Une prière pour un peuple pieux - partie 2
Colossians • Sermon • Submitted • Presented
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· 16 viewsWe continue our study of Paul’s prayer for the Colossian church, focusing especially on his desire that they would walk in a manner pleasing to God. Paul shows that such a walk involves the whole person and is sustained by the Spirit of God working within us. As believers bear fruit in every good work, grow in the knowledge of God, and persevere through His strength, they remain dependent upon Him and give thanks for all that He has accomplished.
Notes
Transcript
Introduction
Introduction
Veuillez ouvrir votre Bible à l’épître de Paul aux Colossiens.
Illustration d’ouverture
Illustration d’ouverture
Imaginez un homme qui se perd au cours d’une randonnée en montagne.
Il pensait être de retour avant la tombée de la nuit,
mais il a pris le mauvais sentier.
La température a chuté, la neige s’est mise à tomber et,
bientôt, il ne parvenait plus à reconnaître le chemin.
La batterie de son téléphone est presque épuisée,
ses vêtements n’étaient pas adaptés au froid,
et personne ne savait exactement où il se trouvait.
Au milieu de la nuit, il a compris la gravité de sa situation.
Il était incapable de retrouver lui même le chemin du retour.
Il ne pouvait pas se protéger contre les intempéries.
Si personne ne venait à sa recherche,
il ne survivrait pas.
Puis, au loin, il a entendu des voix.
Une équipe de recherche et sauvetage avait passé la nuit à traverser la tempête pour le retrouver.
Ses membres avaient apporté des vêtements chauds, de la nourriture, du matériel médical,
et tout l’équipement nécessaire pour le ramener en sécurité au pied de la montagne.
Ils avaient risqué leur propre sécurité pour sauver un homme qui était incapable de se sauver lui même.
Supposons que, quelques mois plus tard,
cet homme soit retourné au poste de secours.
Il s’est mis à y travailler bénévolement,
à entretenir le matériel,
à recueillir des fond,
et à participer aux recherches pour retrouver d’autres personnes perdues.
Pourquoi agissait il ainsi?
Il ne cherchait pas à mériter son sauvetage.
Il avait déjà été sauvé.
Il ne cherchait pas non plus à rembourser toute la valeur de ce qui avait été accompli pour lui.
Il savait qu’il ne pourrait jamais mesurer la valeur de la vie qui lui avait été rendue.
Il servait parce qu’il se souvenait.
Il se souvenait de l’obscurité, du froid et de son impuissance.
Il se souvenait des voix qui s’étaient approchées à travers la tempête.
Il se souvenait des mains qui l’avaient relevé,
des vêtements qui l’avaient réchauffé,
et de ceux qui l’avaient ramené sain et sauf.
Son service était devenu une expression de reconnaissance pour une miséricorde qu’il avait déjà reçue.
Voilà à quoi ressemble la vie chrétienne.
Nous servons Dieu par reconnaissance et par gratitude pour le salut qu’il nous a acquis.
C’est précisément ce que Paul demande à Dieu de produire dans l’Église de Colosses.
Lecture
Lecture
Veuillez vous lever pour la lecture de la sainte Parole de Dieu.
9 C’est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous; nous demandons que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle,
10 pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu,
11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.
12 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière;
13 il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,
14 en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.
Prière
Prière
Prions.
Seigneur Jésus,
nous te remercions pour ton Esprit qui donne la vie,
ainsi que pour les prières fidèles de tes saints à travers les siècles.
Je te prie afin que ton peuple marche dans la piété,
non selon notre propre force,
mais selon la puissance de ton Esprit qui habite et agit en nous,
qui nous sanctifie et nous rend conforme à ta Parole.
Bénis la prédication de ta Parole ce matin.
Amen.
Vous pouvez vous asseoir.
Introduction
Introduction
Revenons à mon illustration d’ouverture. Imaginez qu’au fil des années,
cet homme ait peu à peu oublié son sauvetage.
Celui-ci était devenu un souvenir lointain.
La vie qu’il avait autrefois reçue avec émerveillement lui semblait maintenant ordinaire.
Il avait commencé à tenir pour acquise cette vie même qui lui avait été rendue.
Voilà l’un des grands dangers de la vie chrétienne.
Nous pouvons confesser que le Père nous a délivrés de la puissance des ténèbres,
qu’il nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,
qu’il nous a rachetés en Christ,
qu’il nous a pardonné nos péchés,
et qu’il nous a rendus capables d’avoir part à un héritage éternel.
Pourtant, des bénédictions autrefois reçues avec émerveillement,
peuvent progressivement devenir familières et ordinaires à nos yeux.
Nous commençons alors à tenir la grâce pour acquise.
Notre obéissance devient un devoir froid,
une soumission réticente ou une simple habitude religieuse.
Nous demandons quel est le minimum exigé,
plutôt que de chercher comment une vie sauvée par Christ peut glorifier celui qui l’a sauvée.
Le chrétien obéit véritablement parce que Dieu le commande.
Son autorité est pleinement suffisante.
Mais le croyant n’obéit pas comme un serviteur condamné qui cherche à mériter la miséricorde.
Nous obéissons plutôt comme ceux qui ont déjà reçu miséricorde et grâce.
Nous ne pratiquons pas de bonnes œuvres afin d’être sauvés.
Nous pratiquons de bonnes œuvres parce qu’en Christ,
nous avons été sauvés.
La reconnaissance se souvient de ce que la grâce a accompli,
puis elle offre à Dieu la vie tout entière dans une obéissance reconnaissante.
Rappel
Rappel
Cette illustration présente bien l’idée principale de notre texte ce matin.
Le chrétien est appelé à marcher par la grâce et à être motivé par la reconnaissance,
afin de plaire à Dieu.
Dans notre passage, nous entendons les paroles de louange et de supplication,
que Paul adresse à Dieu en faveur de l’Église de Colosses.
Les versets 9 à 14 nous rapportent cette prière,
par laquelle Paul manifeste son amour pour les Colossiens.
Comme nous l’avons vu dans un sermon précédent,
Paul est largement encouragé par l’état de cette Église,
malgré les nombreuses difficultés et menaces auxquelles elle fait face.
Toutefois, il ne considère pas que leur croissance est achevée.
Il prie pour leur fidélité continuelle et pour leur sanctification,
afin qu’ils croissent dans la sainteté et dans le zèle.
Comme nous l’avons également vu dans mon dernier sermon,
ils possédaient un véritable zèle pour Dieu,
mais leur connaissance demeurait incomplète.
Cette ignorance les exposait au danger de marcher d’une manière qui ne plaisait pas à Dieu.
Une telle conduite ne convient pas à des citoyens du royaume de Dieu.
Comme nous venons de le lire au verset 13,
nous avons été délivrés de la puissance des ténèbres et transportés dans le royaume du Fils de son amour.
Nous avons également reçu un héritage avec les saints dans la lumière.
Voilà le contexte et la norme de la conduite chrétienne.
Développement
Développement
Le véritable zèle chrétien doit être enraciné dans une juste connaissance de Dieu.
Autrement, nous risquons de servir notre Roi de la mauvaise manière,
et même de déshonorer son nom.
Ce matin, alors que nous poursuivons notre étude de l’introduction de cette épître,
nous nous concentrerons sur les caractéristiques que Paul présente,
pour décrire une marche sainte et agréable à Dieu,
digne des citoyens du royaume de lumière.
Normalement, des ennemis capturés n’éprouvent aucune affection pour le roi qui les a vaincus.
S’ils en avaient l’occasion,
ils chercheraient même à renverser son royaume.
Mais il n’en est pas ainsi dans le royaume de Dieu.
Nous qui étions autrefois ses ennemis avons été délivrés afin de vivre librement dans son royaume,
de servir à son avancement et de manifester notre reconnaissance envers notre nouveau Roi,
pour tout ce qu’il a accompli en notre faveur.
La posture fondamentale du chrétien est donc celle de la reconnaissance envers Dieu,
notre Libérateur et notre Roi.
Le Catéchisme orthodoxe est structuré autour de cette vérité précise.
Il comprend trois grandes parties.
La première définit et établit la gravité de notre culpabilité devant Dieu,
à cause de notre péché et de notre rébellion contre lui.
La deuxième explique comment la grâce de Dieu nous sauve par la mort de Christ,
qui a pris notre place et porté notre péché.
La dernière présente la reconnaissance que nous devons offrir à Dieu en réponse à un salut si merveilleux.
Voilà notre motivation pour une vie sainte.
Nous manifestons notre reconnaissance envers notre Dieu et Sauveur en vivant comme des citoyens de son royaume.
Il nous équipe ensuite afin que nous accomplissions l’œuvre qui appartient à ces citoyens,
car notre Libérateur nous a confié une sainte vocation.
Plan
Plan
La prière de Paul que nous étudiens ce matin s'étend des versets 9 à 14.
Les versets 10 à 12 s'articulent autour de la requête de Paul,
qui souhaite que les saints marchent d'une manière agréable devant Dieu.
Il s'agit du verbe central de la phrase,
qui est ensuite modifié par quatre participes décrivant en quoi ça regard.
Cela n'apparaît peut-être pas clairement en français,
mais telle est la structure en grec.
Ces participes expriment la disposition continuelle du chrétien envers Dieu,
dans une vie d’adoration et de reconnaissance.
Ce matin alons on vas investigé ces quatre aspects de la vie chrétienne.
Des mains fructueuses, verset 10b
Christ a équipé tous ses saints des instruments nécessaires afin qu’ils portent du fruit dans son royaume.
Une intelligence qui grandit, verset 10c
Christ forme son peuple afin qu’il croisse dans la sainteté et dans la connaissance des choses de Dieu.
Un cœur fortifié, verset 11
Christ fortifie ses saints, non selon leur propre puissance, mais selon la sienne.
Un cœur reconnaissant, verset 12
Le résultat de l’œuvre que Christ accomplit en nous est une joyeuse reconnaissance pour tout ce qu’il nous a donné.
Le cœur rempli de l’Esprit de Dieu et nourri par sa Parole ne peut que répondre par de joyeuses actions de grâces,
qui produisent le fruit des bonnes œuvres.
C’est notre joie et notre privilège de travailler pour la gloire de notre Sauveur.
Puisque nous avons été transportés de la puissance des ténèbres dans le royaume du Fils de son amour,
Dieu nous équipe comme il convient et nous transforme progressivement.
Nous ne devons jamais tenir pour acquis quelque aspect que ce soit de l’œuvre de Christ.
Nous devons continuellement chercher à le glorifier et à manifester notre reconnaissance devant le monde,
non par notre propre force,
mais par son Esprit qui agit en nous.
Transition
Transition
Christ est Roi sur toutes choses.
Il nous a sauvés par sa grâce glorieuse et nous a maintenant établis comme ouvriers dans son royaume.
Il n’y a pas de citoyens oisifs dans le royaume de Christ,
ni de personnes appelées à demeurer inactives.
Son royaume est composé de serviteurs joyeux,
qui travaillent ensemble pour sa gloire et pour le bien de sa création.
Des mains fructueuses, verset 10b
Des mains fructueuses, verset 10b
Cela nous amène à mon premier point, les mains fructueuses que Dieu donne à son peuple.
Après nous avoir introduits dans son royaume,
il nous envoie accomplir l’œuvre qu’il exige de nous et nous équipe pleinement pour cette tâche.
Aucun ouvrier du royaume de Dieu ne se retrouvera sans les outils nécessaires à l’œuvre que son Roi lui a confiée.
Commençons donc par le premier participe.
10 portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres
Cette expression comporte deux éléments :
le fruit et les œuvres.
Elle suppose que de bonnes œuvres seront accomplies,
mais elle affirme également que ces œuvres porteront du fruit.
Les bonnes œuvres que nous accomplissons produiront du fruit,
et ce fruit attestera la réalité de l’œuvre elle-même.
Si seulement le jardinage fonctionnait toujours ainsi.
Mon épouse passe des heures et des heures à travailler dans notre jardin,
avec des résultats très variables.
Malgré tous ses efforts,
rien ne lui garantit qu’elle obtiendra une récolte.
La nécessité des bonnes œuvres
La nécessité des bonnes œuvres
Pourquoi les bonnes œuvres sont elles nécessaires?
Pourquoi Paul semble-t-il présumer que les croyants les accompliront?
Pour la même raison que vous vous attendez à ce qu’un outil électrique fonctionne,
lorsqu’il est branché à une source de courant.
Il n’est pas étonnant que la lame d’une scie se mette à tourner une fois l’outil branché.
C’est précisément pour cela qu’il a été conçu.
C’est en ce sens que les bonnes œuvres sont nécessaires :
elles démontrent que la vie et la puissance sont réellement présentes.
Puisque nous sommes les instruments de Dieu,
il nous a équipés, comme serviteurs dans son royaume,
de tout ce qui est nécessaire à l’œuvre qu’il nous confie.
L’absence de bonnes œuvres indiquerait non pas la vie,
mais la mort.
Nous pouvons affirmer toute la journée que nous possédons la foi,
mais si aucune œuvre n’en démontre la réalité,
cette profession n’est rien de plus que de vaines paroles.
C’est précisément ce que Jacques veut nous faire comprendre lorsqu’il écrit :
17 Il en est ainsi de la foi: si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.
Les bonnes paroles sont plus faciles que les bonnes œuvres.
Celles-ci ne nous donnent pas la vie,
mais elles démontrent que nous sommes véritablement vivants.
La promesse du fruit
La promesse du fruit
Cependant, nous ne sommes pas non plus appelés à travailler sans fin et en vain pour notre Roi.
D’une manière ou d’une autre,
nos efforts porteront du fruit.
Un bon jardinier ne récolte pas chaque jour les fruits de son jardin.
Pourtant, régulièrement et au temps convenable,
il recueillera sa récolte.
Un travail fructueux
Un travail fructueux
L’Église de Colosses avait déjà produit les fruits de la foi, de l’espérance et de l’amour,
comme Paul le souligne au verset 4.
Je ne répéterai pas tout ce que j’ai déjà dit au sujet de ces versets.
Toutefois, Paul revient encore sur cette réalité au verset 10,
car le fruit occupe une place centrale dans la vie chrétienne,
et pour veiller à ce que nos bonnes oeuvres soient motivées de la bonne manière.
Application
Application
Lorsque j’étais plus jeune,
j’ai entendu quelqu’un poser une question qui m’a troublé pendant des années.
Je ne savais pas comment y répondre, et ses implications me mettaient mal à l’aise.
Cette personne demandait s’il était réellement possible d’accomplir une œuvre en aucun cas égoïste.
Elle concluait que cela était impossible,
puisque faire du bien nous procure toujours une certaine satisfaction.
Aider quelqu’un nous fait du bien.
Ainsi, selon cette personne, toutes nos bonnes œuvres seraient finalement motivées,
au moin en partie par l’égoïsme.
Êtes vous d’accord?
Honnêtement, cette question m’a troublé pendant plusieurs années avant que je devienne chrétien.
À partir d’une vision du monde purement séculière,
la réponse pourrait effectivement sembler être oui.
Voilà bien l’effet corrupteur du péché, n’est ce pas?
Dans notre état déchu, même nos meilleures actions demeurent mêlées d’intérêts personnels et de motivations imparfaites.
Nous sommes incapables de produire par nous mêmes une œuvre parfaitement pure,
accomplie uniquement pour le bien des autres,
une act d’amour parfait,
ou pour la gloire de Dieu.
Comment cela s’accorde-t-il avec l’appel chrétien?
Sommes nous capables d’accomplir une œuvre véritablement désintéressée?
3 Ne faites rien par esprit de parti (c'est-à-dire par intérêt personnel) ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes.
4 Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.
Lorsque j’examine mon propre cœur,
je trouve cet appel profondément exigeant et difficile,
car je connais l’égoïsme qui s’y trouve.
Pourtant, je sais aussi que nous pouvons accomplir cette œuvre,
en considérant l’exemple suprême d’un acte parfaitement désintéressé accompli en notre faveur.
13 Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
14 Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande.
Sur la croix, le Christ fait preuve d’un amour parfait envers son peuple,
non pas par intérêt personnel ou pour son propre profit,
mais parce qu’il a souverainement placé son amour sur son peuple élu,
et qu’il est venu pour le sauver.
Bien que cet acte ait apporté de nombreux bienfaits,
il n’était en aucun cas motivé par l’intérêt personnel ;
car Dieu ne peut pas changer,
Il est immuable et impassible.
Cela constitue l’exemple suprême d’un acte véritablement désintéressé envers autrui,
qui est pour nous un modèle à suivre.
Je ne dis pas non plus que le sentiment de plaisir que l'on éprouve lorsqu'on aide les autres est mauvais.
Ce sont, au contraire, des bénédictions de Dieu que nous devons recevoir avec reconnaissance et cultiver.
Cependant, si l’unique raison pour laquelle vous aidez quelqu’un est que cela vous procure une satisfaction personnelle,
votre motivation est faussée.
Vous ne servez alors pas véritablement votre prochain,
mais vous vous servez vous même.
Rendre service à cette personne n'est ultimement qu'un moyen d'obtenir une satisfaction personnelle.
L’apôtre Jean nous dit :
19 Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier.
Ce que Christ a accompli pour nous doit être notre motivation première dans notre service,
et dans nos devoirs chrétiens.
Elle devrait nous pousser vers de bonnes œuvres qui ne sont pas enracinées dans un intérêt égoïste,
mais dans un service désintéressé envers notre prochain,
en considérant ses intérêts avant les nôtres.
Transition
Transition
Christ nous équipe pour cette vocation,
mais il nous donne également la formation nécessaire pour l’accomplir.
Cette formation est tout aussi importante, sinon davantage,
que les outils dont nous disposons.
C’est lui qui forme nos mains afin de nous conduire à la pleine maturité.
Une intelligence qui grandit, verset 10c
Une intelligence qui grandit, verset 10c
Cela m’amène à mon deuxième point : une intelligence qui grandit,
tandis que nous croissons dans la pleine connaissance de Dieu.
Les serviteurs du royaume de Dieu reçoivent la formation nécessaire,
pour accomplir leurs devoirs selon les besoins du royaume et la volonté du Roi.
La croissance est une réalité nécessaire dans tout travail.
Si vous ne devenez pas meilleur dans votre métier ou si vous n’en apprenez pas davantage,
quelque chose ne va pas.
Soit vous ne vous appliquez pas comme vous le devriez,
soit votre cœur n’est pas réellement engagé dans ce que vous faites.
Nos mains et notre intelligence doivent toute les deux participer à l’œuvre qui nous est confiée.
Croître en profondeur dans la connaissance
Croître en profondeur dans la connaissance
La vie chrétienne est une croissance continuelle dans la connaissance de notre Dieu,
de ce qu’il a accompli pour nous et de sa volonté pour nos vies.
Mon père fabriquait des selles.
Il a passé la plus grande partie de sa vie à perfectionner son métier.
Les selles sont des objets complexes et de véritables œuvres d’art.
Son travail s’améliorait d’année en année.
Le garage où il travaillait était rempli d’outils, de patrons, de croquis et de dessins qui l’aidaient dans son travail.
Chaque fois que j’y entrais, j’étais étonné par tout ce qui s’y trouvait.
Mais voilà souvent à quoi ressemble l’atelier d’un bon artisan :
un chaos organisé.
Vers la fin de sa carrière,
il a même ouvert une école où il a formé des dizaines de fabricants.
Cependant, il n’avait pas commencé ainsi.
Lorsqu’il était jeune, il avait passé quelques années dans le Dakota du Nord afin de recevoir une formation.
Quelqu’un l’avait pris sous son aile et lui avait montré comment travailler.
Cette formation lui avait permis de progresser et de devenir l’excellent artisan qu’il est finalement devenu.
S’il avait tenté d’apprendre seul dès le commencement,
les résultats n’auraient probablement pas été les mêmes.
Il lui aurait sans doute fallu beaucoup plus de temps pour maîtriser son métier,
s’il y était même parvenu.
Il en va de même pour notre croissance dans la connaissance de Dieu.
Nous apprenons par l’enseignement et par l’expérience.
Nous avons besoin de personnes plus mûres et plus instruites pour nous montrer le chemin.
Nous avons ensuite besoin d’occasions d’exercer et de développer nos propres dons,
afin de croître véritablement dans la pleine connaissance de Dieu.
Nous avons tous besoin de mentors qui nous aident à progresser dans la piété,
qui nous montrent comment servir plus fidèlement dans le royaume de Dieu et qui nous préservent des erreurs qu’ils ont eux mêmes commises.
À vous qui êtes plus jeunes,
cherchez un homme ou une femme plus âgé dans la foi.
Développez avec cette personne une relation solide afin qu’elle puisse vous aider dans votre vie chrétienne.
Et à vous qui êtes plus âgés parmi nous,
cherchez une personne plus jeune et aidez la à grandir.
Formez vous les uns les autres dans l’amour pour la continuation du royaume de Dieu
Transition
Transition
L’obéissance et la connaissance vont de pair et se fortifient mutuellement.
Pourtant, elles demeurent insuffisantes par elles mêmes.
Les citoyens du royaume sont pleinement équipés pour l’œuvre à laquelle ils sont appelés.
Dieu leur donne les outils et la formation nécessaires,
et il les transforme également en les fortifiant.
Un cœur fortifié, verset 11
Un cœur fortifié, verset 11
Cela m’amène à mon troisième point : un cœur fortifié.
Il s’agit d’un autre élément essentiel de la marche chrétienne.
Puisque nous sommes faibles,
nous avons besoin de la force de Dieu en tout choses.
16 afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur,
La puissance et la force qui viennent de Dieu ne sont pas proportionnées à notre propre force,
mais à la sienne.
Il y a dans ma cour une grosse roche que je voudrais déplacer depuis un certain temps.
Le problème, c’est qu’elle est tellement massive que je ne peux pas la bouger seul.
Même si 6 hommes aussi forts que moi venaient m’aider,
nous n’y arriverions probablement pas.
Que faudrait-il donc?
Il faudrait une force qui ne soit pas selon la force humaine,
mais selon la force mécanique.
Il faudrait un tracteur pour déplacer cette roche.
Voilà ce que signifie être fortifiés selon la puissance de Dieu.
Il ne nous fortifie pas selon la mesure de notre faiblesse,
mais selon la mesure de sa propre force.
Son Esprit habite en chacun de ses enfants et nous rend capables d’accomplir toute œuvre à laquelle il nous appelle.
Le Dieu qui est pour nous est capable de déplacer les montagnes.
Comme l’Écriture le dit : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? »
Voilà un grand encouragement pour ceux dont la foi pourrait est faible.
Vous n’avez pas à vous appuyer sur la force de votre foi,
mais sur la puissance de celui en qui vous avez foi.
Ce qui est important n’est pas la force avec laquelle vous vous accrochez à Dieu,
mais la force de celui qui vous soutient.
Relissons le dit le verset 11 :
11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.
La seconde moitié du verset 11 nous révèle maintenant le but de cette fortification. Vers la patience et la persévérance.
Quelle est la différence entre la ces deux choses?
Ce sont deux termes très proches mais distinct.
L’exercice de la patience exprime notre confiance dans les promesses de Dieu,
tandis que l’exercice de la persévérance exprime notre confiance dans la sagesse de Dieu.
Nous avons besoin de la puissance de Dieu lui même pour exercer ces deux vertus,
car nous devenons facilement impatients, hésitants et instables.
Le but de notre force : la patience
Le but de notre force : la patience
Abraham a attendu patiemment pendant 25 ans que Dieu accomplisse sa promesse.
Dieu avait fait alliance avec Abraham qu’il aurait une descendance et que Sara lui donnerait un fils.
Au temps fixé par Dieu,
Sara a effectivement donné naissance à Isaac.
À quel point faites-vous confiance à quelqu'un qui est toujours en retard ?
Nous connaissons tous une personne qui est jamis à l’heur.
Lorsque vous planifiez quelque chose avec elle et qu’elle vous promet d’arriver à l’heure,
jusqu’à quel point la croyez-vous?
Avec une telle personne,
même 10 ou 15 minutes d’attente peuvent sembler une éternité,
parce que vous avez aucun idée quand elle arrivera,
ou même si elle viendra.
D’autres personnes sont plus fiables,
même si elles sont parfois en retard.
Vous leur faites donc davantage confiance lorsqu’il s’agit d’arriver à l’heure à une rencontre importante.
Puis, il y a ces personnes qui sont tellement ponctuelles que,
si elles sont en retard,
vous vous dites presque qu’un malheur leur est arrivé,
car presque rien ne les empêcherait d’être présentes à l’heure.
Notre confiance dans les promesses de ces personnes varie selon leur fidélité.
Mais jusqu’à quel point faites vous confiance aux promesses de Dieu?
Combien de temps êtes vous disposés à attendre qu’il accomplisse son œuvre au moment qu’il a lui même fixé?
Beaucoup de personnes perdent leur intérêt pour le christianisme, ou même pour toute religion,
parce qu’elles disent que Dieu ne les écoute pas.
Elles parlent de prières qui semblent demeurer sans réponse,
d’une guérison qui n’est pas venue,
ou d’une situation qui ne s’est pas déroulée comme elles l’espéraient.
Les hommes attribuent souvent à Dieu certaines promesses qu’il n’a jamais faites,
puis ils l’accusent de ne pas avoir agi comme ils le désiraient.
Dieu ne nous a pas promis la guérison physique dans chaque situation.
Il ne nous a pas non plus promis d’accorder chacune de nos prières.
Il promet d’entendre les supplications de ses enfants et d’y répondre selon sa sagesse et sa volonté.
Mais cette réponse n’est pas toujours celle que nous attendons,
ni au moment que nous aurions voulu.
Nous devons donc connaître ce que Dieu a réellement promis dans les Écritures,
afin d’exercer correctement notre confiance et notre patience.
Nous pouvons alors attendre avec assurance,
sachant que rien ne peut empêcher l’accomplissement de ses véritables promesses.
Le but de notre force : la persévérance
Le but de notre force : la persévérance
Une patience pieuse, appuyée sur une véritable promesse de Dieu,
produit la persévérance au milieu des difficultés.
La persévérance exprime notre confiance dans la sagesse de Dieu.
Lorsque nous savons que Dieu accomplira ce qu’il a promis,
les circonstances difficiles qui accompagnent cet accomplissement ne peuvent pas annuler sa promesse.
Le même Dieu qui nous donne des promesses certaines gouverne également toutes choses.
Nous devons donc avoir confiance en sa sagesse et reconnaître qu’il peut être bon,
pour nous de traverser une épreuve avant de recevoir ce qu’il nous a promis.
Voilà pourquoi la patience et la persévérance fonctionne ensemble.
Toutes deux font croître notre confiance en Dieu qui est la source de notre force.
Imaginez un explorateur qui entre pour la première fois dans une caverne inconnue.
La caverne est difficile à parcourir.
Une corde a donc été installée afin d’indiquer le chemin que les explorateurs doivent suivre.
L’explorateur doit avoir confiance que cette corde ne le conduira pas dans la mauvaise direction,
ni au bord d’un précipice.
Il doit également faire confiance à la sagesse des explorateurs qui l’ont précédé,
qui connaissent le chemin et savent comment éviter les obstacles.
À un certain endroit, le passage vers la gauche semble plus facile et moins escarpé.
Pourtant, la corde se dirige vers la droite,
dans une direction qui paraît beaucoup plus difficile.
Que doit faire l’explorateur?
Fera-t-il confiance à la corde ou ses impressions?
L’explorateur prudent suivra la corde avec persévérance.
Il fera confiance à la sagesse de ceux qui connaissent le véritable chemin à travers la caverne.
Si nous sommes capables de faire confiance à une corde,
pourquoi avons nous tant de difficulté à faire confiance à Dieu?
Là où nous sommes faibles, il est fort.
Là où nous sommes impatients,
il demeure fidèle, ferme et immuable.
Il nous équipera comme il convient afin que nous persévérions dans l’œuvre à laquelle il nous a appelés.
Transition
Transition
Dans notre faiblesse, Dieu demeure fidèle et donne abondamment à ses enfants.
Il nous a donné tout ce qui est nécessaire pour accomplir l’œuvre à laquelle il nous appelle.
N’oublions donc jamais tout ce qu’il a fait pour nous.
De même que l’explorateur est reconnaissant pour la corde qui lui permet de traverser la caverne,
nous devons être reconnaissants envers Dieu pour tout ce qu’il nous a donné pour naviger ce monde.
Un cœur reconnaissant, verset 12
Un cœur reconnaissant, verset 12
Cela m’amène à mon quatrième point : un cœur reconnaissant, au verset 12.
Les actions de grâces et la reconnaissance devraient constituer la disposition fondamentale du chrétien envers Dieu,
et sa réponse naturelle à toutes ses bontés.
Envers Dieu
Envers Dieu
Dieu est la source de tout ce que nous possédons.
C’est uniquement par sa puissance vivifiante que nous pouvons porter quelque fruit que ce soit.
C’est uniquement par son œuvre transformatrice que nous pouvons être formés et rendus capables,
d’accomplir les tâches auxquelles il nous appelle.
17 toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.
Pour l’œuvre par laquelle il nous a rendus capables, verset 12a
Pour l’œuvre par laquelle il nous a rendus capables, verset 12a
Le verset 12 nous enseigne également à rendre grâces à Dieu pour l’œuvre par laquelle il nous a rendus capables,
ou attein les qualifications pour l’héritage.
Mais comment avons nous été qualifiés par Christ?
Nous n’avons pas eu à participer nous mêmes à une épreuve afin de mériter notre place.
Christ a satisfait pour nous à toutes les exigences.
Que faut-il pour avoir part à l’héritage de Dieu?
À qui cet héritage appartient-il?
Il appartient à ses fils et à ses filles.
Celui qui demeure étranger à la famille de Dieu ne peut réclamer les droits qui appartiennent à ses enfants.
Par son œuvre, Christ nous a rendus capables d’être reçus comme enfants adoptifs de Dieu le Père et d’avoir part à leur héritage.
Ce sont les enfants de Dieu qui sont délivrés de sa colère contre le péché.
Christ a accompli cette œuvre parfaitement et exclusivement à la croix.
Il a été condamné à notre place.
Par sa médiation et son sacrifice en notre faveur,
il a satisfait toutes les exigences de la justice divine.
Parce que nous sommes unis à lui,
nous pouvons maintenant l’appeler notre frère.
Pour notre héritage, verset 12b
Pour notre héritage, verset 12b
Par cette œuvre, nous pouvons avoir part à « l’héritage des saints dans la lumière ».
En parlant des saints dans la lumière,
Paul établit un contraste avec « la puissance des ténèbres » mentionnée au verset 13.
Tous ceux qui ont été transportés dans le royaume du Fils de son amour sont devenus citoyens de ce royaume de lumière,
et enfants de lumière.
Un héritage éternel leur est réservé,
l’héritage de la vie éternelle.
Nous le possédons maintenant sous la forme d’une promesse,
mais cette promesse est absolument certaine.
Cet héritage nous attend en un lieu où personne ne peut l’atteindre ni nous le ravir.
Il est incorruptible, sans souillure et inaltérable,
réservé aux saints de Dieu,
c’est à dire à tous ceux qui croient en Christ.
Nous avons été purifiés par le sang de Jésus.
Tous ceux qui lui appartiennent sont donc véritablement des saints dans son royaume.
Application
Application
Qui peut se glorifier devant un tel oeuvre?
Qui peut demeurer orgueilleux devant un tel Dieu?
Personne.
Une juste compréhension de l’œuvre de Christ dans notre vie produit nécessairement l’humilité et de joyeuses actions de grâces.
Vous ne vous êtes pas rendus vous mêmes capables de paraître devant Dieu.
Vous n’avez pas acheté votre propre héritage.
Christ a tout accompli pour vous,
et rien ne manque à son œuvre.
Réjouissez vous donc et rendez grâces à Dieu.
Je parle de reconnaissance depuis le commencement de ce sermon parce qu’elle occupe une place primordiale dans la vie chrétienne.
Nous ne devons jamais tenir les dons de Dieu pour acquis.
Ne ressemblons pas à l’homme de mon illustration qui,
après avoir été sauvé, a progressivement perdu sa reconnaissance au fil des années,
parce qu’il avait oublié ceux qui lui avaient rendu la vie.
Conclusion
Conclusion
Voilà la prière de Paul.
Il désirait profondément que l’Église de Colosses marche d’une manière agréable à Dieu.
Ils ne devaient pas vivre ainsi principalement pour eux mêmes ou pour leur propre avantage,
mais comme des sacrifices vivants, par reconnaissance envers Dieu.
Ceux qui ont été délivrés de la puissance des ténèbres et transportés dans le royaume du Fils de son amour ont reçu une sainte vocation.
Christ ne nous a pas seulement rendus capables d’avoir part à l’héritage.
Il nous a également pleinement équipés pour toute bonne œuvre,
et personne, dans Son royaume,
n'a le droit de rester inactif.
Paul ne prie donc pas simplement afin que nous fassions davantage d’efforts.
Il prie afin que nous reconnaissions la véritable condition dans laquelle la grâce nous a placés,
et que nous soyons animés d’une obéissance reconnaissante envers Dieu.
Prière
Prière
Prions.
Notre Père céleste,
donne à ton peuple une motivation sainte,
produite par ta grâce,
dans notre marche chrétienne.
Aide nous à honorer et à glorifier celui qui nous a donné un héritage éternel.
Tu es notre Roi et celui qui pourvoit à tous nos besoins.
Que ta parole fasse ton oeuvre.
Amen.
