Qu'est-ce que la vérité ?
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Dialogue de sourds ?
Dialogue de sourds ?
Jean 18.37–38 «εἶπεν οὖν αὐτῷ ὁ Πιλᾶτος· οὐκοῦν βασιλεὺς εἶ σύ; ἀπεκρίθη ὁ Ἰησοῦς· σὺ λέγεις ὅτι βασιλεύς εἰμι . ἐγὼ εἰς τοῦτο γεγέννημαι καὶ εἰς τοῦτο ἐλήλυθα εἰς τὸν κόσμον, ἵνα μαρτυρήσω τῇ ἀληθείᾳ· πᾶς ὁ ὢν ἐκ τῆς ἀληθείας ἀκούει μου τῆς φωνῆς. λέγει αὐτῷ ὁ Πιλᾶτος· τί ἐστιν ἀλήθεια; Καὶ τοῦτο εἰπὼν πάλιν ἐξῆλθεν πρὸς τοὺς Ἰουδαίους καὶ λέγει αὐτοῖς· ἐγὼ οὐδεμίαν εὑρίσκω ἐν αὐτῷ αἰτίαν.»
Les gens peuvent rendre témoignage de ce qu’il a dit.
Puis il demande si c’est à cause d’un témoignage que Caïphe lui dit cela.
Puis il dit que Lui-même il est là pour rendre témoignage.
A quoi ? A qui ? A la vérité. Ceux qui sont de la vérité l’écoutent.
Réponse de Caïphe : qu’est-ce que la vérité ? Puis il sort.
A la lecture de ce passage, j’ai eu eux autres dialogues en tête le dialogue entre la Samaritaine et Jésus et entre Nicodème et Jésus.
Alors, l’évangile de Jean joue sur les oppositions et les dialogues du malentendu pour élever le débat.
Donc on a ce dialogue entre Jésus et Pilate où deux visions n’arrivent pas à se rejoindre.
Jésus lui déclare qui il est, quelle est sa mission ici, et Pilate reste embué par la responsabilité qui pèse sur ses épaules.
D’ailleurs dans se trois échanges, on voit que cette discussion avec Christ les a tous touchés : La Samaritaine devient missionnaire en témoignant de ce que Jésus à fait. Nicodème devient l’un des mécènes pour la mise en bierre de Christ. Et Pilate ? Lui qui a la charge de juger Christ refuse de juger un innocent et c’est finalement le peuple qui scelle le sort de Christ.
Analysons à présent la réponse de Christ : Pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.
Pour comprendre ce que se cache derrière cette déclaration, retournons à la source.
Selon la tradition juive, il y a plusieurs niveaux de compréhension des écritures : le Peshat = le sens simple
comme tu ne tueras point = ne commet pas un homicide, le remez = le sens allusif : préserve la vie.
Le deshat = le sens recherché = chaque vie est précieuse, tu la préserveras par amour pour l’autre et pour Dieu. Tu seras un artisan de paix.
Le 4ème sens est le sod = secret, là on touche au mystique, qui est repris dans la Kabhale mais que nous ne traiteront bien-sûr pas ici.
Donc, selon la tradition juive, un texte se lit avec plusieurs niveaux : il arrive qu’il soit plus facile de saisir la symbolique comme dans “vous circoncirez la chair de votre cœur” dans Deutéronome, et d’autres fois, il faut maturer le texte, y revenir plusieurs fois dans la prière, demander à Dieu se qu’Il veut nous enseigner avec ce verset.
La langue divine page 22 : Ne lis pas… mais lis
exemple avec les 10 paroles gravées, Harut et Hérut qui veut dire liberté.
Ne lis pas Harut, mais Hérut, car seul est libre celui qui se conforme à la loi. L’accent n’est pas mis sur l’obéissance mais sur la compréhension de la loi, plonger dans le texte pour en tirer toute sa richesse. Tous ces principes de vie.
C’est le deshat des 10 paroles, la philosophie du Royaume, une posture que Dieu nous montre vis à vis des autres, vis à vis de Lui.
Alors avec ces différents niveaux de lecture, regardons le Peshat, le Remez et de Deshat de cet entretien entre Jésus et Pilate :
Les gens peuvent rendre témoignage de ce qu’il a dit.
Puis il demande si c’est à cause d’un témoignage que Caïphe lui dit cela.
Puis il dit que Lui-même il est là pour rendre témoignage.
A quoi ? A qui ? A la vérité. Ceux qui sont de la vérité l’écoutent.
Réponse de Caïphe : qu’est-ce que la vérité ? Puis il sort.
