VÉRITÉ
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J’aimerai vous inviter à faire deux lectures dans l’Évangile de Jean. Dans les chapitres 5 à 8 une question demeure : la connaissance de Jésus soit qui est ce Jésus ?
Il y a ceux qui croient connaître, ceux qui refusent de le connaitre et l’invitation à le connaître vraiment. Et ce sera tout l’objet de mon propos ce matin : la connaissance.
Jésus a dit :
32 vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. 33 Ils lui répondirent: Nous sommes la postérité d’Abraham, et nous ne fûmes jamais esclaves de personne; comment dis-tu: Vous deviendrez libres? 34 En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, quiconque se livre au péché est esclave du péché. 35 Or, l’esclave ne demeure pas toujours dans la maison; le fils y demeure toujours. 36 Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.
“Vous connaitrez la vérité et lé vérité vous rendra libres.”
On connait bien ce verset, Alléluia ! Jésus pose un principe simple, la connaissance de la vérité implique ou engendre normalement une conséquence : la liberté.
J’aimerai maintenant vous invitez à lire le chapitre précédent :
8 Montez, vous, à cette fête; pour moi, je n’y monte pas [encore], parce que mon temps n’est pas encore accompli. 9 Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée. 10 Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret. 11 Les Juifs le cherchaient pendant la fête, et disaient: Où est-il? 12 Il y avait dans la foule une grande rumeur à son sujet. Les uns disaient: C’est un homme de bien. D’autres disaient: Non, il égare la multitude. 13 Personne, toutefois, ne parlait librement de lui, par crainte des Juifs. 14 Vers le milieu de la fête, Jésus monta au temple. Et il enseignait. 15 Les Juifs s’étonnaient, disant: Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n’a point étudié? 16 Jésus leur répondit: Ma doctrine n’est pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. 17 Si quelqu’un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon propre chef. 18 Celui qui parle de son propre chef cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai, et il n’y a point d’injustice en lui. 19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? Et nul de vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir? 20 La foule répondit: Tu as un démon. Qui est-ce qui cherche à te faire mourir? 21 Jésus leur répondit: J’ai fait une œuvre, et vous en êtes tous étonnés. 22 Moïse vous a donné la circoncision — non qu’elle vienne de Moïse, car elle vient des patriarches — et vous circoncisez un homme le jour du sabbat.
Et dans ce second texte il y a aussi une quête de la connaissance :
Les juifs cherchent Jésus ! Chacun avait son avis sur lui : Homme de bien ou agitateur mais ce qu’on ne peut pas enlever aux juifs c’est la recherche d’en savoir plus.
Lorsque Jésus se révèle au Temple et enseigne, Jean nous dit que ces mêmes juifs étaient étonnés / émerveillés / subjugués par ce que Jésus est en train d’enseigner.
> Cette même quête de la connaissance ressurgit : avec leur question centrale au v15 que je paraphrase : d’où lui vient sa connaissance ?
Pourtant, regardez avec moi où leur mène cette quête, ils le cherchaient, ils voulaient connaître davantage de Jésus, ils ont été étonnés par son enseignement, ils ont cherché l’origine de son savoir et bilan : ils vont dire à Jésus tu as un démon et chercher à le faire mourrir.
Comment est-ce possible ?
Comment peut-on être au contact d’autant de connaissance, de connaître autant… et finalement, reconnaître si peu ?
Ma question peut vous paraître un peu tirée par les cheveux ce matin. Mais elle est essentielle ! On serait vite tenté de jeter la pierre aux juifs de Jean 8. Pourtant, ce double récit nous amène face à une réalité : on peut être au contact de la vérité, de la connaissance véritable, sans pour autant qu’elle est un impact réel sur notre vie / sur notre existence.
Je le dis autrement : bien que la vérité possède la puissance de libérer et d’affranchir complètement, il semble que suivant la façon dont je la reçoit ou que je la vis elle peut être totalement démunis de sa puissance.
D’une certaine manière cela signifie qu’on peut savoir beaucoup sans que cela ne produise quoique ce soit dans notre vie :
on peut savoir que Jésus sauve —> sans jamais être sauvé
on peut connaitre l’invitation de Jésus à nous décharger sur lui de tous nos fardeaux —> sans jamais nous décharger
on peut savoir que ce que Dieu veut c’est notre sanctification tout en continuant à vivre dans nos passions
on peut proclamer cette parole des 10 commandements : honore ton père et ta mère sans jamais honorer
on peut tout savoir sur l’assurance de la vie éternelle —> sans jamais être assuré
on peut expliquer ce fameux verset de Romains 8 qui dit que ni la mort, ni la vie, ni les puissances, etc, ne peuvent me séparer de l’amour de Jésus en ayant une peur viscérale de la mort et des autres choses.
Soyons honnêtes frères et soeurs, on se reconnait facilement dans cette liste. Combien de fois nous avons confessé la Parole de Dieu sans pour autant que la vérité proclamé ait eu un impact certain sur nos vies.
Et c’est là où le message nous rejoint ce matin : la Bible ne peut pas se résumer à un puit de connaissance divine, elle doit être un chemin vers celui qui libère.
Et Paul nous dit que c’est une des caractéristiques des derniers temps :
7 apprenant toujours et ne pouvant jamais arriver à la connaissance de la vérité.
Je ne sais pas vous, mais moi quand j’ai lu ses paroles ça m’a fait froid dans le dos. pourquoi ? Parce que je me suis dit Seigneur, je ne veux absolument pas devenir
