QUAND L’ESPOIR NOUS ABANDONNE
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INTRODUCTION
INTRODUCTION
Bonsoir à tous.
Il y a une chose que nous avons tous en commun ce soir. Nous avons tous déjà espéré.
Espéré qu'une situation s'améliore.
Espéré qu'une relation soit restaurée.
Espéré recevoir une bonne nouvelle.
Espéré que demain soit meilleur qu'aujourd'hui.
L'espérance fait partie de la vie.
Elle nous aide à avancer.
Elle nous aide à tenir.
Elle nous aide à nous relever lorsque nous tombons.
Mais il arrive parfois un moment plus difficile.
Le moment où l'on commence à se demander : « Est-ce que cela vaut encore la peine d'espérer ? »
Parce que les réponses tardent.
Parce que les années passent.
Parce que les circonstances ne changent pas.
Parce que la situation semble même empirer.
Parce que ce qui nous donnait espoir est en train de s’épuiser.
Et peut-être que certaines personnes ici connaissent exactement ce sentiment.
Vous continuez à avancer.
Vous continuez à sourire.
Mais au fond de vous, l'espoir s'est fragilisé.
Dans l'Évangile de Marc, nous rencontrons justement deux personnes arrivées à ce carrefour.
Une femme qui souffre depuis douze longues années.
Un père qui voit sa fille de 12 ans lui échapper.
Deux histoires différentes,
deux personnes différentes mais aux ressources épuisées,
Mais une même question : Que reste-t-il lorsque nos espoirs humains atteignent leurs limites ?
Et la réponse que donne la Bible est extraordinaire.
Lorsque l'espoir humain disparaît, Jésus demeure notre espérance.
21 Jésus regagna en barque l’autre rive et, une fois de plus, une grande foule s’assembla près de lui. Il était au bord de la mer. 22 Alors vint un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, qui le vit, se jeta à ses pieds 23 et le supplia instamment en disant : Ma fillette est à toute extrémité ; viens, impose-lui les mains, afin qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. 24 Jésus s’en alla avec lui. Et une grande foule le suivait et le pressait. 25 Or, il y avait une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans. 26 Elle avait beaucoup souffert entre les mains de plusieurs médecins ; elle avait dépensé tout ce qu’elle possédait sans en tirer aucun avantage ; au contraire son état avait plutôt empiré. 27 Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière et toucha son vêtement. 28 Car elle disait : Si je puis seulement toucher ses vêtements, je serai guérie. 29 Au même instant, la perte de sang s’arrêta, et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. 30 Jésus ressentit aussitôt en lui-même qu’une force était sortie de lui. Il se retourna au milieu de la foule et dit : Qui a touché mes vêtements ? 31 Ses disciples lui dirent : Tu vois la foule qui te presse, et tu dis : Qui m’a touché ? 32 Et il regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela. 33 La femme effrayée et tremblante, sachant ce qui s’était passé en elle, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. 34 Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal. 35 Il parlait encore, lorsque survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ? 36 Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue : Sois sans crainte, crois seulement. 37 Et il ne permit à personne de l’accompagner, si ce n’est à Pierre, à Jacques et à Jean, frère de Jacques. 38 Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue, où Jésus vit qu’il y avait du tumulte et des gens qui pleuraient et poussaient des cris retentissants. 39 Il entra et leur dit : Pourquoi ce tumulte, et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte, mais elle dort. 40 Et ils se moquaient de lui. Alors, il les fit tous sortir, prit avec lui le père et la mère de l’enfant, de même que ceux qui l’avaient accompagné, et entra là où se trouvait l’enfant. 41 Il saisit l’enfant par la main et lui dit : Talitha koumi, ce qui se traduit : Jeune fille, lève-toi, je te le dis. 42 Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher ; car elle avait douze ans. Ils en furent hors d’eux-mêmes, (frappés) d’un grand étonnement. 43 Jésus leur fit de vives recommandations, afin que personne ne le sache, et il leur dit de donner à manger à la jeune fille.
I. NOS RESSOURCES ONT LEURS LIMITES
I. NOS RESSOURCES ONT LEURS LIMITES
A. LA VIE NOUS CONDUIT PARFOIS AU BOUT DE NOUS-MÊMES
A. LA VIE NOUS CONDUIT PARFOIS AU BOUT DE NOUS-MÊMES
Cette femme souffre depuis douze ans.
Douze ans de douleur.
Douze ans de honte.
Douze ans d'exclusion.
Marc nous dit qu'elle a consulté de nombreux médecins.
Elle a dépensé tout ce qu'elle possédait.
Mais rien n'a changé.
Pire encore : sa situation s'est aggravée.
Imaginez cette femme.
Douze ans à espérer.
Douze ans à attendre.
Douze ans à entendre : « Peut-être que cette fois-ci sera la bonne. »
Et pourtant rien.
Peut-être que certains se reconnaissent dans cette histoire.
Vous avez tout essayé.
Vous avez fait de votre mieux.
Vous avez cherché des solutions.
Mais la blessure est toujours là.
Le vide est toujours là.
La souffrance est toujours là.
B. LES CIRCONSTANCES PEUVENT DEVENIR PLUS SOMBRES
B. LES CIRCONSTANCES PEUVENT DEVENIR PLUS SOMBRES
Puis Marc attire notre attention sur Jaïrus.
Cet homme est responsable de la synagogue.
Il est respecté.
Il possède une certaine influence.
Mais il découvre ce que nous découvrons tous un jour : Certaines batailles ne se gagnent ni avec l'argent, ni avec le statut, ni avec l'influence.
—> Sa fille est mourante.
Mais, Jésus accepte de venir.
Le temps d’un instant l’espoir renaît.
Mais alors que Jésus est en route, le récit semble prendre une mauvaise direction.
Jésus s'arrête.
Le temps passe.
L'attente se prolonge.
Et parfois c'est exactement ce qui nous trouble.
Nous avons prié.
Nous avons attendu.
Nous avons cru.
Et nous avons l'impression que Dieu tarde.
C. IL ARRIVE UN MOMENT OÙ TOUT SEMBLE PERDU
C. IL ARRIVE UN MOMENT OÙ TOUT SEMBLE PERDU
Puis la nouvelle tombe : « Ta fille est morte. Pourquoi importuner davantage le maître ? »
Voilà le point culminant du désespoir.
Ce n'est plus une maladie.
Ce n'est plus une difficulté.
C'est une fin.
Les hommes qui arrivent auprès de Jaïrus pensent que tout est terminé.
L'histoire est close.
Le verdict est rendu.
Et peut-être que certains ici connaissent ce sentiment.
Vous avez entendu :
« C'est fini. »
Fini pour votre couple.
Fini pour votre projet.
Fini pour votre santé.
Fini pour votre avenir.
Et c'est précisément à cet endroit que Jésus intervient.
II. QUAND JÉSUS DIT : CROIS SEULEMENT
II. QUAND JÉSUS DIT : CROIS SEULEMENT
A. UNE FOI QUI RÉSISTE AUX APPARENCES
A. UNE FOI QUI RÉSISTE AUX APPARENCES
Avant même de parler à Jaïrus, l’histoire nous montre à quoi ressemble la foi.
La femme n'a aucune raison visible d'espérer.
Douze ans d'échecs.
Douze ans de déceptions.
Douze ans sans résultat.
Pourtant elle avance vers Jésus.
Pourquoi ?
Parce que la foi ne se nourrit pas d'abord des circonstances.
Elle se nourrit de la personne de Jésus.
Cette femme nous enseigne une vérité essentielle.
La foi n'est pas l'absence de problèmes.
La foi est la décision de venir à Jésus malgré les problèmes.
Elle ne sait pas encore ce que Jésus va faire.
Mais elle sait vers qui elle doit aller.
B. UNE FOI QUI RÉSISTE À LA PEUR
B. UNE FOI QUI RÉSISTE À LA PEUR
Puis Jésus se tourne vers Jaïrus.
Et il prononce cette parole extraordinaire : « Ne crains pas, crois seulement. »
Remarquez ce que Jésus ne dit pas.
Il ne dit pas : « Tout va bien. »
Il ne dit pas : « Il n'y a aucun problème. »
Il ne nie pas la réalité.
La fille est morte.
La douleur est réelle.
Les larmes sont réelles.
Mais Jésus refuse que la peur devienne la vérité ultime.
La peur regarde les circonstances.
La foi regarde Jésus.
Et ce soir encore, beaucoup de personnes vivent davantage sous l'autorité de leurs peurs que sous l'autorité de la parole de Dieu.
Mais Jésus dit : « Ne crains pas. Crois seulement. »
C. UNE FOI QUI RÉSISTE
C. UNE FOI QUI RÉSISTE
Lorsque Jésus arrive à la maison, les pleureuses sont déjà là.
Elles savent ce qu'elles voient.
Pour elles, tout est terminé.
Lorsque Jésus affirme que l'histoire n'est pas finie, elles se moquent de lui.
Elles rient.
Voilà souvent le dernier obstacle de la foi.
Le regard des autres.
Le cynisme.
Les moqueries.
Le réalisme qui prétend que Dieu ne peut plus rien faire.
Mais Jaïrus continue d'avancer avec Jésus.
Et parfois la foi consiste simplement à continuer à marcher avec Jésus lorsque tout le monde autour de nous a déjà abandonné.
III. QUAND LA CROIX DONNE RAISON À L'ESPÉRANCE
III. QUAND LA CROIX DONNE RAISON À L'ESPÉRANCE
A. JÉSUS POSSÈDE AUTORITÉ SUR LA MORT
A. JÉSUS POSSÈDE AUTORITÉ SUR LA MORT
Jésus entre dans la chambre.
Il prend la main de cette enfant.
Et il dit : « Talitha koum. » / « Petite fille, lève-toi. »
Et immédiatement elle se lève.
Quelle scène extraordinaire !
La mort, que personne ne pouvait vaincre, recule devant la parole de Jésus.
Marc veut que nous comprenions quelque chose.
Jésus n'est pas seulement un enseignant.
Il n'est pas seulement un prophète.
Il est le Seigneur de la vie.
Là où les hommes voient une fin, Jésus possède encore l'autorité d'ouvrir un avenir.
B. LA CROIX RÉVÈLE POURQUOI NOUS POUVONS ESPÉRER
B. LA CROIX RÉVÈLE POURQUOI NOUS POUVONS ESPÉRER
Mais ce miracle soulève une question.
Tout au long de ce chapitre, Jésus touche ce qui est considéré comme impur.
Il s'approche du démoniaque.
Il laisse une femme impure le toucher.
Il prend la main d'une enfant morte.
Partout où Jésus passe, il rencontre les conséquences du péché.
La souffrance.
La honte.
L'exclusion.
La mort.
Et plus nous avançons dans l’Évangile, plus une question se pose :
Comment Jésus peut-il apporter la vie à ceux qui meurent ?
Comment peut-il offrir la paix à ceux qui sont condamnés ?
Comment peut-il restaurer ceux qui sont brisés ?
La réponse se trouve à la croix.
Car Jésus n’est pas venu seulement soulager les conséquences du péché.
Il est venu s’attaquer à sa racine même.
Il est venu porter sur lui notre péché, notre culpabilité et notre condamnation.
Le Fils de Dieu est venu prendre sur lui ce qui nous détruisait.
Notre péché.
Notre culpabilité.
Notre condamnation.
Voilà pourquoi nous pouvons espérer.
Parce que Jésus n'est pas resté spectateur de notre misère.
Il est venu la porter.
Mais cette paix sera achetée au prix du Calvaire.
L'espérance chrétienne n'est pas fondée sur un sentiment.
Elle est fondée sur l'amour manifesté à la croix.
C. LA RÉSURRECTION GARANTIT NOTRE AVENIR
C. LA RÉSURRECTION GARANTIT NOTRE AVENIR
La petite fille se relève.
Mais ce miracle annonce quelque chose de plus grand encore.
Quelques chapitres plus loin, Jésus lui-même sera mis dans un tombeau.
Les disciples penseront que tout est terminé.
Le ciel semblera silencieux.
L'espoir semblera mort.
Mais le troisième jour, le tombeau sera vide.
Jésus ressuscitera.
Et c'est là que naît l'espérance chrétienne.
Notre espérance ne repose pas sur nos circonstances.
Nos circonstances changent.
Notre espérance ne repose pas sur nos émotions.
Nos émotions changent.
Notre espérance repose sur une réalité historique :
Jésus-Christ est mort pour nos péchés.
Jésus-Christ est ressuscité d'entre les morts.
Et parce qu'il vit aujourd'hui, aucun tombeau, aucune souffrance, aucun échec, aucune histoire n'a le dernier mot pour celui qui se confie en lui.
CONCLUSION
CONCLUSION
La femme avait tout essayé.
Jaïrus avait entendu : « C'est fini. »
Les pleureuses riaient déjà.
Tout semblait perdu.
Mais Jésus a prononcé une autre parole : « Ne crains pas, crois seulement. »
Ce soir encore, cette parole est adressée à chacun de nous.
Car lorsque nos espoirs humains s'effondrent, Jésus demeure notre espérance.
Et cette espérance est solide.
Parce qu'elle repose sur une croix.
Parce qu'elle repose sur un tombeau vide.
Parce qu'elle repose sur un Sauveur vivant.
Voilà pourquoi il y a encore de l'espoir avec Jésus-Christ.
