Sermon sans titre (8)

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Transcript
Prédication 26 Juillet EBBGR :
LE VRAI JÉSUS
Jean 5.1-18
Proposition centrale :Jésus se révèle comme Dieu le Fils, qui agit avec la puissance et l’autorité du Père.

Manuscrit

Bonjour à tous, très heureux de vous revoir. quel privilège de pouvoir ouvrir notre Bible ce matin pour découvrir qui est notre Dieu.
Je vous propose d’ouvrir vos Bible à Jean chapitre 5. Le récit du malade de la piscine de Bethesda.
Pendant longtemps, et aujourd’hui encore, certains reprochent à la Bible de parler de lieux qui, selon eux, n’existaient pas, et la piscine de Bethesda en faisait partie. Et puis les découvertes archéologiques ont fini par montrer qu’il y avait bien, à Jérusalem, une piscine qui correspond à la description de Jean, avec ses cinq portiques, près de la porte des brebis. Plusieurs constructions ont été faites sur la piscine, mais elle a bien été retrouvée.
La même critique a été faite par exemple avec la ville de Jéricho, avec le peuple Hittites que plusieurs considéraient imaginaires faute de preuves, jusqu’à ce que les découvertes soient faites, et que ces choses soient prouvées réelles…
La Bible parle d’une histoire, de peuples et de lieux  qui sont toujours bien réels.
Et Jésus a marché dans la piscine de Bethesda, il a parlé, et il a guéri…
Pourquoi Jean, dirigé par le Saint-Esprit, écrit ce texte ? Quel est son but ?
Jean commence son Évangile en disant qu’il nous parle de la Parole faite chair, qui est Dieu. Il est question ici de Jésus-Christ. Et il conclut en disant :
« Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. »
Donc l’objectif de Jean est que nous croyions en Jésus-Christ, parce que c’est le moyen d’avoir la vie éternelle. Mais pour croire en Jésus, il faut connaître Jésus.
On ne peut pas dire à quelqu’un : « Crois en Jésus », sans lui demander de connaître Jésus à travers la Bible. Parce que beaucoup de gens diront qu’ils croient en Jésus. Mais lequel ? Le vrai Jésus de la Bible ? Le Jésus seulement prophète de l’islam ? Le Jésus dont la grâce salvatrice s’obtient à travers les sacrements et les œuvres de l’église catholique, avec des médiateurs ? Le Jésus exemplaire des religions orientales ? Le Jésus bon enseignant de l’humanisme occidental ?
Cela n’est pas croire en Jésus.
Imaginez que je dise : « François, je t’aime beaucoup et je te fais confiance. Mais pour moi François a de longs cheveux blonds, il a vingt-deux ans, il est passionné de patinage artistique et il est Tunisien. »
Il risque de me dire : « Tu te trompes. Ce n’est pas moi. Ce n’est pas moi que tu aimes, alors. Il n’y a que le prénom qui est de moi. Tu devrais apprendre à me connaître avant de dire que tu me fais confiance. ». Il risque de s’irriter.
Pour Jésus, c’est pareil. Beaucoup aiment un Jésus qui n’est, en fait, pas Jésus. Mais lui veut qu’on l’aime pour qui il est, qu’on croit en lui tel qu’il est, qu’on l’adore pour qui il est réellement, et non pour celui que nous aimerions qu’il soit.
C’est pourquoi la Bible est là.
Voilà donc le but de cet évangile, c’est de nous présenter le vrai Jésus, pour le connaître et pour être convaincu qu’on peut et qu’on doit croire réellement en lui, et ainsi avoir la vie eternelle.
Notre but à travers l’étude de ce texte sera donc de suivre cela, et de laisser Jésus se révéler tel qu’il est.
Lecture
Prière
Nous allons parcourir le texte et voir un peu plus en détail comment ici Jésus se révèle comme le Fils de Dieu, égal au Père, en agissant avec la même autorité.
Mais nous allons prendre le temps de parcourir ce texte un peu plus en détail.

1. L’impuissance humaine et les faux espoirs devant Jésus — versets 1 à 7

Près de la porte des brebis se trouvait une piscine appelée Bethesda, avec cinq portiques. Sous ces portiques étaient couchés un grand nombre de malades, d’aveugles, de boiteux et de paralysés.
Et puis la plupart de nos bibles ont entre crochets le bout de phrase suivant : qui attendaient le mouvement de l’eau;
              4            car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie.
La fin du verset 3 et le verset 4 sont placés entre crochets. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans les détails, mais j’en profite pour expliquer ce que cela signifie.
Très rarement, dans 4-5 bouts de textes connus comme ici des omissions ou des additions pouvaient apparaître dans le nouveau testament.
Ici, puisque plusieurs copies manuscrites les plus anciennes ne contiennent pas ce bout de phrases, ainsi que pour d’autre raison, le style, ect,  les spécialistes ont determiné qu’il est probable que ce bout de phrase ne vient pas de Jean lui-même.
Ces résultats montrent le sérieux et la transparence des spécialistes dans ce travail de critique textuelle sur tous les versets. C’est un très gros travail.
Cela dit L’immense majorité du Nouveau Testament ne présente pas ce genre de difficulté, et jamais aucune doctrine essentielle de la foi chrétienne ne dépend des variantes.
Nos traductions sont très fiables et bonnes, et vous pouvez les lire avec confiance. Si vous voulez nous pourrons en discuter davantage après le culte.
On comprend qu’il s’est passé 38 ans de confusion chez cet homme désespéré et seul.
Et c’est sur cet arrière-plan que Jésus arrive dans cette piscine.
Verset 6 :  Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit: Veux-tu être guéri?
Cet homme devant cette piscine ne pouvait pas détourner les yeux de ce qu’il pensait pouvoir lui faire du bien. Il regardait l’eau alors que le Fils de Dieu était devant lui.
2. La parole souveraine de Jésus face à une religion enfermée dans ses règles — versets 8 à 13
Jésus lui dit (verset 8):
« Lève-toi, prends ton lit et marche. » Aussitôt cet homme fut guéri. Il prit son lit et marcha.
Voilà. Après 38 ans, une Parole de Jésus et il se lève.
Et Jésus lui dit de prendre son lit et marcher :
« Prends ton lit et marche. »
Cela prouve le caractère complet de la guérison.
Jusqu’ici, nous contemplons la manifestation de la gloire de Jésus, sa puissance, sa bonté…
Mais Jean ajoute une petite phrase :
« Or, ce jour-là était un sabbat. »
Et c’est là que commencent les problèmes.
Pour comprendre un récit comme celui-là, il faut comprendre l’importance immense qu’avait le sabbat dans le judaïsme de cette époque.
Si les pharisiens étaient particulière intransigeants sur un sujet, c’était bien le sabbat.
Les règles qui déterminaient ce qui était permis ou interdit avait été raffinée jusque dans les moindres détails.
Dans leur interprétation historique de la Loi, les rabbins avaient énuméré trente-neuf catégories précises de travaux interdits. La trente-neuvième est le fait de transporter un objet d’un lieu à un autre.
Mais Où est-il écrit dans la Parole de Dieu qu’une personne qui vient d’être guérie n’a pas le droit de porter sa natte chez elle ? Vous connaissez la réponse : nulle part.
Cet homme ne gagnait pas habituellement sa vie en transportant des nattes. Il ne faisait pas du commerce.
Cela m’a toujours étonné. C’est tellement absurde comme réaction de la part des juifs. Pourquoi est-ce qu’ils réagissaient comme cela ?
Ils voient un homme qui avait été couché et paralysé pendant trente-huit ans. Maintenant il marche avec son brancard. Et au lieu de réagir au miracle de sa guérison avec joie et en louant Dieu, ils lui dise (toujours verset 10) :
« C’est le sabbat ; il ne t’est pas permis d’emporter ton lit. »
Il leur répondit :
« Celui qui m’a guéri m’a dit : Prends ton lit et marche. » Il mentionne sa guérison, mais eux verset 12
Il lui demandèrent :
« Qui est l’homme qui t’a dit : Prends ton lit et marche ? »
Pourtant même dans l’ancien testament, Dieu rejette l’observance du sabbat lorsqu’elle n’est pas accompagnée de justice et de compassion.
Ésaïe 1.13 : « Dieu dit « Cessez d’apporter de vaines offrandes : J’ai en horreur l’encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées ; je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. […]
Puis verest 17, il ajoute :
« Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve. »
Mais ces chefs religieux, tout ce qu’ils comprennent ici c’est qu’il y a dans la ville un homme qui se promène et qui ordonne aux autres d’enfreindre l’un des travaux qu’ils ont interdits, et qui représente à leurs yeux, un grand danger. Ils se demandent qui est celui qui revendique avoir une autorité plus grande que la leur ?
Le problème devient alors Jésus lui-même.
Mais tout cela est le plan parfait de Dieu parce que cette controverse va devenir l’occasion de la révélation de Jésus comme Fils de Dieu, nous allons le voir par la suite.

3. La bonté reçue appelle à la repentance et à la sanctification — versets 14 et 15

Nous sommes au verset 14 :
« Depuis, Jésus le trouva dans le temple, et lui dit: Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. »
Le fait qu’il se trouve dans le Temple est déjà significatif. Il pouvait, au milieu de ses frères se réjouir de la santé qu’il venait de retrouver et louer Dieu.
Jésus le trouve et lui dit :
« Te voilà guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. »
Jésus met explicitement en garde cet homme : « Ne pèche plus. »
Je veux d’abord souligner que toutes les souffrances ne sont pas forcément liées à un péché particulier. De nombreux passages de l’Évangile de Jean et d’autres passages de la Bible nous montre qu’un malheur n’est pas nécessairement le résultat direct d’un péché particulier.
On le voit dans Jean 9 avec l’aveugle né.
Ou en Luc 13.4 lorsque Jésus mentionne les dix-huit personnes tuées par l’effondrement de la tour de Siloé.
Nous devons être sage dans notre manière de considérer la souffrance des autres, et avoir surtout un regard compatissant.
Cependant, cela ne signifie pas qu’un malheur n’est jamais la conséquence directe d’un péché. Le lien entre péché et malheur est aussi présent dans l’Écriture. On peut penser à Actes 5, Ananias et Saphirra, à 1 Corinthiens 11, où il y a des malades et des morts à cause de Sainte Cène profanées, célébrées avec légèreté. On voit que dans certains cas, les souffrances peuvent être les conséquences directes de péchés particuliers.
Il est assez naturel de penser que c’est le cas pour cet homme, vu le lien qui est fait.
→→→→→ Lorsque nous nous égarons, Dieu, dans sa grâce, peut nous châtier.
Et Même si la correction divine est plus aimante que tout, elle n’en est pas moins douloureuse. Et il est sage de s’examiner chacun et de Craindre le Seigneur de manière constructive en nous examinant et en changeant maintenant ce qui doit être changer.
Jésus lui dit ensuite qu’il existe quelque chose de pire que trente-huit années de paralysie.
Cela évoque sûrement le jugement final de Dieu. La condamnation éternelle est pire que tout. C’est pour cela que Jésus ne s’intéresse pas seulement à la santé physique de cet homme. Il lui parle de son âme et lui dit que cette grâce immense reçue doit le conduire à la repentance.
La déclaration « Voici, tu es guéri » fait écho à la question du verset 6 : « veux-tu être guéri ? »
Jésus lui dit en quelque sorte : « Tu avais un problème, tu voulais être délivré. Je l’ai fait. Maintenant, ne pèche plus. »
C’était aussi peut-être l’objectif de cette question. Parce que maintenant, Jésus le pousse à se rappeler de sa bonté, de la grâce qu’il a reçue et la joie qu’il a éprouvée. Et c’est cela qui doit devenir son moteur pour grandir dans la sanctification.
La repentance est motivée par la bonté de Dieu.
Pour le chrétien, l’Evangile, la bonne nouvelle que nous sommes sauvés en Jésus-Christ, ne doit pas s’arrêter pas à notre salut, il est le moteur de toute notre vie.
→Parce qu’il peut arriver que nous prêchions la grâce aux non-chrétiens et la loi aux chrétiens.
Aux non-chrétiens, nous disons : « Dieu nous a aimés. Il nous propose la vie éternelle gratuitement dans son Royaume si nous croyons en Christ et si nous nous repentons. », et on expose toutes les promesses liées.
Et aux chrétiens (même à nous même), nous disons seulement : « Il faut que… Il faut que…  tu pardonnes. Il faut que tu serves. Il faut que tu pries. Il faut que tu lises ta Bible. Il faut que tu changes. »
En oubliant que c’est l’amour reçu qui alimente nos bonnes œuvres, nos pensées, nos actions, nos paroles.
Mais 1 Jean 4:19  dit « Pour nous, nous l’aimons, parce qu’il nous a aimés le premier. »
→→→
Nous aimons parce que Christ nous a aimé.
Éphésiens 5 dit :
« Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans l’amour, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur. »
→→→→
Nous pardonnons car Christ nous a pardonné.
Colossiens 3.13 dit :
« Comme Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. »
De même que pour être patience, doux, miséricordieux, etc...
Lorsque nous faisons des efforts pour nous sanctifier, lorsque nous prenons une décision, nous devrions nous dire :
« Si je le fais, c’est parce que Christ… »
Si je ne suis pas encouragé par l’amour de Christ, pour sa gloire et sa joie, je suis sur un chemin périlleux.
2 Corinthiens 5.14-15, Paul dit :
« Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que, si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. »
Ou David dans le Psaume 103, il dit :
« Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! »
David est lui-même en train de s’encourager. Et pour ce faire, il se rappelle ensuite ce que Dieu a fait et ce qu’il fait toujours :
« C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies. »
→→→→
Philippiens 2.13 dit que c’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire. Mais une manière dont il le fait c’est en nous encourageant par le souvenir de toutes ses grâces envers nous.
Puiser notre force dans l’Evangile, dans le salut reçu, devrait devenir un automatisme pour nous, et un exemple que nous pouvons enseigner autour de nous. À nos amis. À nos enfants, même lorsqu’ils commencent à demander : « Pourquoi ça ? Pourquoi tu fais ça ? » Nous pouvons apprendre à leur répondre en commençant par :
« Parce que Dieu… Parce que Jésus… »
Ce n’est pas « Il faut que », mais « puisque Christ a… alors je… »
→→→→
Lorsque nous ne faisons pas l’effort de nous rappeler la bonté de Dieu, nous pouvons vite devenir tièdes, nonchalants, voire complètement détachés dans notre service pour le Seigneur.
Cela peut être un bon rappel, même pour vous qui êtes en vacances : de vous souvenir de l’amour  et l’œuvre de Christ envers vous, pour vous motiver à vous lever du lit, à étudier votre Bible et à faire ce que le Seigneur a mis devant vous.
Donc l’Évangile n’est pas seulement utile pour le salut, mais toute initiative de sanctification, de croissance, ou de quoi que ce soit d’autre, doit découler de lui.

4. Le conflit sur le sabbat révèle Jésus comme Dieu le Fils — versets 16 à 18

le verset 17 est la réponse de Jésus, sur laquelle il va ensuite fonder le discours qui commencera au verset 19, que nous n’aurons pas le temps d’étudier aujourd’hui :
« Mais Jésus leur répondit: Mon Père agit jusqu’à présent; moi aussi, j’agis. »
Cette phrase est immense de sens.
Selon Genèse 2, au septième jour de la semaine de la création, Dieu se reposa de son œuvre créatrice. Mais Dieu cesse-t-il totalement d’agir ? Qui maintiendrait l’univers en fonctionnement ? Comment Dieu exercerait-il sa bonté ?
Des grands rabbins en avaient discuté à la fin du premier siècle (vers les temps ou Jean écrit ce récit) et il se sont accordé sur le fait que Dieu travaille continuellement, parce qu’autrement la providence elle-même serait suspendue chaque semaine.
Et Jésus part de cette idée déjà connu pour l’appliquer à lui-même :
« Mon Père agit jusqu’à présent ; moi aussi, j’agis. »
Jésus aurait pu défendre son action en disant que leur interprétation du sabbat était incorrecte, ce qui était vrai, en disant que l’interdiction concernait le travail normalement accompli durant les six autres jours de la semaine et qu’elle ne s’appliquait pas à un homme malade.
Il aurait pu discuter de leurs trente-neuf catégories de règles et montrer que leur tradition allait au-delà de l’Écriture. Mais il ne choisit de se défendre autrement.
Jésus affirme que même si ce qu’ils disent étaient vrai sur le sabbat, puisqu’il est le Fils de Dieu, de la même nature, il a les même droits, avantages et pouvoir que lui. Et ce qui justifie que Dieu agit continuellement, justifie aussi que Jésus agisse pareillement.
C’est immense ! Qui peut accepter une telle déclaration ?
L’affirmation que Jésus agit pareillement que Dieu ne pouvait signifier qu’une chose : Que Jésus était égal à Dieu.
On en apprend plus avec l’expression « mon Père ».
Dans le culte communautaire, les Juifs pouvaient parler de Dieu comme de « notre Père ». Ils pouvaient parfois employer « mon Père » dans la prière, mais ils complétaient l’expression par « qui es dans les cieux » ou une autre formule destinée à éviter toute suggestion de familiarité.
Mais Jésus parle de Dieu comme de son propre Père. Il manifeste une relation unique entre le Père et le Fils, que Dieu est son Père d’une manière particulière.
Les Juifs comprennent tout de suite cette implications,
Le verset 18 dit :
« À cause de cela, les Juifs cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. »
La violation du sabbat était grave, mais tous les problèmes deviennent secondaires face a fait qu’un homme se rend égal à Dieu !  
« Cet homme ne fait pas la distinction entre le Dieu saint et infini et les êtres humains finis et déchus. »
Voilà qu’après avoir entendu ce que Jésus a dit, et vu ce qu’il a fait, la question devient : Mais alors qui est Jésus, c’est ça au final ce qu’on veut savoir.
« Il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu. »
Le texte ne suggère rien de plus et rien de moins.
À cela, que répond Jésus ? Est-ce qu’il dit : « Non, non, vous m’avez mal compris. Vous interprétez mal, je dois reformuler » ?
Pas du tout.
Au contraire,
- Au verset suivant, il dit que tout ce que le Père fait, le Fils le fait pareillement.
- Au verset 21,  Jésus donne la vie à qui il veut.
- Au verset 22, Il dit que c’est lui-même qui jugera.
- Au verset 23, il dit que le même honneur qui est dû au Père est aussi dû au Fils.
- Au verset 24, il donne la vie éternelle à ceux qui croient en lui.
Il confirme encore, encore et encore. Il est bien égal au Père, dans sa position de Fils.
Voilà le seul vrai monothéisme, il y a un seul Dieu. Et dans cette unité, le Père et le Fils et le Saint-Esprit sont distincts tout en partageant la même nature divine. C’est la seule conclusion possible. Si nous arrivons à cette conclusion c’est parce que Dieu nous l’a révélé ainsi.
Pourquoi Jésus le dit de cette manière ? Pourquoi Jésus n’explique pas que : « Dieu n’est pas une personne solitaire ; mais que le Fils est depuis toujours avec le Père » ? Qu’il est le fils unique ?
Eh bien c’est dit dans la première phrase de l’Evangile de Jean :
« Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. »
Et le Père lui-même dit plusieurs du ciel :
« Celui-ci (Jésus) est mon Fils bien-aimé. »
Autre question : Si Jésus et le Père sont parfaitement unis, sans aucune différence de nature, pourquoi ne pas le dire plus directement ?
Il l’a fait :
« Moi et le Père, nous sommes un. » (Jean 10 verset 30)
« Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14.9)
Pourquoi ne pas le montrer aussi par des actes ?
C’est ce qu’il fait ici. Cette guérison est une œuvre parmi beaucoup d’autres. Jésus dira même :
« Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres-là. » (Jean 14.11)
Bon mais pourquoi ne pas dire directement qu’il est Dieu ?
Il le dit aussi. Il prend pour lui des titres et des paroles qui appartiennent à Dieu. Comme lorsqu’il dit :
"Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin." (Apocalypse 22:13)
→→ Les mêmes paroles que prononce l'Eternel dans Esaie 44 verset 6.

Conclusion

Beaucoup de gens parlent de Jésus pour expliquer qui il est… Mais voilà ce que Jésus dit de lui-même. Jésus déclare être le Fils de Dieu, égal au Père et de la même nature divine que Lui.
Puis Jean conclue en disant :
« Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom. » (Jn 20.31)
Voici comment obtenir la vie éternelle, c’est dit ici. En croyant en Jésus-Christ, le vrai Jésus décrit dans la Bible, et pas un autre.
Je vais conclure en répondant à la question : Pourquoi avons nous besoin de croire en Jésus avoir pour la vie éternelle ?
la Bible nous enseigne que nous sommes tous pécheurs devant Dieu, coupables d’innombrable péchés. Nous avons menti, convoité, péché par nos paroles, nos pensées, nous déshonorons aussi Dieu par nos actes. Nous méritons donc tous la condamnation éternelle.
Mais Jésus, dans sa grâce est venu, prendre tous nos péchés sur lui, et mourir à la croix avec nos péchés, pour que notre dette devant Dieu, soit payée par Lui.
Et Jésus a fait une promesse : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ». (jn 3.36)
→→→→ N’attendez pas d’être meilleur pour venir à Christ. N’attendez pas d’avoir un cœur propre. N’attendez pas d’avoir tout réparé.
Venez à lui maintenant : Incapable, faibles, et acceptez son pardon dans votre coeur, maintenant, entièrement, et pour toujours.
- Parce que Jésus ajoute ensuite « celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. ». (Jean 3:36)
Ce sont les deux fin possibles. Soit, après votre vie, vous irez devant Christ  le juge avec vos péchés….
Ce sont les deux seuls choix
Jésus a demandé à l’homme « veux -tu être guéri ? »
Un jour il a été proposé à un homme handicapé de naissance de suivre un programme ou il aurait pu retrouver une certaine mobilité, mais au grand malheur de ses parents, il a refusé. Il s’était satisfait de son état…
C’est aussi le cas pour beaucoup de personnes malades spirituellement, qui mènent une vie désordonnée, des mauvaises sorties, ou des addictions aux jeux d'argent, aux jeux vidéos, aux écrans, aux drogues.
Pour beaucoup, si on leur propose une bonne situation, et d'accepter leur responsabilité d’hommes ou de femmes, ils ne veulent pas.
Des gens disent vouloir changer de vie, mais lorsqu'elle voit ce que ça implique de prendre ses responsabilités d'hommes devant Dieu, devant les hommes, de faire des sacrifices, ils préfèrent rester accrocher à leur vie désordonnée, sans aucun sens, et cela parce qu'ils ne font pas confiance à Dieu pour leur joie…
Cette question s’adresse aussi à toi qui est assis entre 2 chaises, qui voudrait être changé mais qui n’est pas sûr finalement de vouloir assumer les implications :
Veux-tu vraiment être sauvé ? Délivré  ?
Fais confiance à Christ pour ta joie, pour ton contentement, et suis-le, il changera ton cœur et te donnera une joie réelle et éternelle.
Prions.
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