Honore Dieu en honorant maman
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Handout
Ce matin, soyez patients. Nous allons prendre un détour pour finalement en arriver au sujet des mères. Mais avant d’arriver au thème de la journée, nous allons suivre l’enseignement de Jésus à travers ce passage, où il s’intéresse au sujet le plus intime qui soit: celui de notre coeur.
Le coeur est un sujet sensible. C’est un lieu qui a ses secrets, que nous-mêmes ne connaissons pas nous-mêmes à notre propre sujet.
Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant: Qui peut le connaître?
Lorsque vient la fête des mères, nous trouvons plusieurs choses en forme de coeur: cartes, cadeaux, chocolats etc. Nous savons tous que notre maman est digne de ce qu’il y a de meilleur dans notre coeur. Le problème est que notre coeur cache aussi tout ce qu’il y a de mauvais en nous.
Et parfois ce “mauvais” prend tant de place que les commandements de Dieu prennent le champ et que notre attitude envers notre mère (et notre père) attriste le Seigneur.
I. Le problème du coeur v. 6
I. Le problème du coeur v. 6
Ce qui préoccupe Jésus le plus, c’est l’état de nos coeurs. Nos mots sont importants, nos gestes ne sont pas sans importance, loin de là, mais ce qui est prime, c’est le coeur. C’est le coeur qui est la source de tout cela.
Garde ton cœur plus que toute autre chose, Car de lui viennent les sources de la vie.
C’est difficile de savoir par nos oreilles qui aime vraiment le Seigneur. L’amour pour Dieu est quelque chose qui se voit. En théorie, quelqu’un qui ne peut pas entendre pourrait entrer dans l’église et avoir autant de chances que tous les autres de savoir qui aime Dieu ou non!
Le problème des pharisiens, qui peut facilement être mon problème ou le vôtre, c’est de dire une chose contraire à son coeur. Le problème n’est pas premièrement au niveau des paroles, mais le problème est au niveau du coeur. Et le problème et augmenté par le péché de l’hypocrisie sur les lèvres.
Indice #1: Notre attitude envers nos parents est à la base un reflet de notre coeur, selon Jésus.
C’est dans cette direction que vont les paroles de Jésus. C’est dans ce sens qu’il va donner en exemple l’honneur que nous devons à nos parents.
Le Seigneur ne veut pas que nous disions “les bonnes choses”; il veut que notre coeur soit rempli des bonnes choses.
Ce qui sort de notre bouche peut être faux. Mais ce qui est dans notre coeur est authentique. Et c’est ce que Dieu regarde:
Et l’Eternel dit à Samuel: Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur.
Les enfants, la manière dont vous traitez votre maman est un reflet de votre coeur. On peut faire toutes sortes de bonnes choses dans la vie, mais si on n’honore pas sa mère, selon Jésus, on a un problème de coeur.
Illustration: chanter à Noël dans des foyers de personnes âgées; voyant tant de personnes dont les enfants adultes ne se souciaient pas de venir voir leurs parents et les honorer. C’est un témoignage sur le coeur de ces gens, et c’est quelque chose qui a probablement pris forme à l’enfance.
II. Les paroles vaines v. 7
II. Les paroles vaines v. 7
II. Les paroles vaines v. 7
II. Les paroles vaines v. 7
Nous avons toutes sortes de choses qui, dans notre entendement, font de nous un bon disciple de Christ - pas nécessairement aux yeux de Dieu, mais à nos yeux à nous.
Je vais à l’église toutes les semaines, peut-être même à toutes les réunions. Je suis doute une bonne personne chrétienne.
Je donne la dîme de mes revenus, comme Dieu le demande; je donne même par-dessus cela, aux missions d’évangélisation mondiale.
Je partage ma foi au travail ou ailleurs.
Je m’habille propre pour aller à l’église; je m’abstiens de styles de vie que la Bible condamne; je dois être une bonne chrétienne, un bon chrétien.
Les pharisiens aussi paraissaient très bien. Ils faisaient plein de bonnes choses, et les gens étaient impressionnés en les voyant aller. Ils étaient si dévoués, si sérieux, si engagés! Ils étaient le noyau religieux de la nation d’Israël.
Mais Jésus dit, “Aux yeux de Dieu, c’est vide.” C’est vide parce que plutôt que de faire ce que Dieu dit, on fait ce que l’homme veut. Parfois l’homme est sincère, mais il est égaré loin des priorités de Dieu.
Indice #2: Mes paroles ne prouvent pas la sincérité de ma relation avec Dieu; c’est mon obéissance à ses commandements qui le fait.
Si vous m’aimez, gardez mes commandements.
III. L’abandon de la Parole de Dieu v. 8-9
III. L’abandon de la Parole de Dieu v. 8-9
Il faut toujours être prêt à revenir à la base. Nos vies deviennent complexes, nos routines deviennent des habitudes et même des traditions. Mais toute habitude, toute routine, toute tradition qui nous définit davantage que la Parole de Dieu est un danger.
J’ai grandi dans le christianisme. Et j’ai même appris, pas à cause d’une personne, mais par moi-même, à me méfier de ceux dont les habitudes sont différentes des miennes.
Mais plusieurs traditions ou habitudes que nous avons, sont bonnes, sont correctes, mais elle ne sont pas la Parole de Dieu.
J’ai toujours prêché avec une cravate, mais est-ce que ça fait de moi un bon pasteur? Certains diraient oui. Mais la Bible n’en parle pas. Garder un certain standard peut nous empêcher de partir à la dérive, mais si cette tradition nous définit plutôt que la Parole de Dieu, il y a un problème.
Ce ne sont pas tous les commandements d’hommes qui sont forcément mauvais. Ils ont peut-être pour but de nous protéger des dérives d’une culture particulière, ou encore engendrer un respect pour les choses de Dieu, ou pour permettre au plus grand nombre possible d’adorer Dieu ensemble.
Mais les commandements d’hommes doivent toujours être assujettis aux commandements de Dieu. Ce qui comptera le jour où nous nous présenterons devant Christ, c’est notre coeur. Est-ce que j’ai appliqué mon coeur à garder les commandements de Dieu.
Jésus nous enseigne ici que peu importe notre apparence, notre zèle, le statut que nous pouvons avoir devant les hommes, ce qui compte réellement, c’est ce que Dieu et voit: si nous observons ses commandements à lui, ou non.
Indice #3: Il faut être capable de mettre de côté nos habitudes chrétiennes, ne serais-ce qu’un instant, pour voir si les commandements clairs de Dieu sont bien observés dans notre vie.
IV. L’exemple de la négligence envers nos mères. v. 10-13
IV. L’exemple de la négligence envers nos mères. v. 10-13
Jésus aurait pu choisir n’importe quel exemple. Il est omniscient, et il a l’embarras du choix! Il peut choisir n’importe quel exemple pour illustrer et prouver le fait que ses auditeurs s’éloignent de Dieu dans leurs coeurs tout en paraissant bons et religieux aux yeux des hommes.
Mais il choisit un exemple. Un seul ici. Puis il ajoute, “Et vous faites beaucoup d’autres choses semblables.”
Il aurait pu parler des finances; et il l’a fait ailleurs. Il aurait pu parler des relations avec les employeurs, et la Parole de Dieu le fait ailleurs. Mais il a choisi un domaine très précis de nos vies, pour nous montrer que plusieurs personnes honorent Dieu verbalement, mais leur coeur est loin de lui. Pour prouver que nous savons bien faire beaucoup de “bonnes” choses, tout en abandonnant les commandements directs et clairs de Dieu.
Jésus cite deux versets de l’Ancien Testament, coup sur coup.
Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.
Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne.
Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
Ensuite Jésus cite un commandement humain qui contradiction aux commandements de Dieu:
Mais vous, vous dites: Si un homme dit à son père ou à sa mère: Ce dont j’aurais pu t’assister est corban, c’est-à-dire, une offrande à Dieu,
Le “corban” est un terme qui voulait dire “dédié à Dieu”. Ce n’était pas les dîmes. Celles-là appartiennent toutes à l’Éternel, mais dans le surplus, les gens pouvaient mettre à part de l’argent pour le Temple ou pour Dieu, et c’était “corban”. Mais cela devenait un échappatoire au gré de la personne.
Ma mère a besoin d’aide, mais je ne veux pas l’aider, donc je vais plutôt dire, “Non, je ne peux pas t’aider, parce que je veux donner ça à Dieu.” Une telle offrande était désagréable à Dieu, parce que la personne devait désobéir au commandement de Dieu pour faire cette offrande.
Un exemple extrême: Imaginez que quelqu’un commet un vol à main armée, et qu’il vole $10,000. Imaginez qu’il entre à l’église et veut donner la dîme du vol: $1000. Est-ce que ça plairait à Dieu? Non! C’est bien de donner la dîme, mais la Bible dit, “Tu ne déroberas point.”
Mais le point que l’Esprit veut faire ressortir, je crois, est le suivant: Peu importe vos oeuvres publiques, peu importe le statut que vous pouvez avoir aux yeux des hommes par vos oeuvres, si nous n’honorons pas nos parents, dans le fond, nous avons manqué la base.
Dieu ne dit pas, “Honore ton père et ta mère, tant et aussi longtemps que...”
Non, Dieu dit, “Honore ton père et ta mère.”
C’est bien de faire des choses pour Dieu. Mais si on choisit de faire des choses “pour Dieu”, sans se soucier de mettre en pratique ses commandements clairs, le diagnostic est simple: votre coeur n’est pas droit devant Dieu.
…que tes parents sont fins.
Honorer sa mère est un indice, parmi d’autres, que notre coeur est droit devant Dieu. Si nous n’honorons pas notre mère, nous ne pouvons pas dire que nous plaisons à Dieu.
Remarquez aussi le verbe: “Honore”. Honorez, c’est un investissement ou une dépense.
Quand ça dit, “Honore ton père et ta mère”, cela implique du respect oui, mais c’est plus que cela. Cela implique des mots d’amour peut-être, mais c’est plus que cela.
Dans le contexte, cela implique de veiller aux besoins de notre mère. Financièrement dans le cas des auditeurs dans . Mais dans un pays comme le Canada, il set souvent vrai que nos parents sont bien dans leur pension. Pas toujours, mais souvent. Donc, le principe élargi n’est pas toujours de mettre du pain sur leur table (même si pour certains c’est ça), mais de s’investir dans leurs vies et de voir à ce que leurs besoins soient comblés.
Si nous refusons d’obéir à ce commandement, même en voulant compenser par un service pour Dieu, Dieu dit, “Tu enfreins mon commandement et tu le remplaces par tes propres idées, et cela ne passe pas.”
La leçon de ce passage pour nous: nous devons nous examiner nous-mêmes pour voir si nous sommes en règle avec Dieu au niveau du coeur, pas seulement des lèvres. Mais cette auto-examination a besoin d’un point de départ, et aujourd’hui qu’il soit celui-ci: est-ce que j’honore ma mère et mon père?
Conclusion
Est-ce que vous vous occupez à cacher votre coeur par des belles paroles? Sachez qu’on peut tromper l’homme, mais on ne peut tromper Dieu. Demandez à Dieu aujourd’hui de transformer votre coeur.
Vous voyez-vous comme étant un chrétien? Pourquoi? Par votre habillement, votre verbosité biblique, votre ministère dans l’Église? Cela n’est pas mauvais en soi, mais assurez-vous que cela n’est pas un camouflage pour masquer le fait que vous n’obéissez pas au commandements de Dieu.
Si votre maman est encore en vie, est-ce que ses besoins sont comblés? L’avez-vous “honorée” à la mesure où Dieu vous le permet?
