La difficulté de faire la volonté de Dieu

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La difficulté de faire la volonté de Dieu

INTRO

Est-ce que tu as déjà dit à Dieu : "Seigneur, montre-moi ta volonté"
… et quand Il l'a montrée, tu as fait semblant de ne pas avoir vu ?
(silence)
Soyons honnêtes ce matin. Parce que si on ne l'est pas ici, dans l'Église, on ne l'est nulle part.
On a tous dans notre vie une zone où on entend Dieu — et où on négocie encore. Un appel qu'on reporte depuis des mois. Une décision qu'on évite. Une obéissance qu'on conditionne. "Oui Seigneur, mais pas maintenant." "Oui Seigneur, mais pas comme ça." "Oui Seigneur, mais pas avec eux."
Ce matin, on va parler de quelque chose que personne n'avoue facilement : faire la volonté de Dieu est difficile.
Pas impossible. Difficile.
Ce n'est pas une honte. C’est souvent un manque de foi. C'est une réalité que des géants de la Bible ont vécue avant toi. Jonas. Gédéon. Abraham. Saul. Pierre. Et même — écoute bien — même Jésus à Gethsémané.
On va faire deux choses ce matin :
D'abord on va parler du défi de la volonté de Dieu. comprendre
Ensuite du défi de , avec tous les obstacles que ça implique. l'accomplir
Et entre les deux, il y a un verset de Jésus qui renverse complètement notre façon de voir les choses.
Garde-le en tête — on y revient.
Jean 7.17 BDS
17 Si quelqu’un est décidé à faire la volonté de Dieu, il reconnaîtra bien si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative.

PARTIE 1 — Le défi de COMPRENDRE la volonté de Dieu

La première difficulté, c'est celle-là : "Je veux faire ta volonté, Seigneur… mais je ne sais pas exactement ce que c'est."
Ce n'est pas de la mauvaise foi. C'est souvent une vraie question. Une vraie souffrance même. Parce qu'on aimerait que Dieu nous parle comme un GPS : "Dans 500 mètres, prenez à droite." Et à la place, on a souvent juste une direction générale — et beaucoup de brouillard.
Deux personnages illustrent ça parfaitement.

Gédéon — Vouloir obéir, mais réclamer confirmation sur confirmation

Juges chapitre 6. Gédéon est dans un pressoir en train de battre son blé en cachette, pour ne pas que les Madianites le voient. Autrement dit : il se planque. Il a peur.
Et c'est à ce moment-là que l'ange de l'Éternel lui apparaît et lui dit :
Juges 6.12 NEG
12 L’ange de l’Eternel lui apparut, et lui dit: L’Eternel est avec toi, vaillant héros!
Gédéon répond à peu près : "Si l'Éternel est avec nous, pourquoi tout va mal ?" Ce n'est pas une réponse de héros ! C'est une réponse d'homme normal.
Et Dieu lui dit quand même :
Juges 6.14 NEG
14 L’Eternel se tourna vers lui, et dit: Va avec cette force que tu as, et délivre Israël de la main de Madian ; n’est-ce pas moi qui t’envoie?
La mission est claire. Gédéon la comprend. Mais il demande un signe. Puis un deuxième. La fameuse histoire des toisons : "Si la rosée est sur la toison et pas sur le sol… Et si la rosée est sur le sol et pas sur la toison…"
Deux confirmations. Il a quand même besoin de deux confirmations.
On sourit en lisant ça. Mais on fait exactement la même chose.
On attend d'être sûr à 100% avant de se lancer. On attend le bon moment, les bonnes conditions, la confirmation définitive. Et pendant qu'on attend, le temps passe… parfois des années !
Voici ce que j'ai appris : Dieu donne rarement 100% de clarté avant qu'on fasse le premier pas. Il en donne assez pour avancer. Et c'est en avançant qu'on obtient la lumière pour la suite.
Gédéon est entré en obéissance avec ses doutes. Et il a remporté une victoire que personne n'aurait cru possible.
La question pour toi ce matin :
sur quoi tu attends encore une troisième toison ?

Abraham — Partir sans savoir où

L'autre figure de la compréhension incomplète, c'est Abraham. Et lui, il n'a même pas demandé de toison.
L'épître aux Hébreux résume sa vie en une phrase qui me fascine à chaque fois que je la relis :
Hébreux 11.8 NEG
8 C’est par la foi qu’Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage, et qu’il partit sans savoir où il allait.
Il parti sans savoir où il allait.
Pas de carte. Pas de plan. Pas de garantie. Juste une promesse et une direction.
Combien d'entre nous attendent d'avoir le plan complet avant de faire confiance à Dieu ? Combien d'entre nous conditionnent leur obéissance à leur compréhension ?
"Je suivrai Dieu si je comprends d'abord où Il m'emmène."
Abraham n'a pas fonctionné comme ça. Il est parti. Et c'est en marchant qu'il a découvert où Dieu l'amenait.
La foi, ce n'est pas avancer quand tu vois clairement. La foi, c'est avancer dans le brouillard avec quelqu'un qui voit dans le noir.
Première conclusion : La volonté de Dieu n'est pas toujours un plan détaillé. C'est parfois juste : "Lève-toi et marche. Je t'accompagne."
après le défis de Comprendre, ou de discerner…

PARTIE 2 — Le défi d'ACCOMPLIR la volonté de Dieu

La deuxième difficulté, c'est différente. Là, on ne parle plus de compréhension. On parle d'exécution.
Parce qu'il y a des cas où tu sais très bien ce que Dieu te demande. Et tu ne le fais pas quand même.
L'apôtre Paul l'a décrit avec une honnêteté déconcertante dans Romains 7 :
Romains 7.19 NEG
19 Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.
Paul. L'auteur de la moitié du Nouveau Testament. Il a vécu ça.
Alors toi et moi, on peut certainement s'autoriser à être honnêtes ce matin.
Il y a trois adversaires qui se dressent entre toi et l'obéissance. Je veux les nommer clairement.
le NON
le Oui mais un peu, pas entièrement, presque !
le Ok mais on doit pouvoir faire autrement !

Premier adversaire — Jonas : la fuite frontale

Jonas, chapitre 1. Dieu lui dit d'aller prêcher à Ninive. Et le texte dit simplement :
Jonas 1.3 NEG
3 Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Eternel....
Tarsis, c'est l'exact opposé de Ninive sur la carte du monde antique. Jonas ne fait pas une petite entorse à la volonté de Dieu. Il part dans la direction opposée.
Et attention — Jonas n'est pas un mauvais bougre. C'est un prophète. Il connaît Dieu. Il l'a servi. Mais là, il fuit.
Pourquoi ? On le découvre à la fin du livre. Jonas fuit non pas parce qu'il a peur de Ninive — mais parce qu'il sait que Dieu est
Jonas 4.2 NEG
2 Il implora l’Eternel, et il dit: Ah! Eternel, n’est-ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal.
Et il refuse que cette grâce s'étende à ses ennemis.
Le problème de Jonas n'est pas qu'il ne comprend pas la volonté de Dieu. Il la comprend parfaitement. Le problème, c'est son cœur.
Il y a des domaines dans ta vie où tu sais ce que Dieu te demande. Et tu ne le fais pas parce que tu n'en veux pas. Parce que ça coûte trop. Parce que ça oblige à pardonner à quelqu'un que tu préfères garder à distance. Parce que ça remet en question un confort auquel tu t'es habitué.
Ce n'est pas une question de compréhension. C'est une question de volonté.
Et la bonne nouvelle de Jonas, c'est que Dieu est patient. Même dans le ventre du poisson, Il attend. Même quand tu as couru dans la direction opposée, Il n'abandonne pas sa mission pour toi.
La fuite n'est jamais la fin de l'histoire.

Deuxième adversaire — Saul : l'obéissance partielle

1 Samuel 15. Saul reçoit un ordre clair de Dieu par le prophète Samuel : détruire complètement les Amalécites et tout ce qu'ils ont. Ordre radical. Pas de négociation possible.
Et Saul obéit…Presque !
1 Samuel 15.9 NEG
9 Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, et les meilleures brebis, les meilleurs bœufs, les meilleures bêtes de la seconde portée, les agneaux gras, et tout ce qu’il y avait de bon; ils ne voulurent pas le dévouer par interdit, et ils dévouèrent seulement tout ce qui était méprisable et chétif.
Il a gardé le meilleur. Il a offert à Dieu ce qui ne lui coûtait rien.
Quand Samuel arrive et lui demande des comptes, Saul lui dit : "Mais j'ai obéi ! Et ce que j'ai gardé, c'est pour offrir des sacrifices à l'Éternel !"
Et Samuel lui répond avec une phrase qui a traversé les siècles :
1 Samuel 15.22 NEG
l’obéissance vaut mieux que les sacrifices, et l’observation de sa parole vaut mieux que la graisse des béliers.
Dieu ne veut pas tes compensations. Il veut notre obéissance.
Saul est le portrait de ce que Paul appelle "la chair" — cette partie de nous qui négocie, qui rationalise, qui trouve toujours une bonne raison pour garder ce qu'on préfère garder.
Galates 5.17 NEG
17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez.
Ce combat est normal. Il est universel. Mais ce qui compte, c'est de quel côté tu penches.
La question concrète ce matin :
qu'est-ce que tu as épargné ?
Quelle est la zone de ta vie que tu as retirée de l'autel en disant "Seigneur, pas ça" ? Quelle obéissance tu as rendue partielle pour garder le confort de ta propre décision ?
On donne à Dieu nos dimanches matin. Mais on lui cache notre agenda de semaine. On lui donne notre dîme — parfois. Mais on lui cache notre façon de traiter les gens au travail. On lui donne nos grands élans spirituels. Mais on lui cache cette relation difficile qu'on refuse de restaurer.
L'obéissance partielle, c'est quand même de la désobéissance.

Troisième adversaire — Jésus à Gethsémané : notre propre volonté

Voici le moment le plus fort de ce message. Et peut-être le plus libérateur.
Parce que je veux te montrer que le combat de faire la volonté de Dieu n'est pas seulement ton combat. C'est un combat que Jésus lui-même a mené.
Luc 22. C'est la nuit du jeudi avant la crucifixion. Jésus est au jardin de Gethsémané. Il sait ce qui l'attend. Et il prie :
Luc 22.42 NEG
42 disant: Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.
Que ce soit non ma volonté, mais la tienne.
Jésus a une volonté propre. Il la connaît. Et dans cet instant, elle est différente de celle du Père.
Ce n'est pas de la faiblesse. Ce n'est pas un manque de foi. C'est de l'humanité — complète, authentique, réelle. Et c'est précisément pour ça qu'il peut être notre Grand Prêtre, comme l'écrit l'auteur des Hébreux : parce qu'il a été éprouvé en toutes choses.
Ce que Jésus fait à Gethsémané n'est pas une résignation. C'est une victoire. La bataille de la croix se gagne d'abord dans ce jardin, dans la nuit, à genoux. Avant même que les soldats arrivent.
"Que ta volonté soit faite" — ce n'est pas une phrase de défaite. C'est la phrase la plus puissante qu'un être humain puisse prononcer. C'est la phrase qui déplace des montagnes.
Et si même Jésus a dû traverser ce combat — alors tu peux te permettre d'être honnête sur le tien.
Faire la volonté de Dieu commence toujours par mourir à la nôtre. Ce n'est jamais facile. Mais c'est toujours possible.

LE RETOURNEMENT — Jean 7:17

Maintenant, je veux te lire le verset sur lequel ce message repose.
Jean chapitre 7. Jésus est au temple pendant la fête des Tabernacles. Les religieux contestent son autorité. Et il leur répond avec une phrase qui renverse tout :
Jean 7.17 NEG
17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef.
Tu l'as ?
"Si quelqu'un veut faire… il saura."
Jésus inverse l'ordre. L'ordre qu'on croit naturel, c'est : comprendre d'abord, obéir ensuite. Avoir la lumière complète, puis avancer.
Jésus dit l'inverse : mets-toi en posture d'obéir, et la compréhension viendra.
Ce n'est pas de l'aveuglement. Ce n'est pas "ferme les yeux et saute". C'est une vérité spirituelle fondamentale : la clarté vient en marchant, pas en attendant.
Abraham a compris où Dieu l'emmenait en marchant. Pas avant.
Gédéon a vu la victoire possible en obéissant. Pas avant.
Et toi aussi, tu découvriras la volonté de Dieu pour ta vie en faisant le premier pas d'obéissance — même si tu ne vois pas encore le deuxième.
La Bottom Line de ce message, c'est celle-là :
On n'attend pas de comprendre pour obéir. On obéit pour comprendre.

CONCLUSION — La promesse

Je veux terminer avec une promesse. Parce que ce sermon ne veut pas te laisser sous le poids de l'obéissance sans te montrer ce qu'elle produit.
Romains 12.2 NEG
2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.
Trois adjectifs. Paul en aurait mis un, ça aurait suffi. Il en met trois.
Bonne. La volonté de Dieu est bonne. Même quand elle fait mal. Même quand elle coûte. Elle est bonne parce qu'elle vient d'un Père qui t'aime.
Agréable. Ce mot en grec, euarestos, veut dire littéralement "qui plaît". La volonté de Dieu, vécue jusqu'au bout, produit quelque chose de beau. Pas toujours immédiatement — mais elle produit quelque chose de beau.
Parfaite. Elle est complète. Elle ne manque de rien. Elle est adaptée à qui tu es, à ce que tu dois devenir, et à ce que Dieu veut accomplir à travers toi.
La difficulté à faire la volonté de Dieu n'est pas un signe qu'elle est mauvaise. C'est souvent le signe qu'elle est vraie — et qu'elle vaut quelque chose.
Jonas a fui. Dieu l'a rattrapé. Et Ninive a été sauvée.
Gédéon avait peur. Il a quand même obéi. Et une armée de 300 a vaincu des dizaines de milliers.
Abraham ne savait pas où il allait. Il est parti quand même. Et il est devenu le père de la foi.
Jésus a dit "que ta volonté soit faite". Et c'est ce oui qui a rendu possible notre salut.

APPEL À LA RÉPONSE

Avant qu'on prie ensemble, je veux te parler directement.
Si tu es comme Jonas — si tu as fui, si tu cours depuis des mois dans la direction opposée, si tu sais au fond de toi ce que Dieu te demande et que tu t'en éloignes délibérément — sache que Dieu t'attend encore. Il ne t'a pas rayé de sa liste. Il n'a pas abandonné sa mission pour toi. Aujourd'hui, tu peux faire demi-tour.
Si tu es comme Saul — si ton obéissance est partielle, si tu as gardé quelque chose pour toi en pensant que Dieu ne verrait pas, si tu Lui offres tes dimanche en gardant le reste pour toi — il y a une zone à remettre sur l'autel. Tu sais laquelle.
Si tu es comme Gédéon — si tu veux vraiment obéir mais que tu attends encore une confirmation de plus, si la peur de te tromper te paralyse depuis trop longtemps — tu as assez de lumière pour faire le prochain pas. Fais-le. La clarté vient en marchant.
Je vais te demander de faire une chose.
En silence, dans ta tête — nomme la zone. Nomme-la clairement. Pas en termes vagues. La zone précise où tu entends Dieu et où tu résistes encore.
(silence)
Et maintenant prie avec moi.
Seigneur,
Tu connais ma zone. Tu sais où je résiste. Tu sais ce que je retiens encore.
Ce matin, je ne veux plus fuir. Je ne veux plus négocier. Je ne veux plus attendre d'avoir tout compris pour avancer.
Comme Abraham, je veux partir même sans voir où tu m'emmènes.Comme Gédéon, je veux obéir même avec mes doutes.Comme Jésus à Gethsémané, je veux dire : que ta volonté soit faite, non la mienne.
Je te fais confiance. Pas parce que tout est clair. Mais parce que tu es bon.
Amen.
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