PLUS QUE DU PAIN
AFIN QUE VOUS CROYIEZ • Sermon • Submitted • Presented
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INTRODUCTION
INTRODUCTION
Nous arrivons aujourd’hui au quatrième épisode de notre série : “Afin que vous croyiez - 7 miracles pour découvrir Jésus”.
Et le miracle que nous allons découvrir ce soir est probablement l’un des signes les plus explicités de tout notre parcours.
La semaine dernière, avec Bethesda, je vous expliquais que nous étions devant un signe plus difficile à lire. Jean ne disait jamais explicitement : « Voilà le signe ». Il fallait suivre le miracle, la controverse du sabbat et finalement le discours de Jésus pour comprendre où pointait le panneau.
Jean 6, c’est presque l’inverse.
Quatre fois dans ce chapitre, Jean emploie le vocabulaire du sēmeion, du signe.
Au v.2, la foule suit Jésus parce qu’elle voit ses signes.
Au v.14, après la multiplication des pains, Jean nous dit explicitement : « ils virent le signe qu’il avait fait ».
Au v.26, Jésus leur explique qu’ils ont vu… sans vraiment comprendre.
Et chose presque incroyable, au v.30, ceux qui viennent d’être nourris lui demandent encore :
« Quel signe fais-tu donc afin que nous le voyions et que nous croyions en toi ? »
Autrement dit : ils ont vu le signe sans voir ce que le signe voulait leur montrer.
Et cette fois-ci, Jean ne va pas nous laisser deviner longtemps le sens du panneau. Après le miracle, il nous donne tout un discours dans lequel Jésus va lui-même lever le voile.
Alors ouvrons nos Bibles dans Jean 6.
1 Après cela, Jésus s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, ou mer de Tibériade. 2 Une grande foule le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades. 3 Jésus monta sur la montagne, et là il s’assit avec ses disciples. 4 Or, la Pâque, la fête des Juifs était proche. 5 Ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger? 6 Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. 7 Philippe lui répondit: Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu. 8 Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit: 9 Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens? 10 Jésus dit: Faites-les asseoir. Il y avait dans ce lieu beaucoup d’herbe. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. 11 Jésus prit les pains, rendit grâces, et les distribua à ceux qui étaient assis; il leur donna de même des poissons, autant qu’ils en voulurent. 12 Lorsqu’ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde. 13 Ils les ramassèrent donc, et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restèrent des cinq pains d’orge, après que tous eurent mangé. 14 Ces gens, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde. 15 Et Jésus, sachant qu’ils allaient venir l’enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, lui seul.
1. JÉSUS RASSASIE UNE FAIM RÉELLE
1. JÉSUS RASSASIE UNE FAIM RÉELLE
Avant le Pain de vie, il y a du pain.
Avant la faim de l’âme, il y a une foule qui doit manger.
1.1 Jésus voit la faim
1.1 Jésus voit la faim
Jean écrit : « Jésus leva les yeux et vit qu’une grande foule venait à lui… »
L’accent narratif est important : l’initiative appartient à Jésus.
Il voit.
Il interroge Philippe.
Et Jean nous dit : « Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire. »
J’aimerai attirer justement l’attention sur ce regard de Jésus : il « lève les yeux » et devient attentif au besoin de ceux qui viennent vers lui.
Avant même qu’on lui dise quoique ce soit, ou que quelqu’un lui présente une solution, Jésus a déjà vu le besoin.
Il n’est pas indifférent à ce qui frappe réellement cette foule.
Ces gens ont faim.
Et leur faim compte pour lui.
J’aimerai le souligner ce soir afin de ne pas tout spiritualiser mais de rester juste avec ce miracle : Le Jésus qui veut sauver ton âme n’est pas indifférent à ta vie.
À ce que tu traverses.
À tes besoins.
À tes blessures.
À ce qui te préoccupe lorsque tu es venu ce soir.
> À la faim qui t’anime.
Mais le récit va nous montrer qu’il voit même plus profondément que ce que nous voyons nous-mêmes.
1.2 Là où l’homme calcule l’insuffisance, Jésus sait déjà ce qu’il va faire
1.2 Là où l’homme calcule l’insuffisance, Jésus sait déjà ce qu’il va faire
J’aimerai souligner la grandeur du besoin. Quand Jésus questionne Philippe, il entend la question et sort immédiatement la calculatrice : « Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu. »
Environ huit mois de salaire.
Et même cela ne permettrait que : « chacun un peu ».
Puis André trouve cinq pains d’orge et deux poissons.
Mais lui-même pose la question : « Qu’est-ce que cela pour tant de gens ? »
Comprenez que la disproportion est volontairement énorme.
Une foule immense.
un besoin d’environ 8 mois de salaire
et Cinq pains.
Deux poissons.
Mais Jean nous a déjà donné le fin mot de l’histoire : Philippe calcule ce qui manque. Jésus sait déjà ce qu’il va faire.
> Peut être que quelqu’un ce soir est face à une réalité disproportionné : un besoin et des ressources qui ne couvrent quasiment pas 0,01%.
1.3 Jésus donne jusqu’à rassasier
1.3 Jésus donne jusqu’à rassasier
J’aimerai vous dire ce soir et c’est là que Jean insiste vraiment.
Jésus ne s’est pas contenté d’offrir une miche de pain comme si on distribuait un gouter en s’assurant que tous est un minimum. La Bible dit : « Il leur en distribua autant qu’ils en voulurent. »
Puis : « Lorsqu’ils furent rassasiés… »
Et finalement : douze paniers de restes.
Attention : « autant qu’ils en voulaient » signifie que ce n’était pas un échantillon de nourriture, mais un véritable repas rassasiant ; les restes prolongent l’image d’abondance.
Chez Jean, lorsque Jésus donne, la suffisance prend souvent la forme de l’abondance.
À Cana : le vin ne manque plus.
À la Samaritaine : une eau qui devient source.
Ici : ils ne reçoivent pas chacun une miette.
Ils mangent autant qu’ils veulent.
Ils sont rassasiés.
Et il reste encore.
Ça nous fait encore découvrir quelque chose de Jésus :
Il voit la faim.
Il pourvoit.
Et il donne avec abondance.
Et comprenez, frères, soeurs et chers amis que c’est une des thématiques de l’Évangile de Jean, Jésus est le Seigneur de l’abondance :
abondance de vin à Cana,
Abondance d’eau à Samarie,
abondance de pains,
et plus loin : abondance de vie dans Jn 10
Quand Jésus donne, il ne révèle pas seulement sa puissance : il révèle la générosité de Dieu.
Mais maintenant j’aimerai vous inviter à aller plus loin. C’est Jésus qui a pris l’initiative en voyant la faim et en offrant du pain à la foule. Mais il ne le fait de façon inopinée mais dans le but de révéler de quelque chose d’encore plus profond.
Ils ont le ventre plein…
et pourtant ils n’ont pas encore compris Jésus.
Transition :
Ils sont rassasiés physiquement.
Mais le lendemain, Jésus va leur montrer quelque chose de troublant : vous avez encore faim.
Votre corps a été rassasié…
mais il existe en vous une faim que les pains multipliés n’ont pas touchée.
2. UNE FAIM PLUS PROFONDE
2. UNE FAIM PLUS PROFONDE
26 Jésus leur répondit: En vérité, en vérité, je vous le dis, vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. 27 Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera; car c’est lui que le Père, que Dieu lui-même a marqué de son sceau. 28 Ils lui dirent: Que devons-nous faire, pour accomplir les œuvres de Dieu? 29 Jésus leur répondit: L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. 30 Quel miracle fais-tu donc, lui dirent-ils, afin que nous le voyions, et que nous croyions en toi? Que fais-tu? 31 Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit: Il leur donna le pain du ciel à manger. 32 Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel; 33 car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. 34 Ils lui dirent: Seigneur, donne-nous toujours ce pain. 35 Jésus leur dit: Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Voilà le panneau, le signe se révèle.
Jésus ne nie absolument pas la faim qu’il vient de satisfaire.
Mais il leur révèle qu’ils ont confondu leur faim la plus visible avec leur faim la plus profonde.
2.1 Des corps rassasiés, mais des âmes encore affamées
2.1 Des corps rassasiés, mais des âmes encore affamées
Le v.26 est extraordinaire :
« Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés. »
Ils ont bien vu le miracle.
Alors pourquoi Jésus dit-il qu’ils n’ont pas vu le signe ?
Parce qu’ils ont observé les événements mais n’en ont pas compris la signification ; ils n’ont pas reconnu le Christ, le Fils de Dieu, vers lequel les signes les dirigeaient.
Ils ont mangé le miracle sans comprendre le signe.
Jésus ne leur reproche pas d’avoir eu faim.
La preuve : c’est lui qui les a nourris.
Il leur reproche de croire que leur plus grand besoin était simplement d’avoir l’estomac plein.
Nous avons tous des faims.
La sécurité.
L’argent.
La réussite.
Être aimé.
Être reconnu.
La santé.
La famille.
La paix.
Et plusieurs sont légitimes.
Mais même lorsque certaines sont rassasiées… quelque chose peut encore avoir faim au plus profond de nous.
2.2 Jésus révèle une nourriture qui ne périt pas
2.2 Jésus révèle une nourriture qui ne périt pas
Jésus dit : « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle. »
Il établit donc lui-même les deux niveaux.
Une nourriture qui périt, nécessaire. Elle nourrit.
Mais quelques heures plus tard… tu auras encore faim.
Même la manne de l’A.T avait cette limite.
Il faut remarquer que plusieurs éléments nous rappelle la manne de l’A.T :
Ils vont justement lui parler de Moïse : « Nos pères ont mangé la manne dans le désert… »
Et Jésus leur répond : « Ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel ; mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel. »
Puis : « Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. »
Klink fait ressortir le double déplacement : ils regardaient Moïse plutôt que le véritable Donateur, et ils regardaient la manne plutôt que le véritable Pain. John 6 (ZECNT) - Klink
Et au v.33, le pain devient soudainement une personne : « Celui qui descend du ciel. »
Voilà le panneau.
2.3 Jésus se présente comme la nourriture suffisante pour ton âme
2.3 Jésus se présente comme la nourriture suffisante pour ton âme
La foule répond : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain. »
Encore : Donne-nous.
Et Jésus répond : « Je suis le pain de vie. »
Il ne leur donne pas une nouvelle recette.
Il ne leur révèle pas l’endroit où trouver le pain.
Il dit : « C’est moi. »
Ils réclament le pain, et Jésus leur offre sa propre personne. « Je suis le pain de vie » exprime ainsi l’absolue nécessité de Jésus pour la vie humaine.
Et Kruse relie directement la faim et la soif au besoin humain de connaître Dieu : venir à Jésus et croire en lui, c’est entrer dans cette relation qui constitue la vie éternelle.
Ta phrase peut donc devenir le sommet de cette partie :
Le pain peut rassasier ton corps.
Mais seul Jésus peut rassasier ton âme.
Ou :
Certaines faims réclament quelque chose.
La faim la plus profonde de l’homme réclame quelqu’un.
Et surtout :
Jésus ne dit pas seulement : « Je peux nourrir ta vie. »
Il dit : « Je suis le Pain de ta vie. »
3. UNE INVITATION : POURQUOI CHERCHEZ-VOUS JÉSUS ?
3. UNE INVITATION : POURQUOI CHERCHEZ-VOUS JÉSUS ?
Dans cette dernière section j’aimerais m’arrêter sur une question qui revient quasiment 5x de façon explicite ou implicite dans tout le récit : « Pourquoi cherchez-vous Jésus ? »
Il y a comme une progression narrative :
> Au v.2 : les foules suivent Jésus « Une grande foule le suivait parce qu’elle voyait les signes… »
Leur motivation : ce qu’il fait.
> vv.14-15 : ils veulent Jésus… mais selon leurs attentes
Ils viennent d’être nourris.
Ils disent : « C’est vraiment le prophète ! »
Puis veulent le faire roi.
Donc ils ne rejettent pas Jésus.
Au contraire, ils le veulent.
Mais ils veulent un Jésus qui produira leurs pains.
C’est très différent.
> Au v.26 : Jésus dévoile leur recherche
« Vous me cherchez… parce que vous avez mangé. »
> Au v.66 : lorsque Jésus ne correspond plus à leurs attentes, plusieurs partent
C’est ici que toute la scène devient presque douloureuse.
Au début du chapitre : une foule le suit.
À la fin : « Plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allaient plus avec lui. »
Les gens affluent d’abord vers Jésus, mais à mesure que ses véritables prétentions et exigences deviennent claires, beaucoup s’éloignent.
Parce qu’il est beaucoup plus facile de suivre le multiplicateur de pains…
que de recevoir le Pain de vie.
> Au v.68 : Pierre a finalement compris le panneau
Jésus demande : « Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller ? »
Et Pierre répond : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. »
C’est magnifique.
La foule voulait ce que Jésus pouvait lui donner.
Pierre avait découvert qu’il n’y avait personne d’autre que Jésus.
Ou encore :
**La foule cherchait les pains.
Pierre avait trouvé le Pain.**
