe son père. Il fuit son frère. Il travaille chez Laban. Il survit à l’injustice. Il organise son retour. Il prépare ses cadeaux. Il divise son camp.
Jacob veut la bénédiction, mais il a souvent essayé de la porter avec ses propres forces.
Et ce soir, à Peniel, Dieu va lui apprendre une chose :
On ne porte pas la bénédiction d’Abraham avec les méthodes de Jacob. Il faut que Dieu touche quelque chose.
Le texte que nous allons lire ce soir n’est pas simplement l’histoire d’un combat étrange dans la nuit.
C’est le moment où Jacob devient Israël.
C’est le moment où celui qui voulait la bénédiction devient porteur d’un nom qui marquera toute une génération.
Mais écoute bien : Jacob devient Israël au moment où Dieu le touche. Jacob devient porteur d’un nom nouveau au moment où il est blessé. Jacob marque l’histoire au moment où Dieu le marque dans sa hanche.
C’est pourquoi ce soir, la parole que Dieu veut graver en nous est celle-ci :
TU NE MARQUERAS PAS TA GÉNÉRATION SANS ÊTRE MARQUÉ PAR DIEU.
Genesis 32:22–32 NEG
21 Le présent passa devant lui; et il resta cette nuit-là dans le camp. 22 Il se leva la même nuit, prit ses deux femmes, ses deux servantes, et ses onze enfants, et passa le gué de Jabbok. 23 Il les prit, leur fit passer le torrent, et le fit passer à tout ce qui lui appartenait. 24 Jacob demeura seul. Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. 25 Voyant qu’il ne le maîtrisait pas, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche; et l’emboîture de la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. 26 Il dit: Laisse-moi aller, car l’aurore se lève. Et Jacob répondit: Je ne te laisserai point aller, que tu ne m’aies béni. 27 Il lui dit: Quel est ton nom? Et il répondit: Jacob. 28 Il dit encore: ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur. 29 Jacob l’interrogea, en disant: Fais-moi je te prie, connaître ton nom. Il répondit: Pourquoi demandes-tu mon nom? Et il le bénit là. 30 Jacob appela ce lieu du nom de Peniel; car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été sauvée. 31 Le soleil se levait, lorsqu’il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche.

I. JACOB LUTTE POUR PORTER LA BÉNÉDICTION

1. IL NE VEUT PAS RESTER EN DEHORS DE L’HISTOIRE DE DIEU

Je le répète Jacob n’est pas un homme indifférent aux choses de Dieu. Il veut faire partie de l’histoire d’Abraham et d’Isaac, il veut la bénédiction.
Le problème c’est qu’il veut quelque chose de Dieu, mais qu’il essaie trop souvent de l’obtenir par ses propres moyens.
Et c’est là que son histoire devient très actuelle.
Parce qu’il y a des jeunes qui veulent vraiment Dieu.
Tu veux voir Dieu agir. Tu veux que l’Église se réveille. Tu veux que tes amis soient sauvés. Tu veux que ta famille soit touchée. Tu veux servir ta génération. Tu veux porter quelque chose.
Mais parfois, avec ce désir sincère, il y a aussi beaucoup de mélange.
Le besoin d’être vu. L’impatience. La comparaison. La peur de ne pas être choisi. Le désir d’aller vite. La peur d’être inutile. La peur que Dieu utilise les autres et pas toi.
Et sans t’en rendre compte, tu commences à tirer sur ce que Dieu voulait te donner.
On peut désirer une chose de Dieu et vouloir l’obtenir d’une manière qui ne ressemble pas à Dieu.
Jacob veut la bénédiction. Mais Jacob doit apprendre que la bénédiction ne se vole pas, ne se force pas, ne se manipule pas.
Elle se reçoit.

2. IL VEUT PORTER LA PROMESSE, MAIS IL N’EST PAS ENCORE TRANSFORMÉ

À Béthel, Dieu lui avait fait une promesse :
“Je suis avec toi.” “Je te garderai.” “Je te ramènerai.” “Toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité.”
C’est immense.
Dieu ne dit pas seulement à Jacob : “Je vais te bénir.”
Dieu dit : “Je vais faire de toi une bénédiction.”
Mais il y a encore un problème.
Jacob a une promesse sur sa vie, mais il n’a pas encore un caractère pleinement transformé.
Il a une destinée, mais il a encore ses anciennes méthodes. Il a une parole de Dieu, mais il a encore ses réflexes de contrôle. Il a reçu une bénédiction, mais il est encore traversé par la peur. Il est appelé à porter quelque chose, mais il doit encore être touché en profondeur.
Et c’est là une vérité importante pour ceux qui sentent un appel de Dieu.
Avoir un appel ne signifie pas qu’on est prêt. Avoir un don ne signifie pas qu’on est formé. Avoir une soif de Dieu ne signifie pas qu’on est déjà mûr. Avoir reçu une promesse ne signifie pas que tout ce qui en nous peut abîmer cette promesse a déjà été traité.
Dieu ne veut pas seulement te donner quelque chose à faire.
Il veut former quelqu’un.
Dieu ne confie pas seulement une mission ; il travaille l’homme ou la femme qui devra la porter.

3. IL A UNE PROMESSE, MAIS IL MARCHE ENCORE AVEC LA PEUR

Jacob revient vers son pays.
Il a quitté Laban. Il a été gardé par Dieu. Il a une famille. Il a des troupeaux. Il a des signes visibles de la fidélité de Dieu.
Mais il apprend qu’Ésaü vient à sa rencontre avec quatre cents hommes.
Et là, la peur remonte.
Ésaü, c’est le passé. Ésaü, c’est l’histoire non réglée. Ésaü, c’est la conséquence de sa tromperie. Ésaü, c’est ce qu’il a fui pendant des années.
Jacob a avancé, mais son passé n’a pas disparu.
Et cela parle à beaucoup.
Tu peux avoir vécu des moments avec Dieu, mais avoir encore peur de ce que ton passé dit de toi. Tu peux vouloir servir Dieu, mais te sentir illégitime à cause de tes combats. Tu peux sentir un appel, mais penser : “Seigneur, moi ? Vraiment ? Avec ce que je sais de moi ?”
Jacob a une promesse sur sa vie, mais il marche encore avec une insécurité dans le cœur.
Et ce soir, Dieu va le rencontrer non pas pour flatter son potentiel, mais pour toucher sa source.
Parce que Dieu ne veut pas juste rassurer Jacob. Il veut le marquer.

II. DIEU ENTRE DANS LE COMBAT POUR TOUCHER LA FORCE DE JACOB

1. DIEU ISOLE CELUI QU’IL VEUT MARQUER

Le texte dit : “Jacob demeura seul.”
C’est un verset très court, mais il est immense.
Jacob a tout fait passer de l’autre côté : ses femmes, ses enfants, ses serviteurs, ses biens.
Et maintenant, il est seul.
Plus de troupeaux. Plus de cadeaux pour amadouer Ésaü. Plus de stratégie visible. Plus de camp autour de lui. Plus de rôle à jouer. Plus d’image à tenir.
Jacob est seul.
Hamilton souligne que le récit insiste sur cette solitude : Jacob avait d’abord séparé ses troupeaux en groupes, mais maintenant ce n’est plus le bétail qui est “seul” ; c’est Jacob lui-même, séparé de tout son camp.
Pourquoi Dieu l’amène-t-il là ?
Parce qu’il y a des rencontres qu’on ne peut vivre qu’à découvert.
Dieu ne veut pas lutter avec le personnage. Il veut rencontrer la personne.
Il ne veut pas discuter avec le Jacob qui organise tout. Il veut toucher le Jacob qui se cache derrière son organisation.
Il ne veut pas seulement bénir le responsable, le chanteur, le futur prédicateur, le jeune engagé, le jeune “qui va bien”.
Il veut rencontrer le vrai toi.
Application :
Il y a des appels que tu ne peux pas recevoir en te cachant dans le groupe. Il y a des consécrations que tes parents ne peuvent pas faire à ta place. Il y a des abandons que ton pasteur ne peut pas faire pour toi. Il y a des “oui” à Dieu que personne ne peut prononcer à ta place.
Dieu isole parfois celui qu’il veut envoyer, parce qu’il ne veut pas envoyer un rôle, mais une vie transformée.

2. DIEU NE COMBAT PAS L’APPEL DE JACOB, IL COMBAT SON AUTOSUFFISANCE

Le texte dit : “Alors un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.”
Jacob attend Ésaü.
Mais c’est Dieu qui vient dans la nuit.
C’est mystérieux. C’est presque dérangeant.
Jacob pense que son grand combat est devant lui, avec son frère. Mais Dieu lui montre que le combat le plus profond est en lui.
Dieu ne vient pas détruire Jacob.
Dieu vient s’opposer à ce qui, en Jacob, pourrait détruire la bénédiction.
Dieu ne vient pas dire : “Tu as eu tort de vouloir la bénédiction.”
Non.
Dieu ne méprise pas la soif de Jacob. Dieu ne méprise pas son désir de faire partie de la promesse. Dieu ne méprise pas son aspiration à être dans la lignée d’Abraham.
Mais Dieu vient toucher la manière dont Jacob veut porter cette bénédiction.
Et c’est une parole pour nous :
Dieu ne combat pas ton désir d’être utile. Il combat ton orgueil. Il combat ton besoin d’être vu. Il combat ton impatience. Il combat ta peur de ne pas être assez. Il combat ton besoin de contrôler. Il combat ton envie de porter son appel avec tes propres forces.
Dieu ne combat pas ta soif d’être utile ; il combat ce qui en toi veut être utile sans dépendre de lui.
Dieu ne veut pas éteindre ta passion. Il veut la purifier.
Dieu ne veut pas tuer ton appel. Il veut toucher ce qui pourrait l’abîmer.
Dieu ne veut pas casser ta génération. Il veut la marquer.

3. DIEU TOUCHE LA HANCHE : L’APPUI DE CELUI QUI VEUT PORTER

Le texte dit : “Voyant qu’il ne pouvait le vaincre, cet homme le frappa à l’emboîture de la hanche.”
La hanche, c’est l’appui.
C’est le pivot du lutteur. C’est ce qui permet de tenir, de pousser, de résister, de bouger, de se stabiliser.
Dieu touche l’endroit où Jacob tient debout.
Ce n’est pas un détail.
Jacob est un homme fort. Il est tenace. Il a résisté toute sa vie. Il a traversé des conflits, des injustices, des années de travail, des manipulations.
Mais à Peniel, Dieu touche la force avec laquelle Jacob a toujours porté sa vie.
Dieu touche la force naturelle de Jacob pour qu’il ne prévale plus par autosuffisance, mais en s’accrochant à la grâce.
C’est le pivot du message.
Jacob devient réellement porteur de bénédiction au moment où il est battu.
Il voulait porter la bénédiction d’Abraham. Mais Dieu touche la force avec laquelle il voulait la porter.
Il voulait marquer sa génération. Mais Dieu marque d’abord sa hanche.
Dieu ne confie pas sa bénédiction à ta force intacte, mais à ta force livrée.
Et voilà ce que cette génération doit entendre :
Dieu ne cherche pas seulement des jeunes talentueux. Il cherche des jeunes marqués.
Dieu ne cherche pas seulement des jeunes motivés. Il cherche des jeunes dépendants.
Dieu ne cherche pas seulement des jeunes qui veulent faire de grandes choses. Il cherche des jeunes qui acceptent qu’il touche leur hanche avant qu’ils portent son nom.
Le ministère ne commence pas seulement quand tu as un micro. Il commence quand Dieu touche ton orgueil.
L’appel ne commence pas seulement quand on te donne une responsabilité. Il commence quand Dieu touche ton besoin de validation.
La consécration ne commence pas seulement quand tu dis : “Seigneur, utilise-moi.” Elle commence quand tu dis : “Seigneur, touche ce qui pourrait déformer ce que tu veux me confier.”

INTERACTION : LA CORDE DE PENIEL

À ce moment du message, je placerais l’interaction.
Tu peux dire :
“Je vais vous montrer quelque chose.”
Tu fais venir une corde solide devant l’auditoire. Tu appelles quelques jeunes costauds d’un côté, et quelques responsables de l’autre.
Tu dis :
“Cette corde représente la tension de Jacob. Depuis toujours, Jacob tire.”
Tu demandes aux jeunes de tirer.
Puis tu dis pendant qu’ils tirent :
“Jacob tire le talon de son frère. Jacob tire le droit d’aînesse. Jacob tire la bénédiction. Jacob tire son avenir. Jacob tire sa légitimité. Jacob tire sa place dans l’histoire de Dieu.”
Puis tu t’adresses à l’assemblée :
“Et peut-être que certains vivent comme ça.
Tu tires sur ton avenir. Tu tires sur ton image. Tu tires sur ton appel. Tu tires sur une relation. Tu tires sur la reconnaissance. Tu tires sur la bénédiction. Tu tires parce qu’au fond tu as peur que si tu lâches, tu ne comptes plus. Tu tires parce que tu veux servir Dieu, mais tu as peur de ne pas être assez. Tu tires parce que tu veux marquer ta génération, mais tu as peur que Dieu passe par quelqu’un d’autre.”
Tu laisses encore tirer un peu.
Puis tu dis :
“Stop.”
Silence.
“À Peniel, Dieu ne vient pas enlever à Jacob son désir de bénédiction. Il vient toucher la force avec laquelle Jacob essaie de la tirer à lui.”
Puis tu dis aux jeunes avec la corde :
“Maintenant, ne tirez plus. Gardez simplement la corde en main. Accrochez-vous, mais ne tirez plus.”
Silence.
Puis tu dis :
“Voilà Peniel.
Avant la hanche touchée, Jacob lutte pour contrôler. Après la hanche touchée, Jacob s’accroche pour recevoir.
Avant, il tire pour obtenir. Après, il s’attache pour être béni.
Avant, il veut arracher la bénédiction. Après, il comprend qu’il ne peut que la recevoir.”
JACOB TIRAIT POUR CONTRÔLER ; ISRAËL S’ACCROCHE POUR RECEVOIR.
Puis tu continues :
“Ce soir, Dieu ne te demande pas d’arrêter de vouloir être utile. Il ne te demande pas d’arrêter de désirer servir. Il ne te demande pas d’arrêter de vouloir porter quelque chose pour ta génération.
Il te demande d’arrêter de tirer avec tes propres forces.
Arrête de tirer sur ton appel. Arrête de tirer sur ta légitimité. Arrête de tirer sur ton image. Arrête de tirer sur la bénédiction.
Accroche-toi à Dieu.”
Puis tu fais poser la corde au sol devant l’estrade, comme une ligne.
Tu annonces :
“À la fin, ceux qui veulent répondre à Dieu viendront franchir cette corde. Pas comme un jeu. Pas comme une émotion. Mais comme un acte : Seigneur, j’arrête de tirer. Je viens m’accrocher à toi. Marque-moi avant de m’envoyer.”

III. JACOB MARQUE SA GÉNÉRATION PARCE QU’IL A ÉTÉ MARQUÉ PAR DIEU

1. JACOB NE PEUT PAS SE NOMMER LUI-MÊME

Après la lutte, l’homme lui demande : “Quel est ton nom ?”
Jacob répond : “Jacob.”
Ce n’est pas seulement un prénom.
C’est une confession.
Jacob veut dire : celui qui saisit, celui qui supplante, celui qui prend par le talon.
Dieu ne demande pas son nom parce qu’il manque d’information. Dieu veut que Jacob dise la vérité.
Lorsque Jacob donne son nom, il ne partage pas seulement une information ; il reconnaît que ce nom lui correspond tragiquement bien. Reconnaître l’ancien nom ouvre la voie au nouveau.
C’est important pour ceux qui veulent répondre à l’appel.
Dieu ne bâtit pas l’appel sur le mensonge. Dieu ne bâtit pas le ministère sur une image. Dieu ne bâtit pas une génération sur des masques.
Avant de dire “Israël”, il faut que Jacob dise “Jacob”.
Avant d’être envoyé, il faut être vrai.
Tu peux dire :
“Seigneur, je veux servir.” Mais Dieu demande : “Quel est ton nom ?”
“Seigneur, je veux prêcher.” “Quel est ton nom ?”
“Seigneur, je veux porter ta présence.” “Quel est ton nom ?”
“Seigneur, je veux marquer ma génération.” “Quel est ton nom ?”
Et peut-être que la réponse honnête, c’est :
“J’ai peur.” “Je suis dans la comparaison.” “Je veux être vu.” “Je me sens illégitime.” “J’ai une double vie.” “Je suis orgueilleux.” “Je suis blessé.” “Je suis impatient.” “Je veux ton appel, mais je veux aussi garder le contrôle.”
La vérité ne disqualifie pas Jacob.
Elle ouvre l’espace où Dieu peut le renommer.
Dieu ne renomme que ce qu’on arrête de cacher.

2. DIEU LUI DONNE UN NOM QUI DÉPASSE SA VIE

Dieu dit : “Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël.”
Ce nom ne concerne pas seulement Jacob. Ce nom va devenir le nom d’un peuple.
Un homme sort marqué d’une nuit, et sa marque devient l’identité d’une génération.
C’est vertigineux.
Jacob est entré dans la nuit comme un homme qui voulait être béni. Il sort au matin comme un homme dont le nom portera un peuple.
Il voulait faire partie de la postérité d’Abraham. Dieu le marque, et il devient Israël.
C’est ici que le message devient un appel à la génération.
Tu veux marquer ton époque ?
Alors il faut que Dieu te marque.
Tu veux porter quelque chose pour La Réunion ? Tu veux voir Dieu toucher tes amis ? Tu veux que ton Église soit réveillée ? Tu veux que ton lycée, ta fac, ton travail, ta famille soient visités ? Tu veux répondre à un appel ? Tu veux être utile dans ta génération ?
Alors ne demande pas seulement : “Seigneur, utilise-moi.”
Demande :
“Seigneur, marque-moi.”
Parce qu’un appel non marqué peut devenir dangereux. Un talent non brisé peut devenir orgueilleux. Une influence non consacrée peut devenir toxique. Une passion non purifiée peut blesser. Un ministère porté par l’insécurité peut chercher l’attention au lieu de servir.
Jacob voulait marquer sa génération ; Dieu a d’abord marqué Jacob.

3. IL SORT BOITEUX, MAIS IL MARCHE AVEC UNE AUTORITÉ NOUVELLE

Le texte dit : “Le soleil se levait lorsqu’il passa Peniel. Jacob boitait de la hanche.”
C’est une image magnifique.
Il entre dans la nuit avec toute sa force. Il sort au matin avec une boiterie.
Il entre avec des stratégies. Il sort avec une marque.
Il entre avec la peur d’Ésaü. Il sort avec la trace de Dieu.
Hamilton note que Jacob quitte Peniel avec deux choses qu’il n’avait pas en entrant : un nouveau nom et une nouvelle boiterie. Le nom rappelle sa destinée ; la boiterie rappelle qu’il a rencontré celui qui peut le vaincre.
Jacob sort de cette nuit brisé, nommé et béni.
Voilà l’ordre de Peniel :
Brisé. Nommé. Béni.
Pas béni, admiré, applaudi.
Brisé. Nommé. Béni.
Et c’est souvent l’ordre de Dieu pour ceux qu’il veut utiliser.
Il touche. Il nomme. Il envoie.
Le signe que Dieu t’a marqué, ce n’est pas seulement ce que tu as ressenti dans la nuit ; c’est la manière dont tu marches au matin.
Une génération marquée ne marche pas comme les autres.
Elle ne sert pas pour être vue. Elle ne prêche pas pour briller. Elle ne chante pas pour exister. Elle ne témoigne pas pour impressionner. Elle ne cherche pas la bénédiction par la force.
Elle marche avec une dépendance.
Et peut-être que certains ici doivent arrêter de vouloir sortir de ce week-end “plus forts” comme le monde comprend la force.
Peut-être que Dieu veut te faire sortir plus dépendant. Plus vrai. Plus humble. Plus consacré. Plus attaché à lui. Plus marqué.
Parce qu’il vaut mieux boiter avec Dieu que courir sans lui.

CONCLUSION

Jacob a passé sa vie à vouloir la bénédiction.
Et il avait raison de la vouloir.
Il voulait faire partie de ce que Dieu avait promis à Abraham. Il voulait entrer dans l’histoire. Il voulait porter quelque chose de plus grand que lui.
Mais toute sa vie, il a dû apprendre que la bénédiction de Dieu ne se porte pas avec des mains qui tirent, mais avec un cœur qui dépend.
À Béthel, Dieu lui a donné une promesse. Sur la route, Dieu l’a formé dans la souffrance. À Peniel, Dieu a touché sa force.
Et là, Jacob devient Israël.
Il devient porteur d’un nom qui marquera l’histoire.
Mais il ne devient pas Israël intact.
Il devient Israël marqué.
Alors ce soir, je ne veux pas simplement faire un appel pour des jeunes qui ont des problèmes.
Je veux faire un appel pour une génération qui veut être utile à Dieu.
Une génération qui dit :
“Seigneur, je ne veux pas seulement être béni. Je veux devenir une bénédiction.” “Je ne veux pas seulement hériter des histoires des autres. Je veux te rencontrer pour moi-même.” “Je ne veux pas seulement vivre un moment fort. Je veux porter une marque durable.” “Je ne veux pas seulement avoir un appel. Je veux être touché pour le porter correctement.” “Je ne veux pas tirer sur la bénédiction. Je veux m’accrocher à toi.”
Et la phrase de ce soir est simple :

TU VEUX MARQUER TA GÉNÉRATION ? LAISSE DIEU TE MARQUER D’ABORD.

APPEL FINAL AVEC LA CORDE

“Cette corde représente une ligne.
D’un côté, il y a Jacob qui tire. Jacob qui contrôle. Jacob qui veut obtenir. Jacob qui veut porter la bénédiction avec sa force intacte.
De l’autre côté, il y a Israël. Pas un homme parfait. Mais un homme marqué. Un homme qui ne tire plus comme avant. Un homme qui s’accroche à Dieu. Un homme qui porte un nom reçu de Dieu. Un homme qui marche autrement.”
“Si tu sens un appel au ministère, à la prédication, à la mission, à l’évangélisation, à la louange, à l’intercession, à l’enseignement, au service de ta génération, viens.”
“Je t’invite à venir franchir cette corde.”
Attention :
“Tu ne viens pas parce que tu es prêt. Tu viens parce que tu es disponible.
Tu ne viens pas parce que tu es fort. Tu viens parce que tu acceptes que Dieu touche ta force.
Tu ne viens pas pour dire : regarde ce que je peux faire pour toi. Tu viens pour dire : Seigneur, fais en moi ce que je ne peux pas faire moi-même.”
SEIGNEUR, MARQUE-MOI AVANT DE M’ENVOYER.
Je veux aussi élargir mon appel :
“Et si tu ne sais pas encore quelle forme cela prendra, mais tu sais que tu ne veux pas vivre inutile, viens aussi. Ce soir, tu viens dire : Seigneur, je suis disponible. Touche ce qui doit être touché.”
“Je t’invite à venir franchir cette corde.”

PRIÈRE FINALE

Seigneur, ce soir, nous nous tenons devant toi comme Jacob dans la nuit.
Nous reconnaissons que nous avons souvent tiré. Tiré sur notre avenir. Tiré sur notre image. Tiré sur notre appel. Tiré sur notre légitimité. Tiré sur la bénédiction.
Nous voulons être utiles. Nous voulons servir. Nous voulons voir notre génération touchée. Nous voulons porter quelque chose pour toi.
Mais nous reconnaissons que nous ne pouvons pas porter ta bénédiction avec les méthodes de Jacob.
Alors ce soir, marque-nous.
Touche notre hanche. Touche notre orgueil. Touche notre peur. Touche notre besoin d’être vus. Touche notre comparaison. Touche notre impatience. Touche notre syndrome de l’imposteur. Touche notre double vie. Touche notre besoin de contrôle. Touche ce qui en nous veut servir sans dépendre.
Seigneur, ne nous laisse pas tirer sur ce que tu veux nous donner.
Apprends-nous à nous accrocher à toi.
Fais lever une génération marquée. Pas seulement talentueuse. Pas seulement motivée. Pas seulement visible. Mais marquée par ta présence, marquée par ta sainteté, marquée par ta grâce, marquée par ton appel.
Nous ne voulons pas seulement être bénis. Nous voulons devenir une bénédiction.
Nous ne voulons pas seulement vivre un week-end. Nous voulons repartir avec une marque.
Au nom de Jésus. Amen.
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